24-05-2013 18:23 - Crise : Aziz détient la solution

Crise : Aziz détient la solution

Ne nous leurrons pas : La solution à la crise se trouve entre les mains du président Aziz. Un simple "oui" de sa part ferait retourner la majorité qui le soutient à 180° ou à 360 (je ne sais, demandez aux mathématiciens). La Coordination de l’opposition démocratique (COD), qui ne détient pas le jeu, ne peut continuer, éternellement, à refuser le compromis.

Et bien oui, c’est le paradoxe d’une situation que le pouvoir n’arrive pas à appréhender pour trouver une issue négociée à la crise politique actuelle. Même si le président Aziz ne se prononce plus sur « l’Etat de la Nation », depuis les visites à l’intérieur du pays, personne ne comprend le pourquoi d’une léthargie quasi permanente de la Majorité censée soutenir le programme du président.

Aujourd’hui, majorité et opposition doivent comprendre une chose : la Mauritanie passe avant tout. Personne ne pourra se sauver seul si l’option du chaos est privilégiée. Les exemples de ces « catastrophes » politiques ne manquent pas.

En Libye, où la disparition du « Guide » n’a pas arrangé les problèmes, en Egypte, où l’armée continuera encore sans doute à « encadrer » le nouveau pouvoir, et en Syrie, où la solution n’est pas encore pour demain. C’est pour dire que le président Aziz doit comprendre que le dialogue avec la COD est une nécessité, et ne pas se laisser entraîner par ceux qui voient les choses autrement. Dans un camp comme dans l’autre, l’intérêt particulariste ne doit pas primer sur l’intérêt général. Il faut sauver le pays de la déchéance – de la décadence – qu’entraîne, inéluctablement, le pourrissement d’une situation qui dure depuis août 2008.

Car, qu’on le veuille ou non, la crise présente est la conséquence directe des errements de nos politiques qui n’ont pas su bien gérer l’après coup d’Etat contre le président Taya. Ils ont tous triché, croyant avoir mis toutes les chances de leur côté pour s’emparer du pouvoir. Un jeu de dupes qui, finalement, s’est retourné contre tout le monde et promet de durer encore longtemps si la raison ne ramène pas les différents protagonistes de la crise politique à s’asseoir autour de la même table pour trouver une solution consensuelle. Une sorte de compromis et non de compromission, comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent.

Et là, il faut peut-être que l’idée maintes fois réitérée par le président à propos du renouvellement de la classe politique, soit revisitée. Même en politique, il doit y avoir un droit à la retraite, un changement d’âge qui donne une certaine conformité des idées avec le temps. Les générations postindépendance ne doivent-elles pas, pour cela, passer le témoin à celles nouvelles qui aspirent à un véritable changement ? C’est une voie à explorer, de manière raisonnable, pour que cette « transition » politique passe sans heurts et pour que les mauritaniens comprennent que la démocratie, au sens occidental du terme, n’est pas forcément antinomique des adaptations qu’eux-mêmes peuvent lui apporter. Sans cela, on risque de toujours tourner en rond.

Sneiba


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Commentaires (1)

  • yaaour (H) 24/05/2013 20:22 X

    il doit y avoir un droit à la retraite, un changement d’âge qui donne une certaine conformité des idées avec le temps. Les générations postindépendance ne doivent-elles pas, pour cela, passer le témoin à celles nouvelles qui aspirent à un véritable changement ? C’est une voie à explorer, de manière raisonnable,

    sneib vous avait repris les parole de AZIZ à NDB en 13 mars 2012, donc toute la COD sauf TEwassoul et Moustaqbel sont épargnés et les autres il faut qu'ils partent volontairement à la retraite pour laisser la place aux jeunes.

    etend moi il ne le feront pas par ce que NDI donne des sous et c'est partis c'est des partis ''PAPA' ou cartables comme beaucoup de ONG.

    merci sneib de ta plume