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Le président du FCJ réaffirme que la question des mandats présidentiels et les articles protégés n’est pas incluse dans le document proposé par la majorité pour le dialogue
Sahara Medias -- Le président du parti « Front pour la citoyenneté et la justice », Mohamed Jamil Mansour, a démenti que la question des mandats présidentielles et la modification des articles protégés de la Constitution aient été incluses dans le document proposé par la majorité pour l’ordre du jour du dialogue.
Dans un message publié sur Facebook, Ould Mansour a déclaré : « Le document des partis de la majorité et des partis soutenant le président de la République ne prévoit pas l’inclusion de la question des mandats présidentiels ni la modification des articles protégés dans l’ordre du jour du dialogue, et je l’affirme sous ma responsabilité. »
Le Front de la citoyenneté est l’un des partis de la majorité soutenant le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et il avait remis un document contenant ses propositions sur les thèmes qui seront abordés lors du dialogue.
La question des mandats présidentiels et des articles protégés est revenue sur le devant de la scène depuis hier, après la diffusion d’informations selon lesquelles la majorité les aurait inclus dans ses propositions pour le dialogue.
Quatre députés des partis d’opposition ont appelé à suspendre leur participation au dialogue national prévu jusqu’à ce que le gouvernement publie un communiqué annonçant l’annulation de la « proposition relative aux mandats ».
Cet appel a été lancé dans un communiqué publié par les députés Mohamed Lemine Sidi Mouloud, Khali Diallo, Yahya Loud et Mohamed Bouya Cheikh Mohamed Fadel, en réponse à ces informations.
Les députés ont déclaré que la discussion sur les mandats menaçait les acquis constitutionnels et les mécanismes de l’alternance pacifique au pouvoir, soulignant que ce point restait « l’une des conditions posées par les forces d’opposition qui avaient annoncé leur volonté de participer au dialogue ».
Les députés ont souligné que l’absence de communiqué annulant la proposition pourrait conduire à une instrumentalisation du dialogue visant à porter atteinte aux acquis démocratiques, et ont imputé au bloc majoritaire au pouvoir, à ses partis et au gouvernement la responsabilité historique de toute atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays.
Ils ont exprimé leur étonnement face au fait que l’élite au pouvoir se préoccupe d’un tel débat alors que le pays traverse une situation économique difficile, marquée notamment par la hausse des prix et la crise des pénuries alimentaires, sans compter les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.