26-01-2018 18:45 - Trump adresse «ses sentiments chaleureux» aux Africains

Trump adresse «ses sentiments chaleureux» aux Africains

Le Devoir - Le président américain a rencontré vendredi le chef d'État rwandais Paul Kagame, président de l'Union africaine. Donald Trump a eu beau parler vendredi de ses « sentiments chaleureux » pour les dirigeants africains, il n'a pu faire oublier à Davos les propos sur les « pays de merde » qui lui ont été attribués.

Le président américain a prié vendredi le chef d'État rwandais Paul Kagame, président de l'Union africaine, de transmettre « ses sentiments chaleureux » aux chefs d'État du continent, après une rencontre au Forum économique mondial.

L'UA, qui se réunit en sommet les 28 et 29 janvier dans Addis Abeba, avait condamné mi-janvier les remarques « blessantes » de Donald Trump à l'encontre de plusieurs nations africaines qualifiées de « pays de merde » dans des propos rapportés par des médias.

Couvrant son interlocuteur de propos élogieux, Donald Trump a parlé d'une « excellente discussion », « absolument merveilleuse » avec le chef d'État africain qu'il a eu le « grand honneur » de rencontrer dans la station de ski suisse.

M. Kagame a jugé que l'entretien avait été « bon », ajoutant que les deux hommes avaient parlé d'économie et d'échanges commerciaux.

Le président américain n'a pas répondu à des questions lancées depuis la salle pour savoir s'ils avaient évoqué les propos sur les « pays de merde ».

Le Forum économique mondial de Davos réunit depuis mardi des milliers de grands patrons, riches financiers, dirigeants politiques et activistes, dont de nombreux représentants du continent africain.

Boycottage

Certains entendaient bouder le discours du président américain.

Ses « sentiments chaleureux »? « Ce n'est même pas le début du commencement d'une excuse suffisante face à l'humiliation » ressentie, dit à l'AFP Bonang Mohale, entrepreneur sud-africain et chef de l'organisation patronale BLSA.

Le président américain n'a laissé aux Africains « aucun autre choix que de boycotter » son allocution, lance-t-il.

Bonang Mohale avait envoyé le 19 janvier une lettre ouverte au président américain, assurant que de nombreux entrepreneurs allaient « boycotter » son intervention à Davos « en signe de protestation ».

« J'ai entendu parler d'un boycottage. Pour ma part, je conseillerais de ne prêter aucune attention aux propos de Trump. Ils ne méritent pas que je perde mon temps », déclare à l'AFP la directrice de l'ONG Oxfam, l'Ougandaise Winnie Byanyima.

Les déclarations attribuées à Donald Trump ont suscité une vague d'indignation mondiale.

Les ambassadeurs du groupe africain à l'ONU ont par exemple exigé « rétractation » et « excuses ». Le Sénégal et le Bostwana ont convoqué chacun l'ambassadeur américain. Et le gouvernement haïtien a lui dénoncé des propos « odieux et abjects ».

La demande d'excuses officielles est restée vaine, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, faisant seulement part de ses regrets aux ambassadeurs africains, lors d'une rencontre à huis clos.

Donald Trump a d'abord réagi, comme souvent, via Twitter, avec une formule alambiquée: « Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés. »
« Je ne suis pas raciste. Je suis la personne la moins raciste que vous ayez jamais interviewée », a ensuite déclaré le président américain à des journalistes.

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26 janvier 2018 09h02 | Marie Wolfrom - Agence France-Presse à Davos | États-Unis



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Commentaires (1)

  • Bertrand (H) 27/01/2018 09:04 X

    Les paroles en anglais telles que rapportés ne parlent pas de "pays de merde". Un pays c'est déjà reconnaître l'attribut d'être humains aux habitants. Trumpeur a parlé de fosse de merde : traduction "fosses sceptiques" habitées généralement par les cafards, tous les microbes et bactéries imaginables. L'insulte est irréparable et Trumpeur de s'excuser et indemniser les africains par une partie infime de leurs richesses dilapidées par l'occident colonisateur. Il doit payer son outrecuidance et les âneries qu'il débite à tour d'interviews et de tweets. Il ne parle plus de KIM JONG ONE, qui lui a tout bonnement cloué le bec. les médias oublieront la Corée du nord parce qu'en parler c'est une honte pour les usa et pour ceux qui ne font qu’exhiber les muscles et le bâton contre les infirmes et les malades alités.