27-04-2012 09:34 - Journée mondiale paludisme et semaine africaine de la vaccination :
Dans le but de renforcer les programmes élargis de vaccination dans la région africaine, l’OMS/Afrique organisera à partir de ce mercredi 25 avril courant, la seconde africaine de vaccination dont le coup d’envoi dans notre pays se singularise cette année par sa portée symbolique, consistant à donner le coup d’envoi officiel de cet important événement depuis la ville de M’Bout, dans la vallée du fleuve Sénégal.
Une première dans les annales de la vaccination en Mauritanie, qui ne manquera pas de donner plus de sens et d’impacts positifs aux objectifs de cette deuxième édition notamment de permettre aux acteurs de la santé de sensibiliser les populations sur les maladies dangereuses contre lesquelles elles peuvent s’immuniser.
Placée sous le thème «un enfant non vacciné est un enfant non vacciné de trop. Donnons le coup de grâce à la polio», la présente vaccination vise la vaccination contre la poliomyélite des enfants de 0 à 11 mois dans les régions à faible couverture vaccinale, l'administration de la vitamine A aux enfants de 0 à 59 mois, le déparasitage au mebendazole de 11 à 59 mois.
L’autre grand atout de cet événement est incontestablement cette commémoration de la 4ème journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée mercredi 25 avril courant dans le monde et dans notre pays sous le thème « maintenir les progrès, sauver des vies : investir dans la lutte contre le paludisme ».
Une journée qui à défaut de trouver un financement, puisque l’OMS n’a débloqué que 1000 dollars pour un événement qui nécessité de gros fonds, a coïncidé au grand bonheur des organisateurs au lancement de la 2ième semaine africaine de vaccination qui devra consacrer la réalisation de plusieurs activités pendant 7 jours.
Il s’agit entre autres des activités de routine dans 20 moughataa à faible taux, de sensibilisation et de mobilisation, de supplémentation en vitamine A et déparasitage.
Cette commémoration de cette journée sera officiellement lancée depuis la ville de M’Bout par le ministre de la santé M Ba Housseinou Hamadi dont l’action à la tête du département de la santé commence à porter ses fruits, notamment pour cet événement marqué par une forte mobilisation des deux plus brillants directeurs centraux, Dr El Hadj Niang Saidou et le Dr Abderrahmane Ould Jeddou.
Des efforts qui promettent d’excellents résultats et auxquels, les autres ministères auraient pu apporter leur contribution pour permettre à la Mauritanie une meilleure maîtrise de la santé préventive supposée par certains spécialistes et décideurs de la santé « ce corps sain » indispensable à « un esprit sain ».
Selon le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr. Baptiste Jean Pierre, l'intérêt de cette semaine permettra de rehausser la couverture vaccinale en Mauritanie, soulignant que les efforts du PEV (programme élargi de vaccination) avaient permis l'accroissement de la couverture vaccinale de 64% en 2010 -2011 à 75 pour cent en 2012.
Selon le Coordinateur du PEV, Dr. M'Bareck Ould Houmeïd, la semaine africaine de la vaccination vise la réalisation de trois objectifs, à savoir la sensibilisation des populations sur l'intérêt de la vaccination, le plaidoyer auprès des partenaires et l'implication des communautés dans le financement de la vaccination.
Pour le chargé du programme survie à l'Unicef, le coordinateur du programme de lutte contre le paludisme, le chef service éducation pour la santé et la chargée de communication à l'Unicef, le paquet d'activités prévu dans le cadre de cette semaine est très important.
Rappelons à ce propos que le paludisme, maladie parasitaire la plus répandue au monde, tue entre 500 000 et 900 000 personnes par an, dont 90% en Afrique. Il se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Il est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis à l’homme par des moustiques femelles du genre Anophèles.
L’OMS se félicite des progrès accomplis dans la lutte contre la maladie, avec un million de vies sauvées en dix ans, mais souligne qu’il faut redoubler d’efforts. La nouvelle initiative Tester Traiter Suivre (TTS), appelle les pays d’endémie et les donateurs à s’acheminer vers l’accès universel aux tests de diagnostic et au traitement antipaludique, à créer des systèmes solides de surveillance de la maladie, à renforcer la recherche opérationnelle et les investissements adéquats pour la mise en place d’un nouveau vaccin antipaludéen.
Dans l’immédiat, l'objectif de l'OMS est que chaque cas suspect de paludisme fasse l’objet d’un test, que chaque cas confirmé fasse l’objet d’un traitement médicamenteux de qualité et qu’un suivi de la maladie soit assuré par des systèmes d’alerte permettant une surveillance précise en temps voulu. Avec en point de mire, plus aucun décès dû au paludisme en 2015.
Initiée en 2011 et coordonnée par le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, cette semaine offre l’occasion aux autorités de chaque pays africain et aux acteurs de la santé, d’organiser des activités qui mettent en exergue l’importance de la protection des populations contre les maladies évitables par la vaccination, la mobilisation sociale et des campagnes médiatiques, des activités d’éducation et de sensibilisation, des déclarations publiques faites par des personnalités de haut rang sur les avantages de la vaccination et des réunions publiques.
Ahmed Ould Bettar
