12-08-2015 08:45 - Abderrahmane Ould Ahmed, rescapé des camps de la mort «Oui, il y avait des Haratines à INAL !»

Abderrahmane Ould Ahmed, rescapé des camps de la mort «Oui, il y avait des Haratines à INAL !»

L'Authentique - «Peu de gens savent qu’il y avait des Haratines dans les camps de la mort durant les années de braise, notamment entre 1990 et 1991 ! » C’est l’une des principales informations, et elle est de taille, que Abderrahmane Ould Ahmed, un des 96 rescapés d’INAL, a lâché lors de la conférence de presse qu’il a animée, lundi 10 août 2015 au siège du FONADH, à Nouakchott.

Portant les stigmates d’une longue souffrance, dont seuls subsistent un physique affaibli et des séquelles morales visibles, Abderrahmane Ould Ahmed se bat depuis quelques petites années, selon ses dires, «contre tout un système qui détient le pouvoir politique, économique et militaire ».

Cette redoutable machine, dira-t-il en substance, «se protège et protège ses membres pour garder dans les limbes de l’histoire scabreuse de la Mauritanie, un nauséeux passé peu glorieux ». D’après lui, l’inconscient collectif associait jusque-là, le génocide perpétré en 1989 sur ces terres de l’Islam, à l’épuration ethnique qui avait visé essentiellement la composante Halpulaar du pays.

En trois ans, des dizaines de milliers de paysans et d’éleveurs de la Vallée subiront massacres et déportations de groupes vers la rive sénégalaise, déchus de leurs biens et de leur nationalité. Par ailleurs, la quasi-totalité des cadres ont été chassés de l’administration. Des civils et des militaires ont été conduits vers des «camps de la mort ». Mais jusque-là, l’histoire n’avait retenu comme victimes de ce pogrom que les éléments «rebelles de la communauté halpulaar, accusés d’appartenir aux FLAMS et de comploter contre la Mauritanie» précise-t-il.

Aujourd’hui, Abderrahmane Ould Ahmed, ancien Directeur général d’une société privée de nettoyage industriel et de représentation commerciale à Nouadhibou, divulgue des informations contraires. «Au camp d’INAL, nous étions trois Haratines » selon lui. «En plus de moi, il y avait Brahim Vih El Barka et Mohamed Ould Mouh».

Brahim Ould Vih El Barka mourra selon lui de la plus atroce des manières. «On avait enserré un fil de fer autour de ses testicules et quand elles se sont gonflées, elles se sont déchirées, laissant échapper les deux boules et il mourut aussitôt» dira-t-il. «Les exécutions étaient systématiques à INAL, certains écartelés entre deux véhicules, d’autres pendus, comme les 28 prisonniers exécutés le 28 novembre 1991 jour de l’indépendance du pays » ajoute-t-il.

A INAL, les prisonniers, dira Abderrahmane, vivaient dehors, en plein air, attachés à des poteaux, sous le soleil ardent du jour et la fraîcheur de la nuit, certains étaient nus et d’autres avaient eu la chance de porter des culottes» Il est arrivé un moment, selon Abderrahmane, où tout le monde était fatigué, bourreaux comme victimes. «On ne prenait plus la peine de nous torturer ; on venait marquer le jour ceux qui devaient être exécutés la nuit ». Le plus atroce, selon Abderrahmane, «on laissait les morts sur les poteaux jusqu'au pourrissement, puis on creusait un trou sous leurs pieds, pour les y précipiter, masse gluante». Dans le raffinement de la mort à donner, il est arrivé un jour où 17 jeunes prisonniers furent désignés pour creuser un trou de deux mètres de profondeur, puis lorsqu’ils disparurent complètement, ils furent ensevelis vivants»

Puis, un jour du 18 mars 1991, après 150 jours dans l’enfer d’iNAL, c’est la délivrance. De 256 prisonniers, 96 sortiront morts vivants, avec des séquelles qui en emporteront la majeure partie, témoigne-t-il. Libérés. Ils seront jetés par groupe, nuitamment, chacun sur l’axe qui mène chez lui. Abderrahmane déclare avoir été jeté tout près de chez lui, masse inerte, n’ayant aucune force pour bouger. Le lendemain, les ménagères sur la route du marché le découvriront, diable sorti de sa boîte, sans visage humain. Le croyant mort, ses biens ont été partagés entre ses héritiers et son épouse après son veuvage était rentrée chez elle puis s’est remariée.

