Cridem

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26-07-2026

19:00

QUATRE HEURE DE CONFÉRENCE DE PRESSE: De 23h à 03h du matin!

Je salue une avancée importante : la traduction simultanée dans toutes les langues nationales. Elle répond à une revendication citoyenne de longue date.

Cette avancée doit toutefois être complétée en permettant aux journalistes qui s’expriment dans ces langues de poser leurs questions et de participer pleinement aux échanges, afin qu’ils ne soient pas réduits au rôle de simples figurants. Je n’ai pu suivre la conférence qu’en différé, par séquences, et je ne l’ai pas encore achevée.

Pendant quatre heures, il s’est agi de nous convaincre que la réalité n’est pas celle que vivent et ressentent les Mauritaniens. Le message est toujours le même : le pouvoir aurait fait tout ce qu’il pouvait et nous devrions nous en satisfaire. Nous résigner, en quelque sorte à cette forme de fatalisme.

Mais les Mauritaniens attendent autre chose que des justifications: Où sont les grandes réalisations promises ? Où sont les projets véritablement structurants capables de transformer durablement notre économie et les conditions de vie des citoyens ?

On nous dit que la Mauritanie ne dispose pas de richesses, mais seulement de potentiels. Pourtant, des ressources sont exploitées depuis des décennies. Aujourd’hui, on nous demande de ne pas nourrir trop d’espoirs quant aux retombées du gaz de GTA.

On nous affirme également que la corruption a reculé parce que les recettes de l’État ont augmenté. Mais une question demeure : où sont les retombées de ces recettes ?

La pauvreté a-t-elle reculé ? L’école républicaine produit-elle les résultats annoncés ? Les services de santé se sont-ils sensiblement améliorés ? Le chômage des jeunes a-t-il diminué ? Le coût de la vie est-il devenu plus supportable ?

Un autre constat s’impose : les principales questions d’actualité politique ont été absentes de cette conférence de presse. La situation sanitaire de l’ancien Président de la République, celle des militants d’IRA emprisonnés, ainsi que les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel concernant les députées Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour, pourtant à l’origine d’une crise institutionnelle inédite, n’ont pas été abordées. La séparation des pouvoirs et le respect de la loi se vérifient dans la pratique courante.

Au final, ce ne sont ni la durée d’une conférence de presse ni les statistiques qui convainquent. Ce sont les changements concrets dans la vie des citoyens et les réponses apportées aux préoccupations essentielles des Mauritaniens.

Le 26/07/2026

Kadiata Malick Diallo

Députée à l’Assemblée nationale





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