Cridem

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03-12-2024

18:16

Déclaration : N'est-il pas temps de stopper le film d'horreur des viols ?

Une nouvelle fois l'opinion publique est bouleversée par l'horreur d'un crime de viol collectif commis à Dar Naim par trois jeunes dépourvus d'âme humaine contre une jeune fille au chevet de son père malade et paralysé.

Malheureusement, c'est le unième crime du genre, et c'est la énième poussée d'effroi, de colère et d'indignation de l'opinion publique. Espérons que cette fois-ci, la réaction sera différente des précédentes; qu'elle ne retombera pas dans le fatalisme et la résignation, en attendant le prochain crime d'horreur.

Mais plutôt qu'elle incitera à se poser les bonnes questions et à prendre les mesures qui s'imposent.

Comment certains de nos enfants d'innocents sont-ils devenus des chacals féroces? Et comment pourrions nous empêcher que des dizaines voire des centaines d'autres déjà sur la pente tragique ne finissent par les rejoindre?

Notre société et notre État sont bien coupables d'avoir produit de tels monstres insensibles aux sentiments humains et aux valeurs sociales et religieuses. Car c'est bien une conséquence tragique d'une éducation nationale en décadence qui abandonne des enfants à la rue, prive d'autres de tout encadrement et se complait à les laisser évoluer en dehors de la société.

Ainsi, ces enfants commettent-ils leur forfaits sous l'influence du conditionnement des films et jeux américains de la culture de la violence, de la délinquance et du crime ou sous l'effet de la drogue et, bien souvent, les deux à la fois.

Pour arrêter ou ralentir ce film d'horreur, la question n'est pas qu'une affaire de police. C'est à la société et en premier lieu à l'Etat de prendre conscience de leur responsabilité dans ce qui arrive, du danger de l'explosion de la violence de façon exponentielle, si rien n'est fait pour engager une insertion massive de tous les enfants et jeunes dévoyés, dans la société et ses opportunités de bien-être, dans son système éducatif et ses valeurs.

A partir de ces considérations, et suite au crime horrible de Dar Naïm, l'Ufp:

- exprime toute sa compassion et sa solidarité à la jeune fille victime de viol et à sa famille,

- appelle les autorités à lui apporter toute l'assistance requise en de telles circonstances, - salut le grand mouvement populaire de dénonciation de ce crime horrible,

- réclame pour les coupables le châtiment sévère prévu par la loi,

- s'inquiète de l'impact sur nos jeunes des films et jeux de violence américain, et préconise une action internationale contre cette pollution culturelle, non moins nocive que la pollution environnementale, sur la jeunesse du monde.

- exige du gouvernement d'assumer ses responsabilités et de mettre en oeuvre une stratégie nationale pour la protection des enfants et des jeunes contre la drogue et la culture de la violence, et pour faire disparaitre le phénomène des enfants de la rue et réduire la déperdition scolaire.

Le 03/12/2024

Le Département de la Communication





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