Il lui faudra des années pour se rétablir et recouvrer sa santé. Puis, il attendit que le régime qui avait sécrété les camps de la mort quitte le pouvoir pour trouver des interlocuteurs valables. «Lorsque Maaouiya fut renversé en 2005, qui l’avait renversé ? Ely Ould Mohamed Vall, son ancien Directeur de la Sûreté et le tortionnaire en chef de son régime. Il n’y avait pas toujours d’interlocuteur » note-t-il, pour expliquer les raisons de son silence depuis toutes ces années. Abderrahmane déclare que ce n’est qu’avec l’arrivée de Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir et sa prière à Kaédi que les dossiers relatifs à cette période commencèrent à se poser ici en Mauritanie d’une manière ouverte.

Il affirme avoir été l’un des premiers à avoir déposé son dossier, mais sans trouver toujours d’interlocuteur car les principaux acteurs et bourreaux de ces époques sanglantes sont toujours aux points névralgiques du pouvoir, dont selon lui, l’actuel Directeur de la Sûreté, le général Ould Meguett, «l’un des plus grands tortionnaires pendant ces années de braise alors qu’il n’était encore que capitaine»

Abderrahmane a lâché des noms d’officiers, de sous-officiers, de commissaires de polices et d’agents, qui ont participé aux massacres des Noirs de Mauritanie entre 1989 et 1991 et qui sont toujours en activité. Certains étaient de simples lieutenants ou capitaines ou commandant et sont aujourd’hui des colonels et des généraux. Parmi ces tortionnaires, l’ancien commandant du camp d’INAL, le commandant Sidina Ould Cheikh Bouya, le lieutenant Mohamed Salah, le lieutenant Isselkou Ould Rabani, et des centaines d’autres. Mais Abderrahmane Ould Ahmed a aussi divulgué une liste de tortionnaires inconnus, principalement de la police, dont l’inspecteur Mohamed Diop, les brigadiers Sidina, Youba Ould Meïssara, Housseynou Sangharé, Baba Ould Baba Doumbiya Alioune…En tout, ils seraient 343 tortionnaires qu’Abderrahmane Ould Ahmed s’est juré de mener devant les tribunaux pour crimes, tortures et génocides. «Et ces tortionnaires sont de toutes les communautés du pays » témoigne-t-il.

Alors qu’à ses débuts, Abderrahmane a déclaré avoir recherché la voie du consensus pour régler son problème hors du grand public, on ne lui a affiché que mépris et arrogance, le poussant à s’adresser le 19 février 2015 à la Cour Africaine des droits de l’homme et des Peuples qui lui a organisé une rencontre à Dakar avec le juge Augustino.

Ce dernier, après leur entrevue, lui conseilla d’organiser sur place une conférence de presse, ce qu’il affirme avoir fait. Puis, dans un échange actif avec plusieurs organisations internationales comme Amnesty International, l’ONG Karama et la Cour Pénale, il reçut une invitation à assister à la 29ème session de la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme qui a eu lieu entre le 15 juin et le 3 juillet 2015 à Genève (Suisse). Il était prévu, selon lui, une confrontation entre lui et la délégation mauritanienne conduite par la Commissaire, Mint MHeiham. Cette délégation fuira le face-à-face en séchant les assises, affirme-t-il. Aujourd’hui, Abderrahmane Ould Ahmed dit attendre de pied ferme les représentants de l’Etat mauritanien à la Revue annuelle à mi-parcours sur la situation des droits de l’homme en Mauritanie prévue le 20 novembre 2015 à Genève pour les interpeller sur les atrocités commises entre 1989 et 1991.

