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17-05-2018

12:30

Massacres à Gaza ● Hanoune réclame le gel de l’Algérie à la Ligue arabe: "On ne peut pas s'asseoir avec des traîtres"

TSA-Algérie - Louisa Hanoune a plaidé, ce mercredi 16 mai, pour le gel de l’adhésion de l’Algérie à la Ligue arabe suite à la mort de plus de 60 Palestiniens sous les balles israéliennes à Gaza.

« Aujourd’hui, les représentants des pays arabes se réuniront à la Ligue arabe qui est devenue le jumeau d’Israël (…). L’État algérien doit geler son adhésion à cette organisation parce qu’on ne peut pas s’asseoir avec des traîtres », a déclaré la secrétaire générale du PT lors d’une conférence consacrée au massacre de Palestiniens à Gaza.

« L’État doit s’éloigner de la politique de l’Arabie saoudite et le reste des traîtres arabes », a-t-elle insisté.

Pour Mme Hanoune, l’Algérie ne peut pas rester silencieuse par rapport à ce qui se passe actuellement avec l’Iran. Elle a appelé à une position claire de soutien à ce pays. Pour elle, la « voix de l’Algérie devient aphone ». « Nous n’avons pas entendu un seul mot dénonçant ce qui s’est passé dernièrement avec l’Iran », a-t-elle déploré.

« Je suis convaincue que la position du président par rapport à l’Iran et la Palestine n’a pas changé. Mais nous avons constaté qu’on suit l’Arabie saoudite », a fait remarquer Louisa Hanoune, en qualifiant de « honte » la réaction du Premier ministre concernant les frappes occidentales contre la Syrie. « C’est la honte quand le Premier ministre dit “nous regrettons”. (Cette déclaration) est étrangère à notre position », a dénoncé Louisa Hanoune.

Elle a estimé que la « position algérienne » doit « s’exprimer clairement ». « Notre politique étrangère est en train de régresser », a-t-elle regretté.

Louisa Hanoune a enfin appelé le président de la République à donner l’ordre au gouvernement de « respecter le droit constitutionnel qui permet d’organiser des manifestations afin de soutenir le peuple palestinien dans son droit au retour et pour demander d’arrêter le massacre. Le « prétexte sécuritaire » pour empêcher les manifestations est « irrecevable », selon elle.

Par Hadjer Guenanfa



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