27-01-2018 07:45 - Birame Dah Abeid : "Mon ambition suprême est d’accéder au fauteuil présidentiel…"

Birame Dah Abeid :

Les Mauritanies - Il n’en démord pas. Birame Dah Ould Abeid reste constant dans son combat. Ni les défections, ni les calomnies, encore moins les procès d’intention et les tentatives de diabolisation ne semblent dévier l’homme de ce dont il s’est fixé pour mission et sacerdoce, à savoir éradiquer l’esclavage dans ses formes les plus criantes ou les plus sournoises en Mauritanie.

Nous avons rencontré le leader de l’IRA, plus politique que jamais, acquis à l’idée d’un front des différents pôles de l’opposition en 2019 mais pas, alors là pas du tout, à la magie de la candidature unique. Exclusif.

–En ce début de 2018, vous avez effectué plusieurs rencontres avec certains leaders de l’opposition. Quel bilan tirez-vous de ces sorties?

Le bilan de ces rencontres et échanges avec les leaders des différents compartiments de l’opposition mauritanienne mais aussi des différents compartiments de la société civile a représenté pour moi un encouragement et un raffermissement.

Les hommes et femmes qui dirigent ces organisations sont disponibles à participer à l’éclosion d’une nouvelle donne, d’un nouveau climat et d’un large front national qui s’attèle de manière déterminée à exiger une alternance démocratique constitutionnelle, paisible et pacifique.

Le but de ces rencontres, c’est d’emmener les trois pôles de l’opposition, à savoir l’opposition dite « radicale » et boycottiste, l’opposition participative et dialoguiste mais aussi l’opposition sociale populaire et droit de l’hommiste notamment représenté par l’IRA, à s’unir dans un seul bloc national démocratique afin d’aider à l’alternance pacifique constitutionnelle de 2019.

–Etes-vous en train de former une coalition pour que l’un d’entre vous soit un concurrent potentiel du président Ould Abdel Aziz pour les prochaines élections présidentielles de 2019 ?

Moi, personnellement, je ne crois pas à la magie du candidat unique de l’opposition en pareilles circonstances. Au contraire, je pense que la multiplicité des candidatures augmente les chances de l’opposition en général de ratisser large et de raffermir et d’enclencher un processus de concertation au premier tour et au deuxième tour qui pourra avoir raison du pouvoir comme on l’a remarqué dans d’autres pays notamment ceux du voisinage comme le Sénégal.

–Selon-vous, pourquoi l’opposition n’arrive-t-elle pas à former des coalitions lors des grandes échéances électorales ?

Je pense que les régimes militaires qui se sont succédés au pouvoir en Mauritanie depuis 1978 ont pu créer des réseaux d’infiltration de l’opposition, des mouvements d’opposition, des mouvements syndicaux et des mouvements des droits de l’homme dans la société civile. Je pense aussi qu’ils ont pu nuire aux tendances unionistes et collaborationnistes entre les différents pôles de l’opposition. Ils ont toujours créé, de manière occulte, de dissensions entre les forces de l’opposition.

Mais, depuis quelque temps, nous même de l’IRA et d’autres pôles de l’opposition ont senti la nécessité de surmonter ces difficultés et ces pièges pour qu’on puisse, en cas de participation aux élections législatives municipales et régionales, s’organiser dans les différentes circonscriptions électorales afin de coordonner ensemble et de se rabattre sur les listes les plus présentes parmi l’opposition pour barrer la route davantage aux listes gouvernementales. Et toutes les conditions sont à présent réunies pour ne plus tomber dans le piège.

Cependant, pour les élections présidentielles, je pense qu’une concurrence saine doit être scellée dans une charte entre les différents candidats de l’opposition et une coordination favorisant le report de voix au second tour va certainement être décidée.

-Votre engagement politique s’affirme en dehors de votre engagement social. Quelles sont vos ambitions politiques dans l’avenir ?

Mon arrivée en politique a été le fruit et le résultat des aléas de ma lutte pour les droits de l’Homme. Tout commence par l’incinération des livres en 2012, le tollé qui en a résulté et les inimitiés viscérales exprimées par le pouvoir en place et certains partis d’opposition.

