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09-05-2026

16:34

Mali : des bus de transport à destination de la capitale Bamako incendiés par des jihadistes

TF1 - Depuis plus d'un mois déjà, ils imposent un blocus routier sur différents axes menant vers la capitale malienne, et la pression est encore montée d'un cran ce week-end. Plusieurs bus de transport à destination de Bamako ont été incendiés samedi 9 mai dans le centre du Mali par des jihadistes, selon des témoins et un responsable de la société civile.

Samedi, les jihadistes ont "incendié plusieurs bus de transport à Zambougou (centre), sur l'axe Ségou-Bamako", a indiqué à l'AFP un témoin ayant requis l'anonymat pour sa sécurité. Selon un autre témoin, "ils ont fait descendre les passagers et ont mis le feu aux véhicules". Un responsable local de la société civile a confirmé l'information à l'AFP. 

"Les gens n'ont pas eu le temps de sauver leurs biens, tout a été réduit en cendres. Des carcasses de véhicules se consument encore sur le bitume. L'ampleur des pertes est considérable", a-t-il déclaré.

Un chaos qui perdure depuis plus d'un mois

Le Mali est en proie à l'incertitude après des attaques coordonnées d'ampleur menées contre la junte au pouvoir les 25 et 26 avril, par des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), allié à Al-Qaïda, et la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA), à dominante touareg. La capitale est également soumise à un blocus routier depuis le 30 avril par ces derniers, qui ont bloqué plusieurs axes essentiels menant vers Bamako, alors que ce pays enclavé est dépendant d'importations par la route.

En plus de produire des effets négatifs sur l'économie du pays, déjà fortement éprouvée par plus d'une décennie d'instabilité, le blocus entrave considérablement la libre circulation des personnes, notamment pour rallier Bamako.

Ces attaques contre les véhicules de transport sont les dernières en date dans le pays depuis l'instauration du blocus. Plusieurs convois transportant des marchandises ont déjà été brûlés ces derniers jours, selon des témoins. Jeudi, les jihadistes avaient toutefois annoncé l'ouverture d'un "couloir humanitaire pour les malades", dans une vidéo.

De son côté, le gouvernement malien a annoncé jeudi soir refuser le "dialogue" avec "les groupes armés terroristes sans foi ni loi qui portent la responsabilité des événements tragiques que vivent nos populations depuis des années", par la voix de son chef de la diplomatie Abdoulaye Diop.

Fin avril, le ministre de la Défense Sadio Camara, un des piliers de la junte, avait été tué dans un attentat-suicide à Kati, fief du régime situé près de la capitale. Il a été remplacé par le chef de la junte, Assimi Goïta, qui cumule désormais les deux fonctions de président et de ministre.

M.L. avec AFP





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