11-02-2013 02:05 - Maghama : Querelles autour de l'héritage politique de feu Bâ M'baré.

Maghama :  Querelles autour de l'héritage politique de feu Bâ M'baré.

Le défunt doit bien se retourner dans sa tombe. A peine est-il enterré, que ses compagnons politiques s'entredéchirent pour son héritage politique. Il semble que Diallo Daouda Samba, Directeur Général Adjoint de l'Etablissement National d'Entretien Routier (ENER) et Diallo Abou Moussa président de la Haute Autorité de Régulation des Marchés Publics s'étripent pour faire main basse sur cet héritage politique de feu Bâ M'baré. Décryptage !

Il y'a un mois, jour pour jour, que le président du Sénat s'était éteint à Paris des suites d'une longue maladie. L'Etat, à travers Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République, le Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et son gouvernement, le Sénat, Messaoud Ould Boukheir Président de l'Assemblée Nationale, l'ancien Président Mohamed Khouna Ould Haïdallah, les Officiers Généraux des forces armées et de sécurité et nombres de hautes personnalités, avaient pleinement rendu hommage au défunt BA Mamadou dit M'baré.

Il faut préciser que dès l'annonce du décès, les membres de sa famille, ses proches et leurs sympathisants, affluèrent chez BA Bakar Mamadou son frère ainé qui l'a élevé sachant qu'il a perdu très jeune son père.

Tous ceux qui sont venus présenter leurs condoléances, explique un proche de la famille du défunt, ont été frappés de stupéfaction par l'hyperactivité de Diallo Daouda Samba, DGA de l'ENER qui franchissait pour la première fois le seuil de la maison de BA Bakar Mamadou. Il était au four et au moulin au point de menacer de marginalisation les frères, cousins et autres très proches parents du défunt. L'agacement de ces derniers et de leurs sympathisants éplorés était à son comble.

Des mouvements d'humeur auraient même été enregistrés chez certains d'entre eux malgré le contexte de deuil et du respect dû à la mémoire du disparu ", avant d'ajouter : " Omniprésent plus que jamais, le DGA de l'ENER s'est même invité sur le tarmac de l'aéroport lors de l'accueil de la dépouille mortelle, brûlant la politesse aux proches de ce dernier. Après la prière à la mosquée IBN Abbas, l'inévitable DGA a bousculé tout le monde pour embarquer dans l'avion militaire transportant la dépouille à Kaédi, écartant de la sorte une des sœurs de BA Mamadou dit Mbaré, contrainte de faire le voyage par la route. A Kaédi, il intégra le cortège funèbre jusqu'à Waly où le défunt fût inhumé.

Jusque là personne ne s'expliquait les raisons d'une telle hyperactivité du DGA. Mais, à l'en croire, dès la fin de la lecture du Saint Coran pour le repos du mort, et de la présentation des condoléances par les officiels à la famille, Diallo Daouda Samba a dévoilé sa véritable motivation ".

Selon lui, elle consistait à coiffer ses rivaux au poteau en démarrant à chaud une campagne ayant pour but de s'arroger l'héritage politique de BA Mamadou dit Mbaré dans le département de Maghama. C'est ainsi, poursuit-il, qu'il entreprit de mobiliser tous les compagnons politiques de ce dernier à l'exception de Diallo Abou Moussa, Président de la Haute autorité de régulation des marchés publics, son principal rival déclaré.

A tous, dit-il, il délivra le discours suivant : " De son vivant, BA Mamadou dit Mbaré m'avait désigné coordinateur du groupe en attendant de lui succéder. Maintenant qu'il n'est plus, nous devons sans délai, dans la perspective des prochaines échéances électorales, nous retrouver pour convenir d'une position politique commune dans le département de Maghama ". Scandalisés par cette indécence " abjecte ", les intéressés auraient tous violemment manifesté leur indignation assortie pour certains de menaces de voix et faits musclés.

