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24-10-2017

05:45

Gestion sécuritaire dans le Sahel: La Mauritanie hésite…

Perspectives Med - La France, qui assure la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU tente de convaincre Américains et Britanniques de l’utilité de cette nouvelle force africaine.

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU ont bouclé dimanche à Ouagadougou une visite dans le Sahel, qualifiée « d’utile » par la France dans la perspective du lancement de la force anti-djihadiste du G5 Sahel. Les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil ont visité depuis jeudi le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso avant de repartir sur New York.

A Bamako samedi, les ambassadeurs ont dit leur « impatience » aux signataires de l’accord de paix au Mali en 2015, qui enregistre de nombreux retards dans son application. D’autant que la Mauritanie est le pays le plus en retard dans le déploiement du G5 Sahel. Rappelons que la zone dans laquelle vont évoluer les militaires du G5 a été découpée en plusieurs fuseaux.

La Mauritanie se trouve donc dans la partie ouest et les travaux du quartier général de ce secteur, dans la localité de N’Beiket n’ont toujours pas commencé. A en croire un rapport interne de l’ONU, la Mauritanie est le seul pays à n’avoir pas identifié le bataillon requis pour rejoindre les quelques 5 000 hommes qui doivent composer la future force militaire. Elle ne dispose pas non plus d’officier de liaison à Mopti, au Mali, dans le centre de commandement du G5.

Les diplomates avaient visité à Sévaré, au Mali, le poste de commandement de la force antijihadiste du G5 Sahel, dans laquelle la France voit un possible modèle de coopération entre troupes africaines et de l’ONU. Cette force conjointe, formée de soldats du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de Mauritanie, doit lancer sa première opération à la fin du mois. Surtout que l’on assiste depuis quelque temps déjà à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences djihadistes.

Dans un rapport remis le 16 octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a recommandé une aide internationale accrue à cette force, dont le financement n’est pas encore garanti. Une réunion ministérielle sur le soutien au G5 Sahel est prévue le 30 octobre à l’ONU, ainsi qu’une conférence des donateurs le 16 décembre à Bruxelles.

Par Perspectives Med



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