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14-10-2026

11:58

CTM : Nous avions alerté la Somelec sur l'état des cellules avant les deux incendies

Essahraa -- La société de construction CTM affirme avoir alerté la Société Mauritanienne d'Électricité (Somelec) sur des défaillances dans les cellules électriques existantes et leur manque de préparation pour le raccordement, avant les deux incendies qui ont touché les postes de transformation de Toujounine et de Tevragh-Zeina les 21 et 22 août 2026.

La société explique dans un communiqué publié en réponse au résumé du rapport de la commission d'enquête indépendante, avoir adressé à la Somelec un rapport technique le 5 novembre 2025 documentant ces observations, puis lui avoir réécrit pour les confirmer, en proposant d'envisager la fourniture de nouvelles cellules si nécessaire.

Des inspections avant les incendies

Selon le communiqué, CTM a dépêché une équipe d'experts et d'ingénieurs du 16 au 20 octobre 2025 pour inspecter les cellules devant recevoir les nouvelles liaisons électriques. L'équipe y aurait constaté des manquements liés à leur état et à leur aptitude au raccordement, consignés dans un rapport détaillé appuyé par des photos.

La société estime que ces correspondances prouvent que le maître d'ouvrage a été informé des remarques techniques bien avant les incendies, et demande leur intégration parmi les documents essentiels pour évaluer l'état des installations avant le raccordement et les limites de responsabilité des parties quant à leur préparation.

Elle affirme également avoir détecté des pièces inutilisables parmi certains composants fournis aux postes, et documenté la combustion de l'une d'elles environ une heure après un essai préliminaire, avant son remplacement. Elle appelle à examiner l'origine de ces équipements, leur état et leur date d'installation dans le cadre de l'évaluation technique du projet.

Limites des engagements contractuels

CTM indique avoir signé le contrat du marché le 14 février 2025, et que la réunion de démarrage du projet, tenue cinq jours plus tard, a porté sur l'étendue des travaux et les responsabilités des parties, y compris les travaux nécessaires pour préparer les cellules existantes avant le raccordement.

Elle ajoute avoir demandé à consulter l'étude électrique et technique, et avoir été informée que la Somelec l'avait réalisée, et que ses propres obligations se limitent à la fourniture des câbles et accessoires et à l'exécution des travaux définis dans le contrat.

Elle insiste sur la nécessité d'évaluer sa performance au regard des engagements qui lui sont assignés, et de faire la distinction entre ceux-ci et les travaux liés aux équipements existants qui, selon elle, relèvent de la responsabilité d'autres parties.

Approbation du fournisseur et contrôle des câbles

Concernant les câbles, la société déclare avoir proposé un fournisseur alternatif après avoir constaté que le fournisseur initialement proposé nécessitait un délai dépassant le délai contractuel, assurant que le fournisseur « Chancable » a obtenu l'accord officiel de la Somelec le 14 avril 2025.

Elle précise que les caractéristiques techniques des câbles ont été examinées et approuvées, et que les tests en usine ont été effectués le 13 juin 2025 avec la participation d'experts de la Somelec, sous la supervision de l'entité technique indépendante « BTS » qu'elle a mandatée.

Selon le communiqué, la Somelec a approuvé l'expédition le 19 juin, les câbles sont arrivés au port de Nouakchott le 14 septembre, avant d'être réceptionnés dans l'entrepôt principal le 25 novembre, en présence d'une commission du ministère et de la Somelec. CTM affirme que le procès-verbal de réception atteste de leur conformité aux spécifications contractuelles.

Des tests avant et après les incendies

Des tests sur le terrain ont été menés le 11 mars 2026 en présence de la Somelec, incluant des contrôles de tension, d'isolation et de détection de défauts, indique la société, selon laquelle leurs résultats étaient positifs pour les câbles testés, précisant qu’ils été répétés en mai, en présence d'un représentant du consultant « IRAF ».

Elle précise que la commission d'enquête a demandé un nouveau contrôle des câbles après les incendies, et que les vérifications ont été effectuées en présence de représentants de la Somelec, du consultant et des experts « INTECH » et de CTM, expliquant que l'inspection des jonctions n'a pas révélé de défaillance, selon les procès-verbaux dont elle dispose.

La société considère que le résumé du rapport d'enquête reconnaît lui-même ne pas avoir déterminé avec certitude le mécanisme technique précis de formation de l'étincelle électrique ni l'emplacement exact du défaut initial. Sur cette base, elle demande que les responsabilités soient liées aux preuves techniques et aux obligations contractuelles, et non à la seule localisation du départ de feu.

Demande de réexamen des documents et défense de la réputation

CTM assure avoir coopéré avec la commission d'enquête et répondu à plus de quarante questions et demandes, en joignant à ses réponses les correspondances, documents contractuels et procès-verbaux de tests et de réception.

Elle demande que ces documents soient pris en compte dans leur ensemble, que soit faite une distinction entre les câbles et leurs accessoires, les cellules et les équipements de protection, et que la responsabilité de chaque partie soit déterminée selon son champ d'intervention.

L'entreprise se dit surprise par ce qu'elle qualifie de conclusions et d'accusations ayant porté atteinte à sa réputation, affirmant respecter le travail de la commission d'enquête tout en se réservant le droit d'engager des actions en justice pour protéger ses intérêts.

Ce communiqué reflète la position de l'entreprise sur les résultats de l'enquête ; le texte fourni ne comprenant pas le contenu des annexes techniques mentionnées, ce qui ne permet pas de les évaluer de manière indépendante.



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