14-10-2017 11:11 - A Son Excellence Maître Brahim OULD DADDAH, Ministre de la Justice de la République Islamique de Mauritanie

A Son Excellence Maître Brahim OULD DADDAH, Ministre de la Justice de la République Islamique de Mauritanie

Le Calame - Monsieur le Ministre, Excellence,

J’ai l’honneur de vous faire part de mon vif étonnement devant les conditions, qui m’ont été rapportées, dans lesquelles Monsieur le Sénateur Mohamed OULD GHADDA a été présenté au Juge d’instruction à Nouakchott jeudi, puisqu’il était menotté jusqu’à ce qu’il comparaisse.

Monsieur OULD GHADDA est un parlementaire et il ne manifeste aucune intention de prendre la fuite. S’il a protesté contre sa présentation au Juge d’instruction, c’est moins sur le principe que sur les conditions de son extraction et de son transport entravé.

Membre du Barreau de Nouakchott, vous aurez certainement à cœur de prendre en considération mon courrier et de donner des instructions de telle sorte que Monsieur OULD GADDDA puisse de son plein gré, sans être entravé, rencontrer le Juge d’instruction, au risque sinon de créer un incident, humiliant pour tous.

Lors de ma venue à Nouakchott, je souhaiterais pouvoir vous rencontrer pour m’entretenir de cette situation comme de celles d’autres sénateurs, journalistes et responsables d’organes de presse qui m’ont également saisi, et notamment pour m’entretenir des motivations de ces poursuites.

Vous souhaitant bonne réception de la présente,

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, Excellence, en l’assurance de ma haute considération.

Jean-Pierre MIGNARD





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Commentaires (8)

  • Sidikader200 (H) 15/10/2017 07:43 X

    Le president Aziz s'acharne contre le sénateur O Ghadda parce qu'il a commencé dans la cadre de la commission d'enquête du Sebat à mettre au jour les innombrables marchés de gré à gré à travers lesquels Aziz et ses proches ont pillé la Mauritanie. Sa rancune est allé jusqu'à donner ses ordres aux policiers pour qu'ils humilient et torturent le sénateur comme si c'était un terroriste. Tout le monde se souvient du fils de Aziz qui a tiré sur une jeune fille la rendant handicapée à vie . La police l'a traité avec tous les honneurs et il n'a jamais jugé ni inquiété. C'est ça la Mauritanie de Aziz mais demain chacun paiera le prix de ces crimes.

  • bleil (H) 15/10/2017 01:12 X

    Triste, la fin de ce brillant juriste qui a pactisé avec le diable ... au lieu d'aider le pays dans sa quete du chemin perdu du progrés social voila que notre Maitre prende le contre pied de toute la classe politique qui s'est érigé contre les turpitudes d'un gouvernement médiocre, truffé de nullités notoires avec des casiers judiciaires pour certains ... et le honte, la justice qui devait etre le garant de la présence tant attendu des invstisseurs étarngers est devenu une simple officine d'exécution pour le PR ...

  • ASSOCIATION MAIN PROPRE (H) 14/10/2017 18:19 X

    Mr Jean-Pierre MIGNARD, Generalement, les gens qui arrivent au palais de justice sans menottes sont ceux qui comparaissent en n'étant pas détenus, ceux qui sont mis en état d’arrestation et qui signent une promesse de comparaître. Ils arrivent au palais de justice par la porte des quidams, et s’ils sont des vedettes, ils ont une escorte plus importante pour les protéger de la foule et autres paparazzi. Par contre si l’accusé est détenu, le cas de ould ghadda, Les policiers et les agents spéciaux des palais de justice décident qui et quand menotter et si son procès s’avère long, on peut demander qu’il soit démenotté, il sera sans doute démenotté, mais peut-être avec des menottes aux pieds. Entre l’arrestation et le transport au poste de police, puis du poste de police au palais de justice, l’accusé est souvent menotté. Au Canada aussi, s’il avait comparu détenu, LE sénateur Ould ghadda aurait été menotté à son arrivée dans la salle d’audience. Oui, il aurait comparu menotté, dans le box des accusés, avec tous les autres menottés. Alors, Mr Jean-Pierre MIGNARD, on n'a absolument aucune leçon à ne recevoir de personne surtout sur le site-torchon du calame.

  • jakuza (H) 14/10/2017 15:12 X

    Je suis d'avis que ce détenu aurait pu être présenté sans menottes!

  • jakuza (H) 14/10/2017 15:10 X

    Le blanc a parlé! Trêve d'ironie mais je trouve bizarre que malgré le "bataillon" d'avocats nationaux qui défendent cet ex sénateur il faut toujours mettre en avant le blanc ... Mignard! On veut impressionner qui?

  • Moordog (H) 14/10/2017 12:42 X

    Monsieur Jean-Pierre MIGNARD, le ministre de l’injustice mauritanien s’en fou de votre inquiétude et de vos remarques, la justice pour lui c’est de montrer au général qu’il est là pour exécuter des ordres venues de la haut, pour faire plaisir au maître de la terreur, surtout ce qui va le fâcher de plus, est que tu es français et votre président vient de le traiter d’être dur, et cela est inacceptable donc aller vous faire entendre ailleurs, Ghadda devra renoncer à sa dignité, fuir devant le chef, demander pardon au chef ou mourir en prison, voilà monsieur MIGNARD, vous prêchez dans le désert et cela ne manque pas en Mauritanie qui n’est que désert.

  • Socrateplaton (H) 14/10/2017 12:09 X

    M. Brahim DADDAH connait une triste fin de carrière pour un avocat qui est resté longtemps à l'écart des mauvais coups qui ont terni l'image de bonne nombre de ses collègues par le passé . Force est de constater qu'en contrepartie d'un minable poste de ministre dans le gouvernement de Aziz, il a vendu son âme au diable en servant d'instrument docile dans toutes les basses besognes et les machinations criminelles de ce régime . Au crépuscule de sa vie, il se retrouve avec un lourd fardeau sur la conscience et des perspectives de poursuites assurées demain car les temps de l'impunité sont définitivement révolus .

  • abarry45 (H) 14/10/2017 12:01 X

    Monsieur Mignard France Afrique c est fini Occupez vous de ce qui se passe en France où la Cour deJustice européenne condamne la France tous les ans pour traitement inhumain sur les personnes dans les centres de rétention et les prisons et les délits de faciès La Mauritanie est libre