En attendant ces échéances, Abderrahmane Ould Ahmed affirme vivre sous d’énormes pressions. De hauts responsables de l’appareil d’Etat le harcèleraient pour clore ce dossier. Parmi eux, le gouverneur de Nouakchott-Nord, le commissaire Mohamed Lemine, qui l’a appelé en pleine conférence de presse pour lui demander s’il l’a tenu, car il lui avait demandé, selon lui, de le surseoir et qu’une solution à son problème allait être trouvé. Hier d’accord pour une réparation morale pour les préjudices qu’il avait subies, Abderrahmane affirme qu’aujourd’hui, il ne cherche ni argent, ni privilège, mais seulement, la Justice, jusqu’à ce que les tenants du pouvoir sachent que les Noirs de Mauritanie et les Haratines sont citoyens à part entière et qu’ils doivent jouir de leurs droits sans aucune partialité. Il a enfin exhorté l’union de tous les opprimés de la Mauritanie contre cette terrible machine qui selon lui, n’a aucune pitié pour les faibles.

Dernier rebondissement, Abderrahmane dit craindre pour sa vie, relatant la tentative d’assassinat qui l’a visé dimanche 9 août dernier, alors qu’il attendait un taxi près de la station d’essence de l’immeuble Ould Khteïra à Dar Naïm. Une V8 noire, toute neuve, sans immatriculation et aux verres teintées aurait foncé sur lui. N’eût été la clameur des vendeuses de menthe, il dit qu’il serait aujourd’hui mort, car la voiture serait venue heurter selon lui le bord de la pompe où il était debout. Son conducteur a manœuvré puis poursuivi son chemin sans s’arrêter. Il a déclaré avoir porté plainte contre X. «Je sais que ma vie est en danger, mais le dossier, j’en ferais une décharge à un homme de confiance, qui poursuivra le combat même après ma disparition » a-t-il conclu.

Avaient assisté à la conférence de presse, plusieurs chefs de partis politiques, Kane Hamidou Baba, Bâ Mamadou Alassane et Bâ Soma dit Balas, en plus de plusieurs activistes des droits de l'homme, dont des militants du mouvement IRA.

Cheikh Aïdara



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Commentaires (18)

  • mdmdlemine (H) 17/08/2015 02:14 X

    apparement c'est sérieux que dit l'homme en relisant son droit de réponse sur la toile, Abderrahmane n'a pas l'air de macher ses mots. Toutes mes excuses je croyais que l'enfer d'Inal était exclusivement négromauritanien

  • maurebleu (H) 16/08/2015 04:30 X

    Comment s'appelait-ils ces harratins fall,dico,haydara ,dieng ect .Pourquoi n'avaient -ils pas gardé leurs vrais noms de familles ?

  • emancipation (H) 15/08/2015 10:27 X

    Merci Mahamadou Sy, C'est en lisant CRIDEM ce matin que j'ai decouvert l'article de Mahamadou Sy, lui meme rescapé ( authentique) d'Inal, qui a cherché a prouver de maniere objective et limpide que ce Monsieur n'etait qu'un imposteur. Je le disais dans mon posting precedent, ce genre de mensonges est pire que le negationnisme car ce monsieur est qulqu'un qui cherche a se faire fortune sur les dos des veritables victimes et ayants droit. A Inal, les bourreaux executaient sur la base du facies c'est ce qui ressort de l'article du Vaillant Mr Sy, et quand il y'avait erreur on la rectifiait et l'accuse pouvait facilement rejoindre le camp des bourreaux. Arretez cette mascarade, on n'a pas besoin d'autant de temoignages, les crimes sont averés, il faut penser a la suite, qui sont les victimes, les ayants droits, les bourreaux ,,,. Quand on nous presente chaque jour une fausse victime, je ne sais pas a quoi ca rime, ni pourquoi. Alors Abderahman, tu vas repondre de ce tu dis devant les veritables rescapes, aux desquels tu es au mieux un imposteur et au pire une taupe. Alors ABANA l'argent.

