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28-03-2016

07:54

Forum sur la question de l’emploi : les collectivités locales doivent jouer leur rôle pour "désasphyxier" Nouakchott [PhotoReportage]

Le rôle que doivent jouer les collectivités locales ne doivent pas être des moindres dans la lutte contre le chômage qui est une question qui concerne tous, a déclaré dimanche le directeur de la promotion de la microfinance et de l’insertion professionnelle, Hamady Ould Békaye, au ministère de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies de l'Information et de la Communication.

C’est une question de stabilité, d’équité, d’égalité sociale, de développement, a jugé M. Ould Békaye lors d’une rencontre sur la question organisée par le Forum Café, relevant néanmoins que l’un des grands problèmes en ce qui concerne la question de l’emploi, c’est qu’il n’y a pas une grande visibilité par rapport aux besoins réels du marché.

Selon lui, face à la forte demande d’emplois notamment à Nouakchott, il a plaidé pour la mise ne place de "programmes d’amélioration de l’employabilité" des jeunes notamment au niveau local.

Il a, dans ce sens, rappelé quelques exemples qui ont réussi, en citant l’expérience de la ferme de M'Pourrié, à Rosso, qui emploie des centaines de jeunes, et la création à Zouérate d’une centaine de nouveaux promoteurs dans le domaine des BTP.

Pour Dr Néné Kane, économiste et chercheure, qui intervenait sur le sujet, le chômage a toujours été combattu mais n’a jamais été vaincu.

Le chômage est influencé par le genre, l’âge, la position sociale des parents, le niveau d’instruction et la langue de formation. Ces facteurs influencent significativement le chômage des jeunes, a expliqué devant l’assistance Mme Kane. L’une des réponses à la "crise de l’emploi (qui) constitue une sensibilité politique", selon elle, c’est de développer "l’entrepreneuriat comme choix de carrière dans les établissements supérieurs de formation".

"Les jeunes n’ont pas beaucoup d’expérience et les organisations cherchent des jeunes expérimentés"
, a-t-elle expliqué.

Selon une étude réalisée en 2012 par l’Office National des Statistiques (ONS), en partenariat avec le Bureau International du Travail (BIT) sur l’emploi et le secteur informel, le taux d’activité des jeunes est de 44,3%, a dit M. Ould Békaye, tandis que le taux d’occupation est de 39,8%, celui du chômage (10,1%), d’auto-emploi (45%), de sous-emploi lié au temps de travail, de 10,6%.

Les jeunes réclament de plus en plus d’emplois, a rappelé le directeur de la promotion de la microfinance et de l’insertion professionnelle, indiquant dans ce sens que la Mauritanie s’apprêtait à élaborer une stratégie nationale sur l’emploi et une stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée.

Par Babacar Baye NDIAYE

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