13-01-2018 06:00 - Hommes de Dieu ou extrémistes ? (Partie II et Fin) Par Mohamed Ghoulam El Hadj Cheikh

Hommes de Dieu ou extrémistes ? (Partie II et Fin) Par Mohamed Ghoulam El Hadj Cheikh

Med Yahya Abdel Wedoud - La Sira Prophétique enseigne que les ennemis de l’Islam qui n’ont pas eu recours à la guerre contre Lui, ils comptent par conséquent au nombre de ceux que le Message d’Allah, transmis au Prophète, ciblent par son prêche.

Ce qui dénote de bien des significations. Au niveau de la vie du Prophète, Paix et Salut sur Lui, l’on est en droit de s’interroger sur ce qui a empêché le Prophète, Paix et Salut sur Lui, et Ses Compagnons, Allah les agrée, de prendre leur revanche sur Ouqbata Ibn Ebi Mou’aït qui avait posé le liquide translucide provenant d’une bête gestante sur la tête du Maître de l’humanité, le Prophète Muhammad, détenteur de la plus haute place parmi les créatures.

Au moindre signe, les flèches et les épées auraient tranché la tête à Ibn Ebi Mou’it, mais le Prophète était préoccupé à La Mecque par la question du prêche et de la hausse du nombre des fidèles et le renforcement des capacités et techniques guerrières de ses compagnons.

Le Prophète Paix et Salut sur Lui avait parfaite conscience du moment et des circonstances exactes que vivaient alors les musulmans, et partant, Il avait décidé de reporter la sanction d’Ibn Ebi Mou’aït et de Nadhar Ibn al-Harith au jour de Badr, lors de laquelle tous deux ont été tués de la pire façon sur le champ d’une bataille sans merci, après que l’Islam s’est renforcé et raffermi.

L’épisode de Ta’if et les actes de quelques frivoles parmi sa jeunesse est similaire à ce qui se déroule alors à La Mecque. A savoir une concrétisation pratique de la voie prophétique dans le commerce avec ceux qui ciblent le Saint Prophète. Lequel a été atteint dans son corps vénéré, ses pieds, les plus saints ayant jamais marché sur terre, furent ensanglantés du fait de jets de pierre de la part des égarés.

« De leur grâce, le sol et la crête ont embelli ». Ce fut une époque charnière dans l’histoire. La puissance céleste a répondu à cette auguste personne, dans la mesure où les Anges ont offert leur revanche au Prophète (en appliquant les deux montagnes sur les frivoles de Ta’if).

Toutefois, le Prophète faisait preuve d’une mansuétude, d’une magnanimité, d’une longanimité sans borne, disant « Allah fera sûrement émerger de leur progéniture ne serait-ce qu’un seul croyant ! ».

Là, le Prophète a décidé d’inclure l’ensemble des êtres humains dans son message « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en tant qu'annonciateur et avertisseur pour toute l'humanité » « وما أرسلناك إلا كافة للناس ». En effet, il cherche à les guider et à les prendre en pitié même s’ils agissent mal, à leur manifester sa miséricorde et quoiqu’ils fassent du tort.

Rappelons l’entrée à Yethrib d’Omeïr Ibn Wahb, Allah l’agrée, en provenance de La Mecque, pour assassiner le Prophète Paix et Salut sur Lui. Omar Ibn al-Khattab l’empoigna proposant de le décapiter, révélant le complot ourdi par l’intéressé et Safouane Ibn Oumeyya.

Cependant, la direction (هدي) d'Allah et la miséricorde de Son Messager ont bénéficié au prêche. Epargné par le Prophète, Omeïr Ibn Wahb se convertira à l’Islam et prendra part à la Bataille de Badr.

L’épisode de la calomnie (الإفك selon la traduction de Régis Blachère), en dépit du fait que cela se déroule dans la société musulmane, était comme Allah l’a décrit « immense, عظيم » dans la mesure où il touche à la plus noble des races et à la plus pure des lignées, à la plus vénérée des familles et au meilleurs des époux d’entre tous depuis Adam jusqu’au dernier Jugement Dernier.

Malgré l’acquittement du Saint Prophète par Le Noble Coran et la promesse divine de vouer à un grand châtiment ceux qui y ont eu la plus grande part de responsabilité, le Prophète a coexisté avec le leader du camp hypocrite, qui a manigancé un tel plan visant à calomnier le Saint Prophète et sa noble famille et à ébruiter cela parmi les gens.