  • adama1958 (H) 12/08/2015 22:48 X

    Cher Abderrahmane Ould Ahmed merci de tous ces éclaircissement mais je crois que vous êtes en retard. Le gâteau est déjà partagé. En tout cas bon courage. Mais avant une question: Quel était le nom sous lequel vous vous êtes retrouvés à Inal. Je pensais que cet événement ne concernait que les halpoulars seulement. Dévoilez-nous votre nom de l'époque.

  • kalidou gueye (H) 12/08/2015 16:54 X

    SallaBarry, le combat est le meme donc ne nous divise pas s'il te plait c'est ce qu'ils veulent (le systeme) et tu me laisse croire qu'ils t'ont payes pour ca. Le combat de IRA, de Balas et tout autre individu noire ou qui soutien le peuple opprime est le meme donc arrete et sache qu'il ya d autres personnes torturees qui sont toujours cachees ou menacees. Unissons nous mes chers, car le combat est le meme et que le chemin reste long mais tot ou tard le systeme tombera.

  • sallabarry (H) 12/08/2015 15:21 X

    26 ans après il sort sa queue en tout cas le combat et le notre nous l'avons lancer seul et nous le terminerons seul malgré nos souffrances notre exil et les intimidations que nous subissons quotidiennement pendant qu'on nous déporté vous étiez les premiers à nous faire subir n'importe quel humiliation les hartanis bien sure aujourd'hui IRA sort ses grands menteurs pour leur fabriquè des légendes sur notre compte qui leur ferons bénéficier de l'asile politique on a pas de votre soutient j'en connait qui nous insulter quand on nous faisait traversè le fleuve de Sorri Malè allez vous faire foutre avec vos témoins préfabriqué tôt ou tard Maaouya le sanguinaire et sa bande irons en prison on a pas besoin de preuve de qui que se soit nous en avons amassè seul une librairie

  • kalidou gueye (H) 12/08/2015 15:18 X

    Merci!!! Abderahmane d'avoir eclairer l'opinion sur ces faits qu'on avait lu par ecrit sur l'ENFER D'INAL. Nous appelons le President Aziz a vous protege contre ceux qui veulent vous assasiner et nous demandons au bon DIEU de vous donner longue vie jusqu'au proces de ces tortionnaires car vous etes un temoin occulaire. Sinon le president sera tenu responsable et pour ces evenements de 89/90/91. Chapeau au president BALAS de Arc-en-ciel le PMC qui n'a menage aucun efforts pour soutenir Abderahmane la ou les autres l'ont laisses et il contribue socialement au developpement, a l'egalite, a la justice sociale de la Mauritanie. Il ya un proverbe qui dit: "une evolution c'est comme un velo, s'il n'avance pas il tombe". C'est ce qui arrive a notre Mauritanie.

  • sraghaa (H) 12/08/2015 14:53 X

    Voici un nouveau vautour qui essaie de semer l'opinion national avec ces histoires mensongères:tout le monde sait que les HARATINS qui sont des MAURES à part entière n'était visé dans les événements 89-90 .D'ailleurs pour l'histoire ceux qui tuaient dans les rues les negro-mauritaniens étaient SURTOUT DES HARATINS .Ce monsieur avait peut-être volé une identité qui n'est pas la sienne ,d'où la cause de son incarcération comme voler n'est jamais bon hhhhhhh

  • CR7Madrista (H) 12/08/2015 13:26 X

    Au moins vous êtes courageux.Vous faites parti des rares rescapés qui osent éclairer l'opinion publique des faits réels.Continuer votre bataille la vérité finira par tionpher.Ces dirigeants sadiques,sanguinaires iront au enfer.

