27-12-2012 10:19 - De Biram à Ould Dadde : la liberté provisoire salutaire !
L’emprisonnement arbitraire et la liberté provisoire sont devenus des concepts très usités des cercles judiciaires mauritaniens depuis ces dernières années, prenant souvent la place au non-lieu et à l’acquittement, sinon à la peine légère, surtout pour les dossiers à connotation politique.
Après Biram et compagnons de cellule, c’est ce luxe judiciaire devenu très précieux, voire l’unique chance de sortie des prisons , qui vient de bénéficier hier à l’ex commissaire aux droits de l’homme Mohamed Lemine après avoir connu des reports record de son procès.
L’incarcération de l’’ex commissaire mauritanien aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, âgé de 45 ans, a été condamné à trois ans de prison en juin, après vingt mois de détention préventive et arbitraire, pour détournement de fonds dans l’exercice de ses fonctions.
Il est accusé d’avoir surfacturé des achats de biens à vocation humanitaire. Son incarcération « n’est rien d’autre qu’un règlement de compte politique », s’insurgeait Amadou Mbow, l’un des responsables de l’AMDH. Son procès en appel devait se tenir le 9 décembre dernier avant d’être reporté à deux reprises. Les défenseurs des droits de l’homme craignaient que sa peine ne soit alourdie. En effet, le procureur, qui avait réclamé dix années de détention, a lui-même fait appel du jugement en première instance. Or pour Amadou Mbow, « le dossier est inconsistant mais la justice est entre les mains de l’exécutif ».