Tiqué, Diallo Abou Moussa réagit

Ainsi, semble t-il, Diallo Abou Moussa, Président de la Haute autorité de régulation des marchés publics et prétendant lui aussi à l'héritage politique de BA Mamadou dit Mbaré dans le département de Maghama, se démena sans compter. Flanqué de Bass Mamadou inspecteur des eaux et forêts et candidat déclaré au poste de Maire de Maghama, Watt Oumar Ifra beau père de ce dernier, et Soumaré Harouna professeur du secondaire, il multiplia les contacts diurnes et nocturnes pour contrecarrer l'offensive de Diallo Daouda Samba.
Il était évident pour les observateurs avertis de la politique dans le département de Maghama que, les Diallo Daouda Samba et Diallo Abou Moussa avaient enterré BA Mamadou dit Mbaré bien avant l'heure, et leur empressement s'explique par le fait qu'ils ne représentent pas grand-chose dans leur terroir commun.

Fortement remontés par toutes ces indécences, fait remarquer notre interlocuteur, les autres compagnons politiques de feu BA Mamadou dit Mbaré décidèrent à l'unanimité, dès leur retour à Nouakchott lors d'une réunion tenue dans le bureau de Soumaré Demba Directeur de Cabinet du Président du Sénat, de bannir Diallo Daouda Samba de toutes leurs activités politiques s'il maintenait son projet, et de demander des explications à Diallo Abou Moussa sur les intentions qui lui sont prêtées.

Pour clarifier les positions des uns et des autres dans cette partie de poker - menteur, ajoute t-il, une assemblée générale des anciens compagnons de feu BA Mamadou dit Mbaré fut d'accord parties convoquée au domicile de Kane Isma leur doyen d'âge. A l'exception de Kane Amadou Tidjane Maire de Dolol et suppléant du Sénateur de Maghama, retenu dans sa Commune.

" Ils étaient tous présents : Kane Isma, Diallo Abou Moussa et Diallo Daouda Samba pour la Commune de Maghama, Hachem Ould Mbareck Sebkha Maire de la Commune de Beylougué - Litama, Mohamed Elgaray dit Didon Maire de la Commune de Vraa - Litama, Soumaré Demba Directeur de Cabinet du Président du Sénat pour la Commune de Toulel, Samba Ndiaye Adjoint au Maire de Sanghé, Louty BA pour la Commune de Waly, Brahim Sadou pour la Commune de Dao ", précise t-il.

D'entrée de jeu, dit-il, des explications furent demandées à Hachem Ould Mbareck Sebkha Maire de Beylougué - Litama, à propos du caractère ethnique de la réunion tenue la veille chez le Député Mohamed Abdallahi Ould Guelaye un de leurs adversaires historiques. L'interpellé déclara qu'il s'agissait d'une réunion familiale ce que des participants contestèrent arguant qu'il s'agissait d'une dérive sectaire.

Ce fut ensuite Louty BA, unique ressortissant de Waly présent à l'AG, qui apporta des précisions concernant les contacts établis, en marge des obsèques BA Mamadou dit Mbaré, par leurs partisans avec le Colonel Sogho Alassane le leader dugroupe adverse. Il expliqua qu'il s'agissait pour les anciens et les jeunes du village de remercier le Colonel Sogho pour l'aide fournie dans le cadre des obsèques et de confirmer l'engagement pris pour à collaborer entièrement avec lui et sans conditions comme le défunt le leur avait demandé. Puis Diallo Daouda Samba, pousuit-il, resservi son discours successoral qui déclencha alors une virulente réaction de l'ensemble de l'assemblée.

A l'en croire, il fut traité de tous les noms d'oiseaux et l'objet de menaces d'agression physique ce qui l'amena à faire immédiatement volte face.

Il revendiqua pour cela être le premier à rejoindre le Colonel Sogho Alassane dès que feu BA Mamadou dit M'baré lui notifia son retrait de toute activité politique dans le Département de Maghama. Ce fut alors le tour de Samba Ndiaye l'Adjoint Maire de la commune de Sanghé qui déclara, explique t-il :" Je me suis engagé en politique pour assurer le leadership de la Commune. Il n'est par conséquent nullement question pour moi de me soumettre à l'hégémonie des " Déniyankobés ".

En conclusion et tous comptes faits, dit-il, tous les participants à l'Assemblée générale à l'exclusion de Samba Ndiaye l'Adjoint Maire de la commune de Sanghé, ont décidé de rejoindre avec armes et bagages et sans conditions le groupe dirigé par le Colonel Sogho comme feu BA Mamadou dit Mbaré le leur avait demandé en juillet / août 2012. D'après lui, dans cette quasi unanimité, il ya ceux qui sont convaincus et sincères, ceux qui font contre mauvaise fortune bon cœur, et ceux qui suivent le mouvement du bout des orteils en attendant d'être fixés sur le sort de leurs ambitions déclarées ou savamment dissimulées.