  • CR7Madrista (H) 12/08/2015 13:18 X

    Nous remercions ce Mr de sa bravoure,au moins il a eu le courage,d'éclairer les faits tels su'ils se sont produites.Vous êtes braves,courageux continuer votre bataille ,un jour la vérité trionphera et cescertains le Ouifont dirigeants seront rpoursuivis.Ces genres d'articles meritent des commentaires,et pour tant certa

  • mohamed w.l (H) 12/08/2015 13:13 X

    S est une histoire digne d un film hollywoodien se monsieur a de l imagination en comparant son histoire au autre histoire on se demende qui d entre eux dit la vérité oui il y a eu des arrestations des tortures mais les anciens exagèrent et beaucoup des pretendus prisonniers sont de menteurs et on en profiter pour un exil en Europe et usa et la preuve un haratine membre des .... sa fait rire quel honte

  • zombie (H) 12/08/2015 12:56 X

    T'inquiète pas mon frère Dieu ne fermera pas les yeux sur ces atrocités ils le payeront même avant de mourir déjà parmis ces sanguinaires y'en à déjà qui ont vu les conséquences et ça sert à rien qu'ils fassent la prière par ce qu'ils crameront en enfer inchallah

  • wakhty (H) 12/08/2015 12:13 X

    alahawla wo la khouwety illa billah

  • Symaodo (H) 12/08/2015 11:55 X

    DES témoignages très poignants et véridiques.

  • Gorkovitch (H) 12/08/2015 11:45 X

    Mais pourquoi attendre maintenant pour en parler. Qu'Est-ce qu'il y a derrière cette révélation??? Nous savons tous que Inal n'a épargné aucune souche de la population, de près ou de loin!!!

  • emancipation (H) 12/08/2015 11:25 X

    J'ai eu la chance d'avoir ete a l'etranger 90 et 91 et donc je ne sais pas tellement ce qui s'est passe, mais je sais maintenant avec le recul du temps qu'a cette periode, il y'a eu de graves violations des droits humains, des executions sommaires et autres, et ceci est deplorable. Mais a ma connaissance, les victimes de ces violations etaient des negro mauritaniens, depuis quelque temps, je constate que certaines voix s'elevent pour pretendre qu'elles faisaient partie des victimes sans avancer de preuves tangibles. Pour moi, tout ceci procede de la banalisation de la question des droits humains qui est pour beaucoup d'entre nous une affaire de creneau porteur plus qu'un combat juste et legitime. D'ailleurs, ce monsieur dit qu'il a voulu regler son probleme a l'amiable ( donc le taire), ce qui constitue a mes yeux la preuve de son manque de serieux et de sincerite car une veritable victime ne peut jamais transiger sur une question de dignite bafouee. Demain, peut etre, un Bidhani pourra sortir de son long exil des pays Africains, pour dire qu'il etait victime mais qu'il se cachait pour sa vie et que maintenant que les langues se delient, il veut etre rehabilite. Si vraiment nous voulons regler ce Pb pour de bon, il faut repertorier les victimes dans un premier temps sinon n'importe qui pourra se presenter comme victime, meme les petits soldats qui executaient les ordres de leurs chefs d'alors.

  • presi al (H) 12/08/2015 09:38 X

    La bêtise humaine dans toute sa splendeur. Ce témoignage me saisit à la gorge de manière presqu'insupportable. Les vrais hommes, s'il y en a dans ce pays doivent se lever pour mener la vraie lutte pour la liberté, le droit au partage equitable de notre richesse, à la justice et rétablir la vérité. La peur doit muter dans l'ADN des Mauritaniens. Il n y a pas de courage sans frayeur. M.F.

  • pyranha (H) 12/08/2015 09:28 X

    "Dernier rebondissement, Abderrahmane dit craindre pour sa vie, relatant la tentative d’assassinat qui l’a visé dimanche 9 août dernier, alors qu’il attendait un taxi près de la station d’essence de l’immeuble "....c'est exactement ce à quoi je pensais avant d'arriver à cette phrase.Toutes les tentatives pour le faire taire seront essayées (corruption ..intimidation....assassinat )dans ce pays dont les "musulmans"sont plus haram que les juifs qu'ils dénoncent tous les jours .Que Dieu anéantisse des hypocrites qui se couvrent du manteau de l'islam.