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Vibrant plaidoyer de la P-DG de MBC pour encourager l’initiative privée, l’entrepreneuriat et l’auto-emploi
Mercredi 30 Mars, à l’Hôtel Azalaï Marhaba, dans un discours qui a duré 12 minutes, la Présidente Directrice Générale (P-DG) du Mauritanian Business Center, Mme Maro Hadya Diagana, a fait une vibrante plaidoirie pour accompagner les jeunes entrepreneurs mauritaniens, l’initiative privée, l’entreprenariat et l’auto-emploi.
Mme Maro Hadya Diagana s’exprimait à l’ouverture officielle du MBC (Mauritanian Business Center) fondée sur "une vision où chaque jeune pourrait dépasser son état de demandeur d’emploi à celui d’un créateur d’entreprise".
L’évènement a réuni d’illustres personnalités, des hommes politiques, des représentants des organismes internationaux, des ambassadeurs, des hommes d’affaires…Le gouvernement était représenté par Mohamed Souleymane Haiballah, chargé de mission au ministère de l’emploi, de la Formation professionnelle et des Technologies de l’Information et de la Communication.
-Une dynamique gagnante-gagnante-
En d’autres termes, le Mauritanian Business Center (MBC) veut "contribuer au développement du tissu économique du pays en collaboration avec les ambassades et les chambres de commerce des différents pays frères et amis", en invitant "les investisseurs en Mauritanie à organiser des rencontres B to B avec les entreprises et sociétés de la place pour découvrir et profiter des opportunités d’affaires et de partenariat".
"En Mauritanie, nous avons besoin de jeunes femmes, à l’image de Maro Hadya Diagana, pour créer de nouvelles initiatives. La Mauritanie a besoin d’une nouvelle dynamique, a besoin de ce genre de projet, comme le Mauritanian Business Center (MBC), pour faire de notre pays, un pays d’attraction, un pays émergent avec la création de nouvelles entreprises, de nouveaux investissements, de relations B2B (business to business)", témoigne Mohamed Séméga, PDG de SATRA.
-Fille de…-
Mme Maro Hadya Diagana est la fille d’un industriel mauritanien dont le prénom résonne fort jusqu’aux couloirs de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie (CCIAM). Et pour cause…son père est Hadiya Kaou Diagana, fondateur de Ciprochimie et l’un des industriels les plus influents en Mauritanie.
"Papa a toujours fait comprendre que seul le travail paie et qu’il n y a pas d’ascenseur pour le succès, qu’il faut emprunter que les escaliers du travail pour y parvenir. Il n’est plus parmi nous aujourd’hui mais je ne doute pas que de là où il est, il doit être fier de me voir tenter mes ambitions", confie Mme Maro Diagana décrite par ses proches comme une "femme courageuse".
Un trait qui lui a valu d’ailleurs d’être remarquée. Le 8 Mars dernier, la présidente de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), Mme Maty Mint Hamady, lui décernait le prix "Femme modèle 2016" dans la catégorie Jeunes femmes d’affaires.
A 30 ans, déjà, elle porte sur ses épaules une structure qui emploie 12 personnes. Une année lui a été nécessaire pour la mettre en place. "L’objectif étant donc d’avoir d’ici quelques années un groupe de personnes capables de créer et de gérer leur propre emploi enfin de résorber le taux de chômage dans la catégorie des jeunes, un défi difficile, mais nous sommes persuadés qu’avec le soutien de tout un chacun, nous y parviendrons", souligne Mme Maro Hadya Diagana.
-Libérer les potentialités-
Réinventer le cercle ultra-fermé comme celui des affaires, c’est le pari fou que le Mauritanian Business Center s’est fixé, en misant sur les Salons d’investissement, les voyages d'affaires, les rencontres avec les investisseurs, les Forums sur l’investissement, les manifestations économiques "Semaines Pays"…en vue de vendre la destination Mauritanie.
"Elle aurait pu prendre son argent, sa fortune, l’investir dans une maison, un habit, une voiture mais elle a cru à son pays. Elle a investi dans son pays pour aider les jeunes porteurs de projets mais aussi les entreprises à se développer pour vendre la destination Mauritanie car elle sait que son pays détient de nombreuses potentialités et de ressources", confie un de ses collaborateurs.
Par Babacar Baye NDIAYE
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