28-01-2018 00:00 - Mauritanie : troisième mandat, Aziz ou les islamistes

Mauritanie : troisième mandat, Aziz ou les islamistes

Les Mauritanies - Beaucoup de mauritaniens sont persuadés que, Mohamed Ould Abdel Aziz se présentera pour un troisième mandat. Dans les « faubourgs » et les « villages », des mouvements de soutien spontanés ou calculés s’agitent.

Tous sont persuadés qu’il faudrait laisser au natif d’Akjoujt la possibilité de prolonger son bail, afin répètent-ils à l’envi, de consolider les chantiers du développement et d’éloigner l’hydre du terrorisme international.

Vue des institutions internationales (Banque mondiale et Fonds monétaire internationale), il est inconcevable que la Mauritanie bascule dans une instabilité politique et institutionnelle.

La priorité ici est donnée à la stabilité, un terme qui signifie le respect de la constitution dans le respect de la volonté populaire, la première pouvant aisément se dissoudre dans la seconde.

Au pragmatisme américain, s’est toujours opposé un romantisme français qui avance souvent masqué et qui considère que le troisième mandat ne devrait être plus de mise.

La sortie maladroite de l’ambassadeur français à Nouakchott est symptomatique de cette vision étriquée et donneuse de leçon qui a poussé Paris à déloger Kadhafi à la grande joie de l’islamisme international et à envoyer ses bombes contre Bachar el-Assad, ouvrant la voie à Daech.

L’actuel président français, Emmanuel Macron, désireux de se démarquer de la Françafrique, se méfie des notes diplomatiques transmises par ses ambassades en Afrique, préférant plutôt prendre langue avec la société civile. Problème, celle-ci est en phase de politisation avancée.

Que cela soit au Burkina avec “Balai citoyen”, au Sénégal avec “Yen a Marre” ou en Mauritanie avec l’incontournable Birame Dah Ould Abeid, considéré à Paris comme un pro-américain, les leaders de la société civile sont en phase de mue politique avancée. Pendant ce temps, les politiciens de carrière, désavoués par une jeunesse au chômage, jouent au boycott, à l’immobilisme en tirant sur la corde de l’alternance nécessaire.

La Mauritanie n’échappe pas à ce schéma. Ainsi, le Forum national pour l’unité et la démocratie (FNDU) a transformé la presse française et internationale en caisse de résonnance. Ce mouvement enkylosé par 9 ans d’immobilisme et d’attente du grand soir s’appuie sur la thèse d’un régime dictatorial, relayée par les médias de la Françafrique.

Exigeant toujours un dialogue politique, 10 ans après que celui qu’elle combat est arrivé au pouvoir, l’opposition radicale espère que la communauté internationale s’opposerait à un éventuel troisième mandat. Reste cette énigme du désert: Mouhamed Ould Abdel Aziz continue de clamer, la main sur le Coran, qu’il ne violera jamais la constitution. Affaire à suivre.



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Commentaires (6)

  • mystere1 (F) 30/01/2018 09:53 X

    Ne soyons pas hypocrites, qu'on se disent la vérité, franchement il est préférable mille fois, que le régime de force militaire prennent le pouvoir au lieu de ces fanatiques islamistes, qui je crains que ces barbues précipitent ce pays déja tordus, vers le chaos, il faut savoir que si nos religieux prendront le pouvoir, sachez que nous serons finis, il faut voir le cas de l'egypte avec ses frères musulmans, sans parler d autres pays islamistes, non ! sincèrement et personnellement je préfère etre dirigé par le régime d'un militaire, que nos barbues qui ont l'esprit fermé islamiquement, et qui ne veulent pas aller avec la modernité.

  • Bebah1 (H) 28/01/2018 15:13 X

    On ne sait pas trop où l'auteur de cet article veut en venir (…mais, en réalité, on pense savoir…). En effet, peu de rapport entre le titre et le contenu du posting. Ce qui semble une analyse s'attarde trop sur la critique de l'opposition démocratique (qui serait désavouée par une jeunesse au chômage....Curieux que cette même jeunesse ne désavoue pas plutôt ceux qui sont aux manettes depuis une dizaine d'année...), en semblant oublier le titre de son article...En effet, rien sur la force politique de nos islamistes. Rien.

  • leguignolm (H) 28/01/2018 13:49 X

    En-effet, comme disait l'autre:"il n'y a jamais eu un sans deux" (Banque mondiale et Fonds monétaire internationale) sont de retour encore et qui est leur prochain Ahmed Ould Daddah!

  • bleil (H) 28/01/2018 10:46 X

    Tomber de charybde en scylla ... entre les idiots de militaires et les fanatiques (extrémistes religieux) c'est toujours la pègre ! Le président Aziz doit faire en sorte que des élections générales se déroulent pour recouvrer un minimum de légitimité du pouvoir politique et que 2019 soit l'année du passage du témoin à l'opposition démocratique pour une meilleure gouvernance au profit de nos paisibles populations ...

  • Bertrand (H) 28/01/2018 08:15 X

    Article écrit par un amateur. Ni les islamistes ni biram dont l'assise populaire ne dépasse pas les bidonvilles avec une bonne partie de repris de justice,ni les autres partis de l'opposition ne constitue un risque Les élections auront lieu dans les casernes au sens ou parmi les scénarios à risque le troisième mandat est le plus élevé. La seconde hypothèse Aziz et l'armée soutiennent un candidat de chez eux et changent au moins partiellement le décor est le plus plausible. La France et les usa sont très chiches ils peuvent peut être aider à disloquer le pays en finançant des propagandes et distribuant le moment venu les armes.

  • samboy (H) 28/01/2018 06:25 X

    c'est quoi ce journalisme de marché au puce ? la Mauritanie n'est la Libye, elle n'est la Syrie.