26-01-2018 16:33 - Tribune : Le sens de l'humeur (Par KL Monza)
KL Monza - Chaque Individu est appelé à grandir et certains ont choisi d' évoluer avec réflexion. Il est non seulement question de gestion de conflits mais de savoir gérer les paradoxes.
Cela est vrai partout dans le monde et la Mauritanie n'est pas en reste. Notre pays est assis sur une poudrière et pour l'heure des infiltrations d'eau empêchent, heureusement, les mauvaises étincelles de mettre le feu aux poudres. Si le pays part, selon certaines mauvaises langues, à la dérive c'est que beaucoup cherchent à se positionner oubliant le positionnement du pays lui même sur la Carte du monde.
Trop de discours qui divisent, omettant l'essence même du socle de notre avenir sociétal : les croyances et la religion, celles la qui sont basées sur la fraternité et l'amour de son prochain, la tolérance et le respect de la différence, la promotion et la lutte pour la complémentarité.
Au lieu de cela, la foi impalpable est exhibée avec le paraître au travers de gymnastique de "m'as tu vu prier", transcendant hypocritement la parole d'hier pour finir dans le bain des mensonges d'aujourd'hui. Nous sommes bien un Pays musulman mais il serait temps que l'on nous épargne toutes ces leçons de "comment JE pratique ma foi" car la relation entre chaque personne et Dieu relève d'un engagement individuel et d'une responsabilité personnelle. Aussi est-il opportun de laisser le Plus juste des JUGES juger et arrêter de sermonner les gens ? Qui êtes-vous pour décider ce qui est bien ou ce qui est mal ?
Les rumeurs doivent-elles se justifier à propos de la laïcité du pays, qui on le sait tous que chaque enfant de ce pays "naît et grandit" avec une éducation musulmane? Sommes-nous ce pays de tricheurs ou la triche n'est réfutée que sur le papier? Les interdits sont transgressés en permanence en cachette et les transgresseurs promut aux plus hautes marches des escaliers de la société et dire que le peuple bêle comme un troupeau que chaque berger qui arrive mène en pâture aux hyènes et chacals qui maraudent dans les prairies de la république, à croire que l'herbe bénite de nos ancêtres nous a été coupé sous les pieds, laissant place à un désert parsemé de cram cram.
Savoir où mettre les pieds ne suffit plus, le mauritanien lamda doit être un Mauritanien d'un autre tempérament, celui-là qui se résume en tous et qui fait la somme des différences, pour être ce Mauritanien qui sait se battre pour la complémentarité de tous, adoptant ainsi ce qu'il y'a de positif dans toutes les coutumes, de toutes les composantes sans jamais arrêter de partager avec tous sans distinction de classe, de tribu, de lignée ou de région, prônant une Mauritanie Une et indivisible qui s'assume, s'affirme et s'exprime aux côtés des autres nations africaines, jouant la partition de l'Afrique fière dans le Concert des continents.
Tout cela pour dire que notre devoir participatif et Citoyen, relève d'une corvée très coriace et cela est possible comme le dit souvent, un grand acteur du continent, le sénégalais AFB "rien n'est impossible, cela prendra juste un peu plus de temps". Il est clair que le présent de chaque nation repose sur les bases de sa "démocratie" et sa politique d'actions de développement mais aussi sur la vision de son chef, paradoxalement le premier employé du peuple qui l'a élu.
Qu'en est-il de la vision de notre premier employé ? Les mauritaniens de tous les bords crient à la catastrophe mais jamais personne ne reconnaît certaines réalisations d'aujourd'hui ou d'hier pire encore, l'état et les élus de la majorité, qui s'approprient le travail, oubliant de reconnaître celui de leurs prédécesseurs qui avaient, non seulement, laissé derrière eux les moyens de les réaliser en plus de les avoir entamé, sans parler de tous les flops en matière de gouvernance et de respect des droits humains et de la dignité de l'Homme.
Combien de cas de précarités, de spoliations et ou d'ingérence dans l'appareil judiciaire avons-nous eu vent de part les médias, le bouche-à -oreilles, les réseaux sociaux ou encore les ch'taari de la rue ou au marché? Serions-nous ces damnés de la terre que certains grands hommes avaient déjà mentionné dans le passé, à croire que ce futur d'hier est une vérité aujourd'hui? Où va notre pays, avec tous ces combats désorientés ? Où allons-nous avec ces faux-vrais débats sur l'esclavage, le racisme, la corruption sans aucunement déconstruire les préjugés et sans détachement désintéressé ?
