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Mauritanie: la Commission des droits de l'homme assure que les proches en détention de blogueurs vont bien
RFI AFRIQUE -
En Mauritanie, après une semaine de détention, les membres des familles des blogueurs vivant à l'étranger arrêtés la semaine précédente ont reçu, ce 4 octobre, la visite de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) dans les prisons où ils sont détenus.
Six personnes, dont un journaliste, avaient été interpellées le 28 septembre par la police pour une affaire présumée de chantage et d'extorsion visant des personnalités du pays, sans préciser lesquelles. La délégation de la CNDH était conduite par son président, Mohamed Mahmoud Ould Dahi.
Selon le communiqué de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) de Mauritanie, les détenus sont hébergés dans des conditions qu'elle qualifie d'adéquates et dans des cellules climatisées. Ils bénéficient également d'une alimentation adaptée, ainsi que de médicaments et de soins médicaux en cas de besoin.
Dans ce communiqué, la CNDH précise également qu'aucun signe de mauvais traitement n'a été constaté.
À sa tête, Mohamed Mahmoud Ould Dahi s'est voulu rassurant : la Commission poursuivra, dans le cadre de ses prérogatives et en toute indépendance, le suivi de la situation des personnes concernées, en veillant au respect de leurs droits et de leur dignité, dit-il.
Accusations de chantage
Pour rappel, cette visite intervient dans un contexte de vive polémique autour de plusieurs interpellations de proches de blogueurs mauritaniens vivant à l'étranger.
La semaine précédente, le porte-parole du gouvernement avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur des transferts d'argent suspects vers ces blogueurs. Des fonds qui serviraient, selon lui, à faire chanter des responsables mauritaniens, à nuire à la réputation du pays et à diffuser de fausses informations sur les réseaux sociaux.
Houssein Ould Meddou avait précisé devant la presse que l'enquête suivait son cours et que le nombre de personnes arrêtées pourrait augmenter.
Avec notre correspondant à Nouakchott,
Moussa Oumar Barry