Ceci a eu comme conséquence le soutien très fort dont j’ai bénéficié de la part des populations mauritaniennes qui se sont engagées à mes côtés depuis lors. Et aussi les foules représentatives du monde rural, comme des centres urbains. Tout ceci m’a incité à représenter les mauritaniens dans des élections présidentielles.

Cela requiert ainsi l’engagement de beaucoup de déshérités de masse qui ne se reconnaissaient pas et qui ne se reconnaissaient plus dans les partis d’opposition ni dans ceux du pouvoir. Une partie des populations ont été marginalisées.

Ce sont ces populations qui m’ont donné le courage et l’envie de hausser ma voix pour faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas. Donc, mon ambition politique principale est d’accéder au fauteuil présidentiel en République Islamique de Mauritanie.

–Votre mouvement IRA a connu des défections qui l’ont certainement affaibli. Certains vous accusent de gestion dictatoriale. Qu’en est –il ?

Ce sont des jugements faits par certaines personnes mal intentionnées et qui ne font pas de bonnes analyses mais juste des jugements de valeur. Ce sont des analyses qui corroborent des prétentions du pouvoir qui manigancent de temps en temps ce qu’ils appellent défection, mais en réalité ce n’est que l’achat de certaines personnes par le service de renseignements.

Heureusement que ces analyses ou jugements sans fondement n’ont en aucun cas eu d’incidence négative sur le mouvement IRA. Mais au contraire cela fait apparaître la faiblesse du pouvoir qui recourt à ces procédés dans une compétition déloyale avec notre organisation. Je pense que la longévité et la force toujours renouvelées de notre mouvement dénotent de l’insignifiance de cette propagande que les médias de l’Etat font autour des personnes démarchées par l’argent du pouvoir.

Concernant la gestion dictatoriale, on constate que les gens qui le prétendent avaient quand même vécu beaucoup d’années avec nous et ils ne s’en étaient jamais plaints, ni parler de dictature. Mais une fois de l’autre côté, ils se permettent d’accuser l’IRA de tous les noms. S’il y avait réellement de dictature, les plaignants allaient être nombreux.

–Certains observateurs estiment que vous êtes là juste pour la cause de votre communauté (la communauté harratine). Que répondez-vous à cette question ?

Ceux qui disent que Birame et IRA sont là juste pour la communauté harratine ne regardent pas ou ne suivent pas de près les actions du mouvement. Car dans les manifestations ou les rencontres de l’IRA, on dénonce le mal du pays unanimement.

Par exemple la dernière manif organisée il y a deux semaines, il y avait les photos de tous les exécutés, des martyrs d’ INAL, les photos du sénateur Mohamed Ould Ghadda, du poète mauritanien, Abdallahi Ould Bouna, détenu en ce moment et d’un homme d’affaires, tous détenus pour opinions politiques. Et pourtant ces gens ne sont pas les partisans de l’IRA mais nous on les soutient. Car ces genres de détentions arbitraires sont inclus dans la lutte de notre mouvement.

Autre chose, pendant la bataille contre le référendum, c’est nous qui étions en ligne avancée et c’est nous qui avions subi le plus grand lot des exactions des forces de l’ordre.

C’est nous qui étions aussi devant les sites d’INAL, de Wothie, de Sorimaleh…ainsi que dans la vallée pour dénoncer l’expropriation foncière à caractère raciste et l’esclavage agricole. Bref, je pense qu’il y a des personnes qui caressent l’espoir pour que Birame se focalise seulement sur la question harratine afin qu’eux puissent prospérer sur d’autres questions.

Parce qu’ils ont compris que l’approche nationale de IRA Mauritanie et de Birame prend en charge toutes les causes justes de tous les mauritaniens, toutes ethnies, toutes races, toute l’âme confondue.

–Vous-êtes une figure emblématique de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie. Combien d’esclaves avez-vous libéré jusque-là en dehors de l’aide que vous et Aminetou Mint Moktar aviez apporté à la sœur de Bilal ? Une action qui vous a fait connaître d’ailleurs ?