Où va le Mauritanien sans foi, ni loi, rien que des arrivistes et des opportunistes qui ne se dépassionnent nullement pour permettre de réduire l'écart de la pauvreté ? Que serions-nous sans faire en sorte que nous arrivions à ce qui règlerait le problème une fois pour toute, c'est à dire comment développer une classe moyenne en Mauritanie ?
Le président des pauvres emmènerait -il avec lui plus de pauvreté? Peut être que tous ces pauvres gens l'applaudissant, sont-il entrain de chasser leur pauvreté ? Qui sommes - nous pour prétendre être plus juste? Qui représentons- nous pour inciter à l'affrontement? Que faisions-nous quand on décidait à notre place? Croyions-nous que le "très peu" selon certains n'étaient pas légitimes pour choisir? Il paraît qu'il y'a trop de lâches qui se cachent au moment d'agir?
Pour être clair, je parle du Référendum durant le OUIguiya a permit et permet encore de convaincre des mauritaniens, au patriotisme versatile, d'accompagner tout pouvoir qui arrive ou encore tous ces enfants du Pays qui clament la faiblesse du pouvoir et ne font rien de concret pour le renforcer dans sa pénible tâche. Partageons -nous ces valeurs ou les avis arrêtés de compatriotes qui refusent la loi et les règles. Quand la transgression s'installe par la force du silence des brebis, le berger continuera toujours à mener le troupeau où bon lui semblera sans jamais se soucier de la mauvaise herbe qu'il lui fait brouter.
Subir les choses sans jamais réagir, se laisser faire sans rompre avec le mal légitime l'agression sur un lit de d'abus officiel.
Et comme le dit souvent mon frère d'âmes le Président, Africain, DAS : "Il ne sert à rien de se faire violer, parfois ce qui peut tuer le radicalisme et les positions arrêtées, c'est d'accepter de faire l'amour car c'est le meilleur des dialogues". C'est ce qui à mon sens nous est arrivé en Mauritanie et nous devons, pour sauver notre pays, trouver un point de convergence pour l'avenir qui se joue maintenant.
Changement des symboles de la nation, un hymne national qui est aujourd'hui tout sauf un débat car la contestation s'en est allée avec le vent, un drapeau que très peu contestent ouvertement et qui nous représente désormais qu'on le veuille ou non, une nouvelle monnaie qui tente de maquiller une dévaluation sans précédent et pourtant l'on continu de subir comme Si de rien n'était. Autant accepter la tête haute plutôt que notre accord soit confondu avec notre silence qui fait trop de vacarme pour rien. Sankara l'avait si bien Dit "l'esclave qui n'assume pas sa révolte, ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort".
Aussi un peuple qui subit dans le silence, ne mérite pas que l'on s'attarde sur ses problèmes mais le respect de la dignité impose au plus commun d'entre nous d'être ce roseau pensant qui passe le message de tous, Non pas pour faire encore plus de bruit mais pour contribuer au besoin nécessaire du peuple d'ouvrir les yeux et surtout par devoir Citoyen d'affirmer ce que toutes les bouchent du troupeau ruminent dès que les moutons vont paître et ravalent hypocritement dès qu'elles sont en face du berger.
Gouverner une nation ne demande pas la demi-mesure comme disait l'autre mais il faut certainement de la force, de la suite dans les idées mais surtout l'unité dans tous les actes publics, bien choisir la bouche qui va porter la parole de l'état car on ne demande pas à un muet de parler à moins de vouloir obstinément créer un malaise dont le seul nom reste noyé dans une vision trouble puisque personne ne le comprend. Que l'on ne se méprenne pas ! cela va avec la notion de connaissances et la quête du savoir pour construire sans être un maçon car comme le disait Voltaire " ... il y'a une chose qui me fait de la peine, c'est que le gros de notre nation n'a point d'esprit".
Ces lignes sont encore des réflexions que je partage en toute sincérité pour toute la Jeunesse, celle-la qui représente la fleur de notre nation, celle-la au sein de laquelle la Mauritanie doit préparer ses fruits non pas à coup de "Haut conseil" dont on ne comprend pas la mission, non plus par la division mais par une vision et des orientations limpides car comme le disait l'autre : "Le sort de toute nation divisée est de devenir la proie de l'étranger", alors que nous devons être un hôte pour le Monde.
KL Monza
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