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Un membre de la commission permanente du parti Insaf : « évoquer la question des mandats présidentiels est prématurée »
SAHARA MEDIAS - Sidi Mohamed Ould Bouna, membre de la commission permanente du parti au pouvoir, Insaf, a déclaré qu’il était « prématuré » de parler des mandats présidentiels, soulignant qu’il était « inutile » de se prononcer à ce sujet avant le lancement du dialogue.
Ould Bouna a précisé, lors d’une interview diffusée dans une émission de « Sahara 24 », que les positions du parti « seront exprimées lors du dialogue et de ses débats ».
Le dirigeant du Parti Insaf a indiqué que le débat actuel se concentre sur la feuille de route présentée par le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, soulignant que cette feuille de route « a reçu des réponses de la part de tous » et que le parti a « des réponses claires dans un document remis par le président du parti, qui est le coordinateur de la majorité », estimant que « le débat en dehors de ces cercles est prématuré ».
Ould Bouna a poursuivi : « les orientations du parti ont été exprimées ; nous ne pouvons que répéter ce qu’a dit le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani lors de sa rencontre avec la classe politique et lors de ses visites à l’intérieur du pays, à savoir que le dialogue est global, n’exclut personne, n’écarte personne et n’exclut aucun sujet ».
Il a appelé à ne pas anticiper les événements, déclarant : « La classe politique et la presse nationale doivent faciliter les choses et jouer un rôle positif ».
Concernant la réunion prévue, Ould Bouna a déclaré qu’ils se trouvaient « dans une phase préparatoire au dialogue », précisant que cette phase visait à « s’accorder sur une feuille de route et sur les thèmes ».
Le membre de la Commission permanente a souligné : « On ne peut pas parler des résultats du dialogue avant que celui-ci ne débute ».
Il a précisé que les thèmes abordés comprennent « l’harmonisation des points de vue sur une feuille de route commune » et que le dialogue doit être « global et démocratique, traitant de la situation du pays, du système politique et économique, de la gouvernance et du système électoral ».
Ould Bouna a conclu en déclarant : « Il existe des problèmes nationaux que tout le monde s’accorde à aborder, et chaque partie les aborde sous son angle.
Nous abordons le dialogue dans un esprit responsable et ouvert, c’est pourquoi nous ne devons pas anticiper les événements ».
Il s’est également montré optimiste quant à la réunion prévue avec les différents acteurs politiques afin d’harmoniser les positions sur les axes du dialogue.
Cette réunion vise à rapprocher les points de vue sur les questions controversées, afin de garantir une participation plus large et limiter les risques politiques et sociaux lors de la mise en œuvre du dialogue.