27-12-2012 09:48 - Coup de froid dans les relations mauritano-marocaines.

Coup de froid dans les relations mauritano-marocaines.

Rabat et Nouakchott s’efforcent sur tous les plans d’afficher des relations diplomatiques excellentes, sans que la bonne santé de ces rapports soit traduite par des faits indiscutables.

Si le Maroc s’est lavé de tout soupçon d’attentat à la vie du président de la république le 13 octobre dernier, comme veut bien l’affirmer Ould Abdel Aziz en certifiant la thèse officielle de l’incident de tir de balle par erreur, plusieurs éléments conjugués aujourd’hui montrent aujourd’hui l’engourdissement croissant des relations mauritano-marocaines.

Ce coup de froid prévalent parait de première vue dans ce traitement présidentiel différentiel, reflétant une politique de deux poids deux mesures, à savoir l’audience présidentielle refusée à un ministre chérifien en séjour à Nouakchott et accordée par contre à un membre du gouvernement sahraoui.

En effet, l’homme fort de Nouakchott a reçu lundi dernier au palais présidentiel, en présence du MAEC Hamadi Ould Hamadi, le ministre des affaires étrangères de la République Arabe Sahraoui Démocratique (RASD Ahmed Salem Ould Saleck.

Une audience que les marocains détestent, qui conduira incontestablement Rabat à garder une rancune vindicative grandissante contre les mauritaniens, notamment en cherchant à saboter tout ce qui est mauritanien, tout en prenant soin de faire disparaître les traces. Ceci est d’autant plus vrai que cette audience a été qualifiée par des médias de succès et de haute importance pour les deux pays, puisque l’émissaire sahraoui a été avec tous les honneurs dus à un ministre d'un Etat reconnu par la communauté internationale.

Quelques jours auparavant, le ministre d’Etat et vice-premier ministre marocain, Abdallah Baha participait à Nouakchott au second congrès de Tawassoul, mais son séjour, bien qu’ayant était une occasion pour déculpabiliser le Royaume de toute tentative d’assassinat du président mauritanien, ne lui avait pas été valu d’être reçu par Ould Abdel Aziz, surtout qu’il est la deuxième personnalité du gouvernement chérifien.

«Ceux qui ont accusé le royaume d’intenter à la vie du président mauritanien sont de vils fauteurs de troubles, menteurs et sans valeurs aucunes» avait-il confié à certains confrères, indexant des parties algériennes d’instrumentalisation de quelques médias mauritaniens pour servir ses stratégies géopolitiques.

D’ailleurs, Abdallah Baha n’avait pas caché l’existence de brouilles diplomatiques entre les deux pays, même si à son avis, il s’agit de mésententes passagères qui se dissiperont grâce à la volonté des deux Etats de maintenir des relations fortes et durables.

Bien avant ces incidents non négligeables, on se souvient également de la non réception du président de la république Ould Abdel Aziz , pendant sa première convalescence à Paris de l’ambassadeur marocain en France puis du côté chérifien, du refus du ministre marocain des Affaires étrangères Saâd Dine El Otmani a refusé de recevoir son homologue mauritanien en marge du sommet des amis de la Syrie tenu à Marrakech le 16 décembre dernier.

Md O Md Lemine


Commentaires : 4
Lus : 1551

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (4)

  • BLAKGEND 27/12/2012 14:51 X

    RASD. Rien à Signaler dans le Désert avait déclaré feu Moctar O. Daddah dans une interview à Jeune Afrique en 1975.

    Il est temps que cette RASD pure créature de l'Algérie nous fiche la paix. Une organisation qui était représentée à son plus haut niveau par des mauritaniens pure souche comme Ahmed BABA Miské et autres n'est rien de plus qu'un ramassis de gueux qui errent au gré de leurs intérets, tantot avec las marocains tantot avec AQMI et maintenant avec le maillon faible du Maghreb: la Mauritanie.

  • Elwatani70 27/12/2012 13:28 X

    sui entierement dac avec toi labeid il faut savoir tirer profis de la situation et no faire des crises pour nada .

  • labeid 27/12/2012 11:29 X

    Les relations politiques avec le Maroc sont au point mort. Par contre sur la plan économique le Marco profite à fond de la route Nouakchott / Nouadhibou pour s’engouffrer en Afrique. Ce tapage sur les relations avec l'Algérie - qui sont aussi médiocres que celles qu'entretien notre pays avec les marocains - est la réponse bête des marocains à la visite d'un émissaire du polisario à Nouakchott.

    La Mauritanie doit avoir une diplomatie plus actives et plus opportunistes avec ces deux voisins: l'Algérie doit payer le prix du droit de transit du Polisario dans le Nord de la Mauritanie (qu'elle occupe littéralement)et le Maroc doit reverser une partie des avantages économiques qu'il tire du transit par le territoire mauritanien de ces marchandises... Mais qui aura le courage de cette initiative?

  • elfihiri 27/12/2012 10:35 X

    Peut-être,il y a un soupçon de malentendu qui existe et qui devra être vu, sous le prisme des événements de la stratégie de la sécurité régionale et de celui des récents événements du Moyen-Orient.