Moussa Diop


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Commentaires (7)

  • rasshmar (H) 13/02/2013 16:14 X

    Pourquoi ceux qui se sentent diffamés n’usent ils pas du droit de réponse dans les colonnes de « Quotidien de Nouakchott », ou n’assignent ils pas le journal en justice ?

    Monsieur Diop ne peut rien publier sans le feu vert des Directions de rédaction et de publication de l’organe de presse qui l’emploi seuls responsables en justice.

    Soit les éléments en cause sont étayés par des preuves irréfutables et tout le monde sera édifié, soit ils ne sont pas fondés et la justice sévira.

    Tout le reste n’est que verbiage sans intérêts.

  • gongaafrik (H) 12/02/2013 16:32 X

    J’hallucine !!!!! Mais ou va t on ? Le pacificateur et ko min ne me dites pas que vous croyez à ce que raconte cet article. Cela me laisse sans voix.

    Tu sais ko Min la différence entre les peuls et les maures c’est que les peuls sont leurs propres ennemis. Non mais la mon Ga as tapé fort,

  • mesrinos (H) 12/02/2013 16:25 X

    Il a été remarqué qu'à chaque fois que ce "journaleux" de monsieur DIOP s'exprime sur la politique de maghama c'est pour magnifier le Colonel SOGO Alassane et "descendre" les autres hommes politiques; à mon avis la cagnotte financière doit-être remplie.

    Quand on es journaliste on doit tant soit peu afficher une certaine déontologie et du professionnalisme qui sied à la matière. Dire que DIALLO Abou Moussa est héritier de feu BA Mbaré est faux et affirmer dans la foulée que DIALLO Daouda s'est mis en avant pour le repos du defunt c'est tout à son honneur car personne n'ignore les rapports qu'ils ont entretenu personnellement et politiquement; si en partie le feu BA Mbaré a été sénateur c'est grâce à l’engouement de DIALLO Daouda qui lui aurait fait bénéficier de ses conseillers; mais aller jusqu'à instrumentaliser le moment du deuil pour en faire une inspiration pour un article à charge, monsieur DIOP Moussa je vous demanderai d'aller faire un autre métier que du journalisme...

    écoutez les conseils de vlane...

  • I-Am-Sexy-And-I-Know-It (H) 12/02/2013 15:36 X

    voila encore quelqu un qui a une dent contre Diallo Abou Moussa et Diallo Daouda.

    mais dela a inventer des histoire et utiliser un homme mort pour nuir a ses adversiare, moi je dis chapeau!!!!

    je suis d'acord avec vlane, la meilleur façon d'arriver a ses fin c'est de se poser des question et voir pourkoi est ce qu on aboutit pas au lieu d'attaquer ses adversaires; sa ne leur fera que de la pub.

    a bon entendeur ...

  • vlane123 (H) 12/02/2013 15:06 X

    essalamou aleikoum,
    je ne suis pas d'accord avec les dires de cet article. ces messieurs que vous citez sont des proches et ont une grande estime au défunt BA Mbare.

    Soyons honnêtes avec nous même cet article n'a rien de véridique et l'auteur n'est vraiment pas honnête d'utiliser la mémoire d'un homme mort pour critiquer ses adversaires.

    A mon avis l'auteur devrait plutôt se concentrer et développer une stratégie afin d'arriver a ses fin.

    cela est un conseil d'un connaisseur...

  • Ko min (H) 11/02/2013 07:56 X

    C'est connu ça. Les peuls de Mauritanie aiment ça, s'entre-déchirer. Ils adorent. La boulimie du pouvoir quand tu nous tient. Qu'est ce qui fait la force des Maures, il faut le reconnaître, ce qu'ils ne règlent jamais leur histoire dans la place publique devant tout le monde. Changer de comportement, s'ils vous plait mes chers parents. Il en va de votre survie.

  • Le Pacificateur (H) 11/02/2013 02:47 X

    Tout cela n'est pas sérieux ! Le regretté Bâ Mamadou dit M'Baré ne mérite pas ça ! Et puis les "politicards" de Maghama présentent ici une mauvaise image d'eux-mêmes !!!!!!!!!!!