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Les Etats-Unis refusent d'accorder des visas pour l'ONU à 80 Palestiniens, dont Mahmoud Abbas
CNEWS -
Les Etats-Unis ont décidé de refuser ou de révoquer les visas de 80 Palestiniens en vue de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre à New York. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est concerné.
Une décision forte. Les Etats-Unis ont refusé ou révoqué des visas à quelque 80 Palestiniens, dont le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, pour l'Assemblée générale de l'ONU en septembre à New York, a indiqué samedi un responsable du département d'Etat.
La diplomatie américaine avait annoncé vendredi soir que son «secrétaire d'État Marco Rubio révoqu(ait) et refus(ait) l'octroi de visas pour les membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l'Autorité palestinienne (AP)». Ce responsable a précisé samedi que Mahmoud «Abbas était concerné par cette mesure ainsi qu'environ 80 autres responsables de l'AP».
«Avant de pouvoir être prises au sérieux en tant que partenaires pour la paix, l'AP et l'OLP doivent répudier le terrorisme, les campagnes de guérilla judiciaire devant la CPI (Cour pénale internationale) et la CIJ (Cour internationale de justice), ainsi que la quête de la reconnaissance unilatérale de l'Etat» palestinien, a précisé dans un communiqué le porte-parole adjoint du département d'Etat, Tommy Pigott.
Vendredi soir, l'Autorité palestinienne avait en retour exprimé «son profond regret et son étonnement» face à cette décision qui est «en contradiction avec le droit international», et a appelé Washington à «revenir» dessus.
La 80e Assemblée générale des Nations unies se tiendra du 9 au 23 septembre 2025 au siège des Nations unies à New-York et ce rendez-vous à son importance.
En effet, il est prévu qu'Emmanuel Macron annonce la reconnaissance d'un Etat palestinien par la France : «Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. J’en ferai l’annonce solennelle à l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre prochain. L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. La paix est possible», avait expliqué Emmanuel Macron sur X, le 24 juillet dernier.
PAR CNEWS