On a libéré directement des dizaines d’esclaves, des femmes, des hommes, des enfants et des jeunes filles et garçons. Mais de manière indirecte aussi, on a libéré des milliers, parce qu’à chaque fois qu’un cas se manifeste, on se sacrifie pour qu’un esclavagiste aille en prison et c’est ce qui pousse d’autres esclavagistes à libérer leurs esclaves par crainte d’être poursuivi.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour éradiquer définitivement l’esclavage en Mauritanie ? Et pensez-vous qu’il y aura un jour où ce système disparaîtra définitivement ?

Je suis prêt à aller jusqu’au bout pour que les choses changent, pour que l’esclavage devienne juste une histoire à raconter pour la postérité. Certainement, ce système disparaitra un jour. Car, je suis persuadé que je dirigerais ce pays et en prenant le pouvoir, la première chose que je vais faire c’est d’éradiquer l’esclavage d’une main de fer.

–Quel message lancez –vous à la communauté internationale et aux citoyens mauritaniens par rapport aux échéances des prochaines élections (2018 et 2019) ?

Je pense que les élections de 2018 et 2019 sont particulièrement grandes et historiques pour le peuple mauritanien qui doit se saisir de cette opportunité. Chaque citoyen doit s’inscrire sur les listes électorales et doit aller s’acquitter de son devoir national de vote au cours des élections législatives, municipales et régionales.

Pour les élections présidentielles 2019, sa particularité c’est que ce sont les premières élections en Mauritanie dans lesquelles, le président sortant ne peut pas se présenter. Ce sont des candidats qui vont compétir seuls entre eux, sans le président sortant. Et cela constitue une première alternance par les urnes en Mauritanie.

C’est un acte historique national fondateur de la paix civile, de l’état de droit et de l’abolition totale de la force brute militaire comme moyen de dévolution du pouvoir et de changement.

Et Cette importance fait qu’il incombe à la communauté internationale d’assister le peuple mauritanien et les autorités de la meilleure manière la plus transparente, la plus paisible et la plus pacifique afin d’organiser et de finaliser ces élections et cette alternance.

Propos recueillis par Diary Ndiaye Bâ



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Commentaires (21)

  • Belphegor (H) 29/01/2018 18:08 X

    @mdmdlemine Vous (et d’autres) nous parlez souvent des Adwabas… Qu'a fait concrètement votre messie sauveur pour eux avec tout l'argent qu'il récolte à part les abreuver de discours et slogans haineux, populistes et démagogiques ? Dites-moi svp. Si vous ne voyez aucun inconvénient à ce que la cause harratine lui serve de fonds de commerce et de tremplin pour ses ambitions personnelles c’est que l’idolâtrie pour ce chasseur de primes a pris le pas sur la raison dans votre cas.

  • Belphegor (H) 29/01/2018 17:33 X

    @Ana Hoor Finaf si

    1)D’abord vous ne me connaissez ni d’Adam ni d’Eve pour affirmer catégoriquement que je suis un exclu, je ne suis ni exclu ni vraiment un nanti mais je fustige les vraies motivations de ce mercenaire qui n’ont rien avoir avec la soif de justice ou le bien être de ceux qu’ils prêtent défendre, désolé si je blasphème à vos yeux au point peut être de me cataloguer comme un pro-pouvoir mais sachez que je me fous (et je les vomis) de l’UPR et de l’IRA comme l’an 40.