C’est le même coupable qui a insulté le Saint Prophète Paix et Salut sur Lui, selon le texte coranique, désigné par Le Coran Sourate des Hypocrites n°63, verset 8 : Ils disent (également) : « Certes, si nous revenons à Médine, le plus puissant en expulsera, certes, le plus humble » (Traduction de Régis Blachère).

Allah s’est chargé de répondre pour Son Prophète et démentir le chef des hypocrites Abdallah Ibn Oubey Ibn Seloul. Le même qui a retiré trois cents de ses soutiens lors de la Bataille d’Ouhoud, commettant une extrême traîtrise contre l’armée musulmane conduite par le Prophète Paix et Salut sur Lui.

Et nonobstant tous ces crimes, le Prophète, Paix et Salut sur Lui, ne l’a pas qualifié et n’a pas ordonné à le tuer, bien qu’il mérite un tel châtiment. Le Prophète a donc coexisté avec celui qui ne porte par d’armes contre le prêche et résiste par la force à la marche de la Vérité et à la campagne d’introduction de l’Islam. Plusieurs exemples illustrent cela, expression de la voie tracée par le Prophète Paix et Salut sur Lui, en legs à ceux qui Lui succéderont.

Un guide pour nous

Certains illustrent l’incident de l’assassinat du juif Kaab Ibn al-Achraf, pour la licité de la mise à mort du plus arrogant parmi les mécréants. Le contexte de l’histoire et ses divers aspects rendent une image plus nette et donnent une signification plus profonde que ce qu’imagineraient les gens de prime abord. Une image plus claire et une signification plus profonde que ce que les gens imaginaient initialement.

En fait, Kaab Ibn al-Achraf compte parmi les Satan de la mécréance qui allient à la planification pour la guerre contre les musulmans l’incitation des arabes contre eux. Il rassemble les plus méprisables des mécréants pour les pousser à la guerre contre le Saint Prophète et ses Apôtres.

Ibn al-Achraf est un poète, auteur poèmes satiriques et irrespectueux dans lesquels il fustige l’Islam et blasphème à l’encontre du Prophète. Il a pris part aux conspirations contre l’Islam.

Ce qu’illustre bien ce texte d’Ibn Isshaq, citant Ibn Kathir « le commencement et la fin ». Ibn Kathir a dit : « Kaab Ibn al-Achraf est de la tribu arabe de Tay’, du clan de Bani Nabhane.

Sa mère est de la tribu juive de Bani Nadhir. Lorsqu’il fut informé des détails de la Bataille de Badr, à la faveur du retour de Zeyd Ibn Harithah et Abdoullah Ibn Rawahah, Kaab Ibn al-Achraf dit : s’il s’avère que Muhammad a atteint ces gens, le fonds de la terre serrait meilleur que sa surface.

Et quand l’ennemi d’Allah s’assura de la véracité de l’information, il alla à La Mecque, puis chez Abdel Muttalib Ibn Ebi Ouada’ah Ibn Dhabirah Essahmi. La femme de celui-ci, Atika bint Ousseid Ibn Ebi al-Iss Ibn Oumeyya Ibn Abd Chams ibn Abd Manaf le l’accueille et le reçoit avec générosité.

Il se met alors à inciter les Quraychites à l’assassinat du Saint Prophète, clamant des poèmes, regrettant les morts parmi les mécréants lors de la Bataille de Badr.

Ibn Isshaq a mentionné son poème qui débute ainsi (Traduction du poète Med Yahya Abdel Wedoud (O/ Hamoud O/ Abdel Wedoud):

(طحنت رحى بدر لمهلك أهله *** ولمثل بدر تستهل وتدمع)

« La meule de Badr écrasa les miens à mort
« Par un tel fait nous commençons pleurant le sort »

A ce sujet, Moussa et Mohamed Ibn Isshq ont dit : Kaab Ibn al-Achraf arrive à Médine. Il pousse les gens à la guerre contre les musulmans. Il n’est point sorti de La Mecque avant de les rassembler pour tuer le Messager d’Allah. Il calomnie Oum al-Fadhl Loubaba Bint al-Harith, mère d’al-Fadhl Ibn al-Abbass Ibn Abd al-Mouttalib et d’autres femmes musulmanes.

