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31-08-2021

11:45

Afghanistan. Avant de quitter l’aéroport de Kaboul, l’armée américaine détruit avions et blindés

Ouest-France - Un système de défense anti-missiles, 73 avions, 70 véhicules blindés MRAP et 27 Humvee ont été mis hors d’usage par l’armée américaine juste avant le décollage du dernier avion à l’aéroport de Kaboul, lundi 30 août.

L’armée américaine a rendu inutilisables des avions, des véhicules blindés et un système de défense anti-missiles avant de quitter l’aéroport de Kaboul dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué un haut responsable militaire américain.

Le chef du commandement central de l’armée américaine, le général Kenneth McKenzie, a indiqué à la presse que les soldats américains avaient « démilitarisé », c’est à dire mis hors d’usage, 73 avions avant d’achever leur pont aérien de deux semaines pour évacuer les civils fuyant le régime des talibans.

« Il est certain qu’ils ne pourront plus jamais voler »

« Ces appareils ne voleront plus jamais », a-t-il dit. « Ils ne pourront être utilisés par personne. » « La plupart étaient déjà hors service de toutes façons », a-t-il ajouté. « Mais il est certain qu’ils ne pourront plus jamais voler. »

Le Pentagone, qui avait déployé 6 000 soldats pour occuper, sécuriser et faire fonctionner l’aéroport de Kaboul à partir du 14 août, a aussi laissé sur place 70 véhicules blindés MRAP résistant aux mines -- d’un coût d’un million de dollars pièce -- et 27 véhicules légers Humvee. Ils ont tous été mis hors d’usage.

« En service jusqu’à la dernière minute »

Les véhicules « ne seront jamais utilisés par quiconque », a assuré le général McKenzie.

L’armée américaine a enfin également laissé sur place son système de défense anti-missile C-RAM, qui a arrêté lundi cinq tirs de roquettes du groupe État islamique contre l’aéroport.

« Nous avons choisi de laisser ces systèmes en service jusqu’à la dernière minute », juste avant le décollage du dernier avion, a indiqué le général McKenzie. « C’est une procédure complexe et longue de démonter ces systèmes », a-t-il expliqué. « Alors on les démilitarise pour qu’ils ne soient plus jamais utilisés. »

Ouest-France avec AFP





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