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Le Dialogue, les Autres, et…Nous ! / Par Bocar NDIAYE, Vice-président du parti FCJ
Dans la galaxie du populisme, les pouvoirs sont toujours victimes des chants des sirènes et des louanges des troubadours du système dont la loyauté au « seigneur » du moment est aussi éphémère qu’un feu sous l’orage, aussi mince que l’épaisseur d’un papier de cigarette, pour ne pas dire, nulle !
L’appel au troisième mandat s’inscrit dans ce registre; en effet chaque « prince » a ses thuriféraires, et souvent d’ailleurs, pour ne pas dire toujours, les mêmes qui officient partout et qui se recyclent de régime en régime, avec comme seule logique, celle d’être plus royaliste que le roi.
Ce sont leurs voix qu’on entend ces temps ci, appelant, à en perdre la raison, à un troisième mandat pour sauver « un peuple en danger de disparition »!
Ils l’avaient fait hier, ils le font encore aujourd’hui et le feront certainement demain , à moins qu’émerge, enfin, à l’occasion des élections prochaines, une classe d’hommes politiques nouveaux qui relégueront ces prédateurs au musée de l’histoire des flagorneries.
Pour sa part, le Front pour la Citoyenneté et la Justice (FCJ) a, à plusieurs reprises, exprimé son ardent souhait de voir l’ensemble de la classe politique respecter et défendre les dispositions de notre constitution et s’abstenir de toute entreprise visant à remettre en cause cet acquis démocratique de limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels, arraché de haute lutte, à une époque où s’opposer signifiait encore quelque chose.
L’alternance démocratique n’est ni un luxe , ni une lubie, mais une garantie pour tous , de la paix et de l’unité nationale, si indispensables au développement économique et à l’ancrage d’une démocratie pluraliste et inclusive.
Le FCJ, fidèle à ses principes fondateurs de citoyenneté et de justice , estime que remettre en cause notre constitution, c’est plonger notre pays dans une phase d’incertitudes aux conséquences imprévisibles. L’histoire récente et encore « chaude » de notre pays en donne une illustration que les tenants de ce discours mortifère pour notre jeune démocratie devraient revisiter.
Notre constitution a sanctuarisé les articles qui sont aujourd’hui ciblés par ceux qui appellent au renoncement à la parole donnée et au parjure.
Le Dialogue, pour la réussite duquel notre parti s’est dépensé sans compter, devrait être l’occasion de réaffirmer l’intangibilité des dispositions concernées; son éviction du Comité de pilotage de ce rendez-vous national n’y changera rien.
Le parti, à la place qui sera désormais la sienne, apportera sa contribution au débat aussi bien sur ce thème du mandat présidentiel que sur bien d’autres, répertoriés dans son « Livre du Dialogue » et ne lâchera rien pour que cette rencontre ne soit pas un rendez-vous manqué !
Bocar NDIAYE
Vice Président du Parti FCJ et Président du Pôle des Relations extérieures !