Ibn Isshaq a dit : selon les propos d’Abdoullah Ibn al-Moughith Ibn Ebi Bourda : « Le Prophète dit : Qui tue Ibn al-Achraf ? C’est alors que Mohamed Ibn Mouslama, frère de Bani Abd al-Ach-hal, dit : Moi, je le tuerai. Le Prophète dit alors : Fais, si tu le peux. Cette affaire a fait couler beaucoup d’encre.

Ibn al-Achraf
dispose de toute une armée qui que rallient les jeunes Quraychites qui planifient pour l’attaque du Prophète. Autant de facteurs qui justifient la nécessité de son assassinat, d’autant plus qu’il a rompu un pacte passé avec le Saint Prophète Paix et Salut sur Lui.

Le Pacte d’al-Houdaïbiyya

Ce pacte reflète un équilibré entre les deux parties. Ce que les Quraychites reconnaissent. Pour le Prophète, Paix et Salut sur Lui, il représente l’entame du droit des conventions et de paix internationales, outre la valeur des accords signés au nom de l’Etat et de la communauté des croyants.

A cet égard, le Prophète a validé la formulation de l’accord rédigé dans un style et employant des concepts appartenant à connotation juridique islamique. Si bien que l’on puisse évoquer un droit politique accessible et flexible, tolérant l’omission du vocable de Messager au Prophète pour en faire une partie aux conventions, qui négocie, discute, concerte.

En outre, il n’est pas nécessaire de faire usage en ce cas d’expressions juridiques et de la langue coranique. Ce qu’illustre ce propos du Prophète : « J’assistai chez Ibn Jed’ane à un accord que j’eusse aimé avoir, fût-ce au prix des meilleurs troupeaux. Si j’y étais invité pendant l’Islam, j’aurais accepté ».

Le Prophète a renvoyé Ebi Jendel aux Quraychites, qui, exaspérés de la conversion du jeune homme, à l’instar de nombreux autres, l’ont mis en détention. De même qu’il a refusé de recevoir Ebi Bassir, Allah l’agrée, différenciant en cela, à travers es deux exemples, la position de l’Etat musulman, tenu de respecter ses engagements et ses chartes, et celle d’une poignée de tribus alliées en guerre.

Les deux compagnons en question ont compris la position du Prophète, Paix et Salut sur Lui, de sorte que la contrainte de respecter les engagements internationaux ne les a point poussés à se départir de l’Islam, revenant par la suite dans le giron de l’Islam pour se ranger sous l’étendard du groupe et de l’Etat musulman naissant.

Les intérêts du prêche à prendre en considération

Le martyre dans la voie d’Allah, selon l’expression du professeur Fahmi Houeïdi, n’est pas une mince affaire à la portée du premier venu qui n’en apprécierait pas toute l’ampleur. Ainsi, certaines opérations armées ne tiennent point compte de certains paramètres, détruisent les ponts érigés par le prêche, à travers des décennies de travail opiniâtre.

L’Islam se propage en Europe de façon progressive, accueillant tous les jours le gratin de l’élite occidentale qui rejoignant les rangs des croyants musulmans, si bien que l’Islam a pris toute sa place sur la scène sociale et dans le paysage quotidien en Occident.

Par conséquent, toute action exige en Occident la prise en compte des intérêts et des objectifs des musulmans qui vivent dans ces pays, dans la sécurité (de leur personne, de leurs biens) davantage qu’ils n’en trouvent dans les dictatures arabes.

Il s’agit d’importantes diasporas qui appartiennent aux pays occidentaux. Ils sont souvent issus des vagues d’immigrés et de leurs enfants, installés en terre étrangère depuis des décennies en vue de relever l’étendard de l’Islam et de lui préparer un terreau propice. Pour ce faire, ils ont consenti des sacrifices de taille, ils ont résisté et enduré.

Actuellement, les musulmans d’Occident et partant l’ensemble des musulmans, pâtissent de toute action, quels qu’en soient les mobiles et les sentiments éventuels de ses auteurs. Il est certain que l’Islam en France est en passe de traverser une étape difficile. Un haut responsable français évoque la fin des congés spécifiques aux musulmans, du niqab, de l’augmentation des mosquées, de la prière sur les places. A telle enseigne que d’aucuns y voient une véritable catastrophe.

