24-07-2017 11:59 - Cédéao, Tchad et Mauritanie s'inquiètent de leur croissance démographique

Cédéao, Tchad et Mauritanie s'inquiètent de leur croissance démographique

RFI - Au Burkina Faso, les parlementaires de la sous-région ouest-africaine, de la Mauritanie et du Tchad viennent de s’engager à œuvrer à la réduction du taux de natalité dans leurs pays. Face à une croissance démographique qui est l’une des plus élevées au monde, avec 6 enfants par femme en moyenne, la zone Cédéao fait face à de nombreux défis qui font dire à certains parlementaires que la croissance démographique constitue une « bombe » à retardement si rien n’est fait pour la freiner.

Ils se sont donc engagés à encourager leurs Etats travailler à ramener à trois le nombre d’enfants par femme d’ici à 2030 et à augmenter à 2% par an le budget consacré à la santé.

Au cours de la réunion de Ouagadougou, les parlementaires ont sonné l’alarme sur le non-respect de l’engagement d’Abuja, qui exigeait des Etats africains d’accorder au moins 15% de leur budget à la santé.

« Les taux les plus élevés tournent autour de 12% au niveau du Burkina Faso. Avec 4% du budget consacré à la santé, on ne peut pas faire de la santé. Il faut absolument changer », insiste Xavier Crespin, le directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé.

Les parlementaires de Cédéao, du Tchad et de la Mauritanie décident donc de veiller à une augmentation de 2% par an du budget réservé au financement de la santé.

Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso : « Les parlementaires ont convenu que les différents Parlements devraient veiller à ce que, dans tous les budgets, il y ait un accroissement annuel de 2% du budget de la santé.

Deuxième point extrêmement important, les parlementaires de la Cédéao, du Tchad, de la Mauritanie ont convenu que d’ici 2030, nos Parlements devraient inciter nos gouvernements à mettre en place des politiques pour que chaque femme ait, au plus, trois enfants. »


Au-delà du financement de la santé, Marcel de Souza, le président de la commission de la Cédéao exhorte les dirigeants africains à la mise en place d’infrastructures de loisirs. « Lorsqu’il n’y a pas de politique de loisir, il faut occuper les hommes. Sinon ils n’ont que leurs femmes et ça crée des dégâts. »

Une croissance démographique non maîtrisée pourrait constituer une bombe à retardement pour les Etats africains, a martelé Salifou Diallo.



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Commentaires (4)

  • mystere1 (F) 25/07/2017 10:39 X

    Article très étrange meme je dirais, pourquoi le tchad et la mauritanie, bon le tchad ne m’interesse pas, c’est le cas de la mauritanie qui est bizarre, en quoi démographiquement 4 millions de la population, peuvent -elle influer géographiquement dans un grand pays occupé par des kidya (montagnes et désert), ayant beaucoup de place, non c’est absurde, c’est une sorte de politique dénoncée en dessous, par nos voisins minoritaires dominants, afin de libérer de la place dans le pays, car la population noire, (autochtones comme maures noires) les inquiètent, depuis le fameux scandaleux discour à néma, en tous cas très bizarre que notre pays soit classé par les pays de croissance de forte natalité, au contraire si les richesses du pays étaient bien gérés, la pauvreté n’existerait pas ici, et on ne peut pas empecher certaines familles d’avoir une grande progéniture, si le destin décrète que des créatures, en particulier humaines vont naitres, eh ! bien IL DIT « koun fa yakoun » mais hélas le pays est mal gestionné par ceux que nous connaissons.

  • a.bennan (H) 24/07/2017 16:33 X

    Rien ne sera règle ainsi car les Negros Africains sont polygames a 95% et nombreux a 3 ou 4 ménages.3 enfants par femme est ce la solution?.

  • lass77 (H) 24/07/2017 16:32 X

    C'est une diversion de la part de la Mauritanie : Depuis quand la démographie est devenue inquietante par rapport aux pays de la CDEAO et du Tchad ??? C'est une diversion sans prededent , La Mauritanie n'atteint meme pas Quatre millions d'Hab , sauf que les autorités craignent davantage la superiorité démographique des Noirs (haratine et negromauritaniens) . Voilà je ne vois pas d'autres motivations sur cette question. La Mauritanie ne connait pas un probleme démographique.

  • ELVALLI (H) 24/07/2017 14:26 X

    Les parlementaires de la CDEAO, de la Mauritanie et du Tchad sont-ils à ce point aliénés ? Comment osent-ils nous proposer de tourner le dos aux enseignements du prophète Mohamed (PSL) qui nous encouragent à avoir plus d’enfants et d’appliquer la théorie que préconise Ehrlich «le développement d’agents de stérilisation de masse» ? Déjà, Aziz se plaignait dans son discours raté de Néma «d’une nuée extravagante de nouvelles naissances que font les Haratines, chaque année, qu’il qualifie de désastre national». Il n’a à leur proposer que peur et mépris ! Pourtant il a besoin de leurs suffrages mais une fois obtenus, il continuera à concevoir le peuple comme une «masse d’idiots». Ce n’est pas un miracle si tous les Yin-Yang sont invités, maintenant à faire deux enfants, au lieu d’un seul par famille d’un peuple d’un milliard et demi de chinois. C’est que ce peuple, qui dirige actuellement le monde, a compris que l’homme a tube digestif, certes, mais qu’il est aussi doté d’une intelligence et de bras qui lui assurent une source intarissable d’ingéniosité pour résoudre ses problèmes sur la terre de Dieu. Les africains disparaitront s’ils s’appliquent bêtement, par parlementaires aliènes ou général déchu comme Aziz, les théories occidentales qui jugent «qu’ils font trop d’enfants».