    2)J’ai demandé qu’est que Biram a fait concrètement en Mauritanie des fonds glanées au nom des opprimés depuis qu’il sillonne l’étranger avec des chiffres fantaisistes à l’appui pour les besoins de « la cause », là encore incapable de me répondre (je m’y attendais) vous bottez le ballon en touche en vous lançant dans les habituelles envolées élogieuses sur votre totem, il a certes contribué a l’éveil des mentalités mais ce sont ses méthodes que je fustige qui sont une vendetta directe contre toute la communauté maure (la féodalité en milieu Peul ou Soninké est peu ou pas évoquée voire ignorée pour ne pas froisser certains de ses soutiens comme en témoignent les articles publiés sur a ce sujet Cridem qui ne glanent pas autant de réprobation en commentaires des indignés sélectifs du site) dans son ensemble puisque c’est sûr elle que sont distillées a l’étranger les légendes urbaines et les chiffres les plus farfelus : *20% d’esclaves (un comble pour un pays de 4 millions d’habitants qui ferait de nous le pays a la concentration la plus élevée d’esclaves au km2), *Les maisons de maures ne disposent que d’esclaves qui y travaillent comme domestiques etc….

    (J’en passe tellement la liste de couleuvres est longue) qui fait que dans l’imaginaire des étrangers africains comme occidentaux gavés a la propagande de votre idole en carton qui ne sont jamais venus en Mauritanie (j’ai échangé avec beaucoup d’entre eux à ce sujet pendant mes déplacements à l’étranger) nous avons des marchés d’esclaves à ciel ouvert qui pullulent à Nouakchott et à l’intérieur du pays (exactement comme les bourses de véhicules arrivages) tenus par des maures. Les sociétés féodales n’ont jamais été le monopole de la Mauritanie et de la communauté maure sauf pour ceux qui l’ignorent délibérément, elle est dans l’ensemble des pays africains (De la Mauritanie au Tchad pour la zone sahélienne sans oublier les pays de la côte ouest africaine) et dans de multiples ethnies (Peuls, Soninke, Bambaras, Malinkés, Mossis, Samos, Senoufos, Lobis, Gourmantchés) et bien d’autres alors pourquoi votre totem (malgré ses multiples dénégations à ce sujet) s’évertue à présenter cette tare séculaire comme une exclusivité maure durant ses tournées à l’étranger?

    3)Quand certains disent que l’esclavage n’est plus d’actualité en Mauritanie (mais que ses séquelles psychologiques qui subsistent toutes communautés confondues sont à combattre) ce n’est pas qu’il est égal a zéro mais c’est que les cas avérés (recensés ou non) sont très marginaux et aux antipodes des chiffres mensongers distillées ca et la par l’IRA a l’étranger par un Biram toujours plus avide en subsides.

    4)Je suis comme vous épris de justice et de liberté mais souffrez au nom de la diversité d’opinion que je ne caresse pas Biram dans le sens du poil comme vous le faites à cause de ses ambiguïtés flagrantes et sa propagande que je répugne, je n’ai jamais voté pour qui que ce soit depuis que je suis en âge de le faire mais je prie Dieu pour que ce pays ne tombe sous le joug de cette calamite après celui la calamite de l’UPR (Aziz et sa clique) qui ont ruine ce pays au nom de leurs intérêts voraces et égoïstes.

    Bien à vous.

  • hachmi (H) 29/01/2018 13:20 X

    "Mon ambition suprême est d’accéder au fauteuil présidentiel…", toi Biram Jamais de ta vie, mais un autre Haratani oui, mais il reste encore des décennies PATIENCE et PATIENCE !

  • amouls (H) 29/01/2018 09:53 X

    Tout ce tapage pour arriver à ça je veux être président: la recompense. eh bien la candidature est ouverte à tous et chacun pour soit le moment venu

  • lass77 (H) 28/01/2018 15:03 X

    Peut etre il sera un Mandela Mauritanien. C'est facile de denigrer cet homme et de ne rien proposer face à tous les fléaux et maux mauritaniens. Je crois que Biram ne parle pas que de la question haratine, il s'attaque aussi aux autres tares que la Mauritanie fait perdurer c'est une honte on se croirait sur une autre planete.

  • bagaby (H) 28/01/2018 08:37 X

    Titre léger et réducteur ! Objectivement, son ambition est plus étendue que cette image suggérée.

