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29-08-2026

22:39

Au Burkina Faso, le chef de la diplomatie belge prône «une coopération de respect»

RFI AFRIQUE - Les trois jours de visites officielles du ministre belge des Affaires étrangères au Burkina Faso ont pris fin ce 28 août 2026. D'abord reçu mercredi à Ouagadougou par son homologue burkinabè, Maxime Prévot s'est ensuite entretenu avec le président du Faso.

Une rencontre politique de haut niveau rare de la part d'un représentant d'un État membre de l'Union européenne (UE). Dans un contexte de dégradation des relations entre l'UE et le Burkina, le chef de la diplomatie belge a tenu à insister sur la nécessité de bâtir « une coopération de respect » entre les deux pays.

« Je veux contribuer à jeter des ponts et à retisser des liens », malgré « nos divergences » : voici ce qu'a déclaré le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, dans un communiqué que RFI a pu consulter.

Dans ce document, le chef de la diplomatie belge regrette « un fossé d'incompréhension entre l'Union européenne et les pays de l'Alliance des États du Sahel ». Cette coopération, nécessaire notamment du point de vue des enjeux sécuritaires, doit pouvoir « s'adapter » lorsque « la réalité change », a-t-il affirmé.

Du côté de la présidence burkinabè, on salue un partenariat qui dure depuis cinq décennies, et qui doit permettre de « favoriser la concrétisation des priorités identifiées » par Ouagadougou.

Cette visite officielle de la Belgique intervient deux mois seulement après la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France, dans un pays qui, depuis le coup d'État de septembre 2022, s'est plutôt rapproché de la Russie.

Sur ce point, le ministre des Affaires étrangères de la Belgique, cité par le média belge Le Soir, a déclaré pouvoir « difficilement reprocher [au Burkina Faso] cette collaboration militaire [avec Moscou], si dans le même temps les licences sur les systèmes d'armes occidentaux leur sont systématiquement refusées ».

Le déplacement de Maxime Prévot intervient dans un contexte de dégradation des relations entre le Burkina Faso et l'Union européenne (UE), Ouagadougou ayant convoqué fin juin l'ambassadeur de l'UE dans le pays suite à des critiques d'un eurodéputé contre les autorités burkinabè. Fin juillet, ces dernières avaient également expulsé deux responsables de l'UE, « sans explication » selon les 27.

PAR RFI





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