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Mauritanie : l’opposition et le pouvoir se regardent en chien de faïence
Les Mauritanies - Au fur et à mesure de l’approche des échéances électorales (2018 et 2019), l’opposition et le pouvoir jouent la carte de la méfiance.
L’heure est à la mobilisation aussi bien du camp du pouvoir que de l’opposition.
Le démon de la division semble surgir pour mettre sur la table la veille doléance à savoir, organiser des élections libres et transparentes.
Cette fois-ci, l’opposition est plus que déterminé à ne pas être roulé à la farine, comme lors du scrutin du 05 août dernier, où le « oui » l’avait emporté sur un score de plus de 85% des voix.
Dans ce sens, l’une des principales franges de l’opposition, le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) a commencé déjà en prendre le taureau par les cornes.
Ainsi, dans un communiqué publié, la semaine dernière, la coalition de parti est monté au créneau pour dénoncer toute tentative d’organiser des « élections non consensuel ».
Selon les détracteurs de Aziz , le pouvoir doit organiser un autre dialogue où le processus électoral sera sérieusement débattu pour éviter toute dérive qui mènera le pays dans le chaos.
Chose qui semble tombée dans l’œil de sourd puisque les autorités ne veulent reculer d’un iota en ce qui concerne le calendrier électorale définie par la nouvelle constitution.
Ainsi, lors des commentaires du conseil des ministres du jeudi, 18 janvier, le porte-parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh a laissé entendre que le pouvoir n’est pas prêt à organiser un deuxième dialogue. Les recommandations prises en marge de ce dialogue vont être maintenues », lance-t-il.
« Le pouvoir ne se soucie pas de ses détracteurs. Notre seule préoccupation est de consolider notre formation en vue de préparer les échéances électorales prochaines », a-t-il renseigné.
Actuellement, le champ politique commence à s’animer un tout petit peu avec l’approche des élections des conseils régionaux, municipales et même législative (probable tenue d’une élection législative) avec le mandat des députés qui arrivent à terme cette année.
De l’avis de certains observateurs politiques, la Mauritanie est parti pour connaitre des échéances électorales très mouvementées entre 2018 et 2019.
Avec, au menu la question cruciale des mandats des députés qui arrivent à terme cette année. Ajouter à cela, l’épineuse question de la candidature du président, Aziz qui n’est pas définitivement close. Un dossier que les « faucons du palais » n’hésite pas à réactualiser à chaque instant, réclamant ainsi un troisième mandat pour leur président.
Mais qui remplacera, l’actuel chef de l’Etat ? Après avoir mis le pays en chantier, accepterait- il de céder son fauteuil. Voilà autant de questions qui sont dans toutes les lèvres du mauritanien lambda, à celui exerçant une haute fonctionnalité dans le pays.
Maintenant que le pays a changé de constitution, de drapeau, d’hymne. Il ne reste qu’a changé de président, pestent certaines sources tirées de l’anonymat.
Ibrahima Junior Dia