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23-10-2026

12:30

Mauritanie : le projet de loi de finances 2027 prévoit 3,6 milliards $ de dépenses et prêts nets

(Agence Ecofin) - Dans un contexte de reprise économique, la Mauritanie entend concilier discipline budgétaire et investissements dans les infrastructures et les services essentiels, tout en limitant le déficit primaire hors recettes extractives à 3,5 % du PIB nominal.

Le gouvernement mauritanien a adopté le projet de Loi de finances pour l’année 2027. D’après le communiqué du Conseil des ministres publié le mercredi 21 octobre, les dépenses et prêts nets sont chiffrés à 145,91 milliards d’ouguiyas (3,63 milliards $), contre des recettes et dons estimés à 152,11 milliards d’ouguiyas.

La Mauritanie projette ainsi de dégager un excédent budgétaire global de 6,2 milliards d’ouguiyas au titre de l’exercice 2027.

Le projet a été élaboré sur la base du Document de programmation budgétaire à moyen terme (DPBMT) 2027-2029, adopté en Conseil des ministres le 1er juillet. Ce document s’inscrit dans le cadre de la nouvelle règle budgétaire, qui plafonne le déficit primaire hors recettes extractives à 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) nominal.

Le gouvernement entend notamment poursuivre les investissements dans les infrastructures et les services de base, avec des programmes consacrés au développement de Nouakchott, à l’accès aux services essentiels et à l’aménagement de Nouadhibou.

« Le présent projet de Loi de finances traduit la volonté du gouvernement de consolider les acquis macroéconomiques, de préserver la soutenabilité des finances publiques et de renforcer la résilience de l’économie face aux chocs externes », indique le communiqué.

Il vise également à concilier « la discipline de la nouvelle règle budgétaire et un effort d’investissement soutenu au service de la croissance, de l’emploi et des conditions de vie des populations », ajoute-t-il.

Ce projet de Loi de finances intervient dans un contexte de reprise de la croissance économique. Selon la Banque mondiale, la croissance devrait atteindre 4,6 % en 2026, contre environ 3,6 % en 2025, soutenue par l’augmentation de la production de gaz et d’or ainsi que par la résilience du secteur des services.

Par ailleurs, les finances publiques devraient rester solides grâce à des recettes fiscales et extractives élevées. Toutefois, le déficit primaire hors recettes extractives pourrait dépasser le plafond de 3,5 % du PIB, en raison de la hausse des subventions et des dépenses sociales destinées à amortir l’impact de l’augmentation des prix alimentaires et énergétiques.

Pour 2027, le gouvernement mauritanien prévoit une croissance réelle de 5 % et un taux d’inflation de 3,3 %. Il table également sur une croissance moyenne de 4,3 % sur la période 2027-2029.

Lydie Mobio





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