Certains seraient tentés de dire, c’est là un désastre, un cataclysme qui passera. Cela est certes vrai. Cependant, il n’est pas de mon propos d’attirer les crises et encore moins de les provoquer. Nous nous contentons de soutenir la vérité, d’en élever la voix, d’en préparer l’accès aux cœurs des gens.

Nous ne préoccupons guère de transmuer en feu telles opérations dans les vaisseaux de l’extrémisme sioniste et du conservatisme chrétien pour que, in fine, la dignité des musulmans soit à nouveau piétinée, qu’ils soient encore une fois persécutés, martyrisés, au nom d’un « cure » de châtiment ils se seraient bien passés.

Le seul Djihad qui vaille c’est le prêche et l’action sociale, culturelle, le génie, le renforcement et la continuité, la levée de toute de toute suspicion, de toute équivoque. En cela, le prêche nécessite le soutien, plutôt que la confusion, l’arrêt de sa progression par le truchement d’actes qui ramènent le prêche en arrière et déconstruisent tout ce qu’il a réalisé.

Le réalisateur du film, un exemple à méditer

La science des finalités est extraordinaire. Elle recèle bien des mystères. L’expérience montre que des épreuves se transforment en bienfaits, rien n’étant éloigné de la miséricorde d’Allah et encore moins de son châtiment. A titre d’exemple, le réalisateur du film blasphématoire à l’encontre du Saint Prophète, le hollandais Arnaud Van Dorn, s’est converti à l’Islam en 2013.

Troquant l’habit de mécréant et d’égaré contre celui de l’Islam éclatant, il devient un prêcheur musulman. Il extirpe de son cœur l’excès et affranchit son esprit du carcan qui l’enserrait, s’accroupissant à genoux, devant le Mausolée du Saint Prophète, Paix et Salut sur Lui, en pleurs, présentant ses sincères excuses à la miséricorde directrice pour ce qui a émané de lui.

L’Islam a effacé son passé, prenant son envol pour propager l’Islam contre lequel il luttait naguère, ralliant le camp des soutiens du Saint Prophète, Paix et Salut sur Lui.

Pour que l’expérience algérienne ne se renouvelle pas

Je suis effaré ces jours-ci par ceux qui poussent à la diabolisation des positions pourtant prudentes exprimées par le parti du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD en français, Tawassoul en arabe, Note du Traducteur). Dans la mesure où certains cercles proches du pouvoir s’évertuent à conduire la société vers l’explosion, l’extrémisme, peu soucieuses qu’une telle situation sorte du contrôle. Mais, il arrive que la cécité politique amène parfois l’adversaire à enraciner le mal de ses propres mains.

Le penseur algérien Mahfoudh Nahnah est un homme réputé pour son courage. Sans ambages, il annonce son refus de la violence et de conduire l’Algérie contemporaine vers la violence. Nahnah a perdu son alter ego Abou Souleimani – Allah l’enveloppe de sa miséricorde. L’extrémisme a usé du glaive parmi les adeptes du Mouvement de la Société de Paix, à telle enseigne que, bien triste, Nahnah en vient à annoncer qu’il vit entre « le trompeur et le mitrailleur ».

Cependant que des vagues de jeunes ont pris le maquis, dans les cimes des montagnes, prenant les armes contre la société et l’Etat, prenant part sciemment ou à son insu au recul de la marche de la Nation vers le développement et la stabilité politique. Que d’âmes chères ont été immolées, que de deniers publics ont été dilapidés.

En effet, le peuple noble algérien a perdu des centaines de milliers de ses fils, victimes d’un conflit insensé durant cette décennie sanglante (1990-1999).

Mais voilà que Medeni Mirzagh, commandant de l’armée islamique pour le salut, est surpris par la signature d’un accord de paix et réconciliation, n’ayant d’autre but que de permettre le retour des jeunes de la montagne contre la garantie de leur laisser la vie sauve. Finalement, le dossier est clos, sans qu’il ne soit répondu à la question : pourquoi tant d’algériens ont été tués?

En tout état de cause, l’Algérie a traversé des océans de sang et de souffrance avant de revenir à ce à quoi Nahnah et les siens n’ont cessé d’appeler sans complaisance pour les discours d’extrémisme et d’injustice.

