Cridem

Lancer l'impression
19-12-2017

17:30

Mauritanie/CEDEAO : un jour de remariage !

Les Mauritanies - La Mauritanie et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont-elles prêtes pour le remariage ? En tout cas une réelle détermination est observée dans les deux camps.

En effet, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est rendu, samedi 16 décembre, dans la capitale nigériane pour participer à la 52e Session Ordinaire de la conférence des chefs d’Etats. Ceci dans le cadre de renforcer le partenariat entre les deux parties notamment le suivi de l’accord d’association, paraphé le mois de mai dernier.

Une histoire pour la Mauritanie de « courtiser » la CEDEAO, âgée maintenant de 42 ans (1975-2017), de l’avis de certains observateurs. En tout cas les propos du chef de l’Etat Mauritanien, en disent quelque chose sur cette nouvelle alliance entre l’institution et la Mauritanie.

Ainsi, lors de son allocution, Mohamed Ould Abdel Aziz a souligné que, «la Mauritanie sait pouvoir compter sur vous, chers frères, chefs d’Etat et de gouvernement (de la CEDEAO) pour le parachèvement de notre accord d’association ».

Et d’ajouter, « la Mauritanie et les pays de la CEDEAO sont liés par la géographie et par des liens humains indéfectibles. C’est pourquoi nous-nous sommes engagés résolument, en Mauritanie, à favoriser la création d’un cadre efficace d’échange et de partenariat avec la CEDEAO».

De l’avis de certains spécialistes de la géopolitique , la Mauritanie et la CEDEAO sont obligées de renforcer leur partenariat (accord d’association) et même sceller à nouveau leur mariage, dans un contexte actuel de menace terroriste dans cette zone du sahel , qui constitue un sérieux coup de frein aux développements socio-économiques de ses Etats.

Etant donné que, la paix rime avec le développement, la Mauritanie sera la bienvenue dans cette entité puisqu’elle est un état tampon entre l’Afrique de l’ouest et l’Afrique du nord , pouvant servir de relais pour coordonner et lutter efficacement contre le terrorisme.

Maintenant que les choses semblent se dessiner pour le « pays du million de poètes », qui est devenu par la mise en œuvre des réformes (législation sur le code des investissements), le pays d’un million d’opportunités d’investissement.

Une aubaine pour la CEDEAO qui se cherche depuis des années pour élargir sa sphère d’influence régionale et se positionner dans le cercle restreint des régions les plus intégrées au monde.

D’ailleurs, une étude avait révélé qu’avec l’intégration du Maroc au sein de cet espace, la CEDEAO deviendrait la 17e puissance économique mondiale avec un marché de consommation de près de 384 millions d’habitants pour un PIB qui avoisine 700 milliards de dollars.

Une opportunité que les autorités mauritaniennes comptent saisir. Ainsi, l’Etat s’est résolument engagé à mettre en œuvre tout une législation (tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO) pour favoriser et booster le volume des échanges entre les deux entités.

Rappelons que, la Mauritanie a quitté la CEDEAO en 2000, pour se consacrer à l’union du Maghreb Arabe (UMA), qui peine jusqu’à présent à sortir de sa léthargie.

Ibrahima Junior Dia



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence www.cridem.org