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26-09-2017

09:54

Nouvel hymne, nouvel ambassadeur du Maroc, ouverture d’un poste de frontière avec l’Algérie : le porte-parole du Gouvernement s’explique…

AMI - Le ministre de la Culture et de l’Artisanat, porte –parole du gouvernement, Dr Mohamed lemine Ould Cheikh, la ministre de l’Elevage, Mme Fatma Vall Mint Soueinae et le ministre de l’Environnement de du Développement durable, M. Amedy Camara, ont commenté, lundi, au cours d’une conférence de presse conjointe, les résultats du conseil des ministres.

Intervenant le premier, le ministre de la Culture et de l’Artisanat, porte –parole du gouvernement, Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh, a indiqué que le conseil a examiné et adopté un certain nombre de lois, de décrets et de communications dont un Projet de loi portant définition des paroles de l’Hymne National de la République Islamique de Mauritanie,

un projet de décret relatif à la réglementation d’exploitation des infrastructures d’élevage, en plus d’une communication relative à la stratégie nationale de l’environnement et du développement durable et son plan d’action pour la période 2017-2021.

Expliquant ce projet de loi portant définition des paroles de l’Hymne National de la République Islamique de Mauritanie, le porte-parole du gouvernement a ajouté que l’hymne national constitue une revendication du peuple mauritanien car, de l’indépendance à ce jour, aucun hymne n’a été officiellement adopté.

C’est pourquoi plusieurs tentatives d’adoption d’un hymne ont eu lieu, notamment celle de 1977 lorsqu’une commission présidée par le ministre d’Etat chargé de la culture, Cheikh Abdoullah Ould Boyé et dont les membres comptaient, entre autres : Mohamed Salem Ould Adoud, Mohamedine dould Sid’Brahim, El Khalil Ould Enahoui.

La commission a eu à organiser un concours auquel plus de 70 poètes ont participé. Cependant les textes proposés par les concourants n’ont pas satisfait aux critères requis et donc aucun d’entre eux n’a été promu hymne national, puis les évènements se sont succédés pour aboutir au coup d’Etat de 1978, mettant fin à cette tentative d’adoption d’un hymne national.

Une autre tentative a eu lieu en 1986, lorsque le président a ordonné au ministre de la culture de diligenter un hymne national, mais des évènements se sont interposés contre son adoption.

Une autre tentative a eu lieu en 1990 du temps de feu Mohamed Salem Ould Adoud, alors ministre de la Culture. Trois projets d’hymne national ont été proposés, mais aucun d’entre eux n’a été adopté. La quatrième tentative a vu le jour en 2001. Certaines personnes en ont été chargées, mais un certain nombre d’obstacles ont empêché son adoption. Il en était ainsi jusqu’au moment où cette dernière mesure a été engagée et qui faisait partie des amendements constitutionnels à l’article 8 de la constitution de 1991 révisée en 2006, 2012 et 2017.

Le dernier alinéa de cet article stipule que « l’emblème et l’hymne national sont définis par une loi ». Conformément à cette loi, la présente commission était chargée de la conception d’un hymne national. Cet hymne a été effectivement conçu et présenté, aujourd’hui, au conseil des ministres.

L’hymne en question se distingue par le fait qu’il fait l’objet d’une loi à référence constitutionnelle issue d’un dialogue national inclusif, ce qui le distingue des tentatives précédentes. Il se distingue également par le fait qu’une commission de 28 personnalités de poètes, d’hommes de lettres, d’académiciens et de critiques littéraires issus de toutes les wilayas du pays était désignée pour le concevoir.

En plus, le nouvel hymne est une synthèse des différents hymnes qui chantent la gloire, la fierté de la nation, la résistance, le sacrifice pour la nation, la fierté des valeurs religieuses et morales, du prestige et de la générosité et bien d'autres nobles significations.

En réponse à une question sur le moment de l'adoption de cet hymne national, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le nouvel hymne n’est pas encore musicalement composé et que « cela aura lieu à travers une action réglementaire, soit par arrêté, soit par décret, et il passera encore par le parlement pour adoption et une fois adopté et composé, il sera alors prêt et vous le verrez », a-t-il dit.