Si les maquisards montagnards avaient fait preuve de maturité à la veille de cette décennie, ils auraient épargné à l’Algérie, au Maghreb Arabe et au Sahel cette guerre féroce, qui a servi de prélude aux puissances occidentales le contrôle de l’évolution des peuples et des décisions des gouvernements.

Si feu Nahnah et ses frères étaient des traîtres, ils se seraient tapis au fonds montagnes et des abris dans les vaux des reliefs de l’Atlas algérien, mais il n’en fut rien. Nahnan et les siens sont des hommes de prêche, qui aspirent au changement rationnel, tels des pâtres au sein d’une société pacifique.

Traduisant le célèbre vers du poète antéislamique Tarfete Ibn al-Abd, (إذا القوم قالوا من فتى خلت أنني*** عنيت فلم أكسل ولم أتبلد), Med Yahya Abdel Wedoud (O/ Hamoud O/ Abdel Wedoud), auteur de ces lignes, a composé ce diptyque de vers alexandrins à rimes plates :

« Si parmi les miens, l’on recherche l’honnête homme
« Fier et confiant, je me dis c’est moi, ce surhomme ! »


Comme nous avons besoin actuellement de l’esquisse d’une approche ferme pour traiter de la problématique de la paix et de la violence et d’aborder la rue opposante avec la science des finalités, de sorte que l’attelage du prêche dévoie point de sa voie initiale et soit définitivement décrédibilisée la réputation du message (religieux, Note du Traducteur) en des réactions aventureuses, suscitant contre l’Islam davantage de mal qu’elle n’en repousse.

Si l’autorité percevait la gravité du discours de base auquel poussent des cercles aux abois au sein du pouvoir quitte à discréditer le président, fût-ce au prix du chaos du conflit armé et du discours de la confrontation, elle se serait prémunie d’un tel scénario.

Il est des usages de la paix et des tons dans l’expression de son humeur des nuances d’une fermeté plus efficace que des réactions incontrôlées et tonitruantes : marches, manifestations, retraits d’ambassadeurs, flots de missives, boycott économique, à l’instar des millions qui ont boycotté le site de Google. Il y a là des formes de combat influentes au plan de la communication et nuisibles pour l’adversaire, tout en étant en accord avec l’esprit d’al-Houdaïbiyya.

Hommes de Dieu ou extrémistes ? Partie II et Fin

Par Mohamed Ghoulam El Hadj Cheikh
Traduction de Med Yahya O/ Hamoud O/ Abdel Wedoud
(Facebook : Med Yahya Abdel Wedoud).



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Commentaires (1)

  • abouth (H) 13/01/2018 11:55 X

    Le problème des Frères musulmans d'ici et d'ailleurs, c'est le mélange permanent des genres, entre, d'une part, le prosélytisme au profit d'une conception de la foi, et la propagande politique ultra-temporelle, d'autre part. Ce grand écart intellectuel ruine la crédibilité du discours des Frères auprès de larges pans de l'intelligentsia dans le monde musulman et de l'électeur "lambda". Les Frères de Tunisie, sous la férule de Rached Ghanouchi, érudit respectable, après une expérience désastreuse d'exercice du pouvoir, ont commencé à deviner que la doctrine "frangine" était plus "vendable" lorsqu'elle adoptait la logique de la protestation véhémente et de la contestation tous azimuts et qu'une fois mise à l'épreuve de responsabilité politique et des contraintes gestionnaires, cette doctrine révèle, très vite, ses limites et même sa dangerosité réductrice. En Mauritanie, après l'échec du Printemps arabe et les b/er/ezinas électorales perlées, les Frères ont commencé à réfléchir en vue d'emboîter le pas aux Frères tunisiens, le hic pour les nôtres,c'est qu'ils n'ont ni la cohésion politique, ni l'expertise doctrinale, ni l'expérience militante, ni la légitimité électorale, nécessaires, pour engager un aggiornamento vital. C'est ce qui explique le dernier congrès en demi teinte de Tawassoul; une direction et des résolutions à minima, car le parti Islamiste passe par un phase de mue critique. La logorrhée "ghoulamienne", le nouveau leader, connu pour sa superstition maladive et les appels du pied en direction de la majorité, en représentent, certaines des preuves patentes. Summerising, one can say that Mauritanian Brothers are "for sale", politically speaking, but be careful to ... fake partnership!