En réponse à une question sur la no accréditation par la République islamique mauritanienne du nouvel ambassadeur du Marc, le ministre a déclaré que l'accréditation de l’ambassadeur n'a pas été refusée et que les rumeurs diffusées sur ce sujet étaient fausses, rappelant que le Royaume du Maroc a formulé une demande d’accréditation d’ambassadeur, précisant qu’il s’agit d’une demande qui passe par la procédure normale et promettant que la réponse à cette demande aura lieu dans les plus brefs délais.

Répondant à une question relative à la lecture du discours du Président de la République par le ministre des Affaires étrangères et non par lui-même, le ministre a rappelé que le Président de la République ne fait pas le déplacement de Nouakchott à New York pour uniquement lire son discours à l’assemblée générale des Nations Unies, mais plutôt pour des actions politiques et diplomatiques. Avant de prendre l’avion pour New York le Président de la République avait effectué des visites dans les différents pays du G5 Sahel et avait rencontré des chefs d’Etats africains.

Il a également eu des contacts avec l’institution des Nations Unies, et était porteur, aux côtés de ses pairs du G5 Sahel du projet de force militaire des pays du Sahel. Il était prévu que les compétences de cette force soient élargies pour qu’elle soit régie par le 7e chapitre de la convention des Nations Unies et cela a été accordé. C’était là la mission principale du président de la République et non la lecture d’un discours qui peut être lu par toute autre personne.

Il a indiqué que l'Algérie est un pays frère, et que les frontières communes étaient toujours ouvertes. Toutefois, la zone de passage est devenue une zone militaire fermée, et il fallait alors ouvrir un point de passage qui soit sécurisé et géré de manière réglementaire afin d’assurer le transit des personnes et les biens dans cette zone particulièrement sensible.

La ministre de l’élevage a axé son intervention sur le projet de décret relatif à la réglementation d’exploitation des infrastructures d’élevage, rappelant le profil de secteur en cours de création de l’élevage, qui requiert le renforcement de son arsenal juridique, sur la base duquel, peuvent être mis en place, suivis et exécutés des programmes bénéfiques aux citoyens.

« L’approche actuelle porte sur l’adoption d'une méthodologie pastorale intensive, permettant de fixer le bétail et de dégager une valeur ajoutée pour ce sous-secteur économique », a-t-elle ajouté, rappelant la réalisation au cours des dernières années des installations nécessaires, à l’instar des marchés du bétail, des fermes pilotes privées et publiques, en plus de l’amélioration d’autres infrastructures opérantes dans le passé dans le domaine de la santé animale, mais souffrant du manque de procédures juridiques, assurant leur encadrement et leur amélioration ; leur permettant par ailleurs de servir de référence principale au développement et à l'exploitation de ces infrastructures, fixées en premier par le projet décret, qui détermine également leurs critères individuels pour les rendre conformes aux normes internationales.

Evoquant le projet de décret portant organisation de l’exercice de la profession vétérinaire en Mauritanie, la ministre l’a inscrit dans le cadre d’un complément à la réglementation légale régissant le secteur vétérinaire.

« Il existe des vétérinaires et des techniciens supérieurs ainsi que des compétences équivalentes à ces aptitudes qui ont le droit d’exercer la profession », a -t-elle dit, soulignant la nécessité d’un règlement circonscrivant, dans la mesure du possible, cette noble mission, rappelant l’examen dudit projet de décret avec l’organisation de la santé animale, pour répondre aux systèmes vétérinaires usuels.

Le ministre de l'environnement et du développement durable a commenté la communication présentée à cette réunion du Conseil des Ministres, relative à la présentation de la Stratégie Nationale de l’Environnement et du Développement Durable (SNEDD) et son Plan d’Action pour la période 2017-2021, soulignant l’élaboration concertée des principaux axes de cette stratégie avec plusieurs départements ministériels, élus et acteurs.

« Cette stratégie prend en compte les tendances et enjeux environnementaux actuels du pays et met sa programmation à long terme en cohérence avec les nouvelles orientations politiques au niveau national et international, notamment les Objectifs du Développement Durable et les conventions internationales ratifiées par notre pays », a-t-il conclu.

Par AMI



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