  • bleil (H) 27/01/2018 23:31 X

    ce ne sont pas ceux qui ont de grandes oreilles qui entendent le mieux ... Franchement Biram n'est pas aussi idiot que Taya ou Aziz ! les militaires ont tellement dévalorisé la Présidence et son rôle dans le développement socio-économique que des idiots ont été candidats sous Taya et Biram l'était déjà contre Aziz ! le pays mérite mieux et en a assez de ce genre de chenapans qui font honte à la république sous toutes ses formes !

  • Ana Hoor Finaf si (H) 27/01/2018 18:18 X

    Belphegor (H) Biram a fait le plus difficile qui est le réveil des consciences, il a été partout dans le monde pour montrer l’injustice en Mauritanie, l’inégalité, l’esclavage, le racisme et l’exclusion et je sais que toi (Belphegor) tu es un exclu. Biram se déplacé au départ avec ses propres moyens et des aides insignifiantes, avec ce qu’il a il ne cherche pas à remplacer l’état auprès du citoyen, ni jouer le rôle du gouvernement envers les pauvres citoyens, Biram a fait connaitre le problème des mauritaniens dans le monde entier et cela n’a pas de prix, toutes les lois antidiscriminatoires ont abouti grâce au combat qu’il a mené sur le plan international, si aujourd’hui les tribunaux spéciaux sont créés partout en Mauritanie et que l’esclavage est devenue Crime contre l’humanité, on lui doit ce salut avec tous les risques que cela à mener contre sa personne, sa famille, ses amis qui ne le fuit pas, mais il craignent les sanguinaires du système policier. On doit se focaliser sur l’essentiel et non sur les pétilles.

  • Belphegor (H) 27/01/2018 17:34 X

    @mdmlemine A propos des conditions de vie précaire des couches sociales dont vous parlez qu'à fait concrètement Biram avec les fonds récoltés en leur nom ? Une fois au palais tous ces beaux idéaux seront relégués aux oubliettes par ce monsieur avec des groupes d'intérêts qui graviteront au tour de lui pour le partage du gros gâteau, je ne serais pas surpris que la mal gouvernance qui est l'une des plus grosses tares du régime actuel ne se perpétue après Aziz...Le pouvoir rend aveugle, sourd et surtout cupide et je ne pense pas que Biram en soit insensible, j'espère bien le voir à l'exercice du pouvoir beaucoup de ses fanatiques vont déchanter sérieusement une fois qu'il auront compris que les délices du pouvoir restent un danger pour toute personne qui y accède

  • Ana Hoor Finaf si (H) 27/01/2018 17:18 X

    mdmdlemine (H) Vous êtes pertinent dans vos analyses et je suis vraiment content de lire des mauritaniens qui voient loin l’avenir de ce pays et des populations, en pensant que Dieu est là pour tout le Monde et que tout peut changer à tout moment, l’exemple mon cher est là, qui pouvait penser que Ould Bouamattou serait menacé de prison, s’il revient en Mauritanie, qui pouvait penser que Ould Ghadda serait en prison etc. Voilà des exemples à méditer pour l’avenir.

  • mdmdlemine (H) 27/01/2018 16:38 X

    A Belphegor (H) Il est plus clément pour les haratines d'être "un fonds de commerce" pour des fins politiques, qu'un statut de "démi-esclave", autrement dit "physiquement affranchis", mais politiquement, pédagogiquement, économiquement, professionnelement et culturellement exploités en continu. Il faut vivre dans une baraque, manger des aliments sans viande et mal cuits pour comprendre la disparité des trains de vie des mauritaniens. Avec un foyer de quelques personnes vivant dans l'opulence sur le dos de l'Etat et des adwabas sans eau, ni nourriture, ni école, qui ne voient les élus qu'à l'occasion des élections Il faut reconnaitre que l'injustice ne peut perdurer et le cas échéant, il est source de l'implosion des Etats, en raison de l'impatience des populations de voir l'égalité s'opèrer et de réaliser que celle le chaos plie les systèmes ALors il faut garder ses richesses mal acquis pour soi sans perdre conscience des périls dans lesquels nous vivons C'est paradoxal de voir des dirigeants qui ont tout et qui méditent même pas un instant les risques et les périls auxquels ils s'exposent, preferant verser dans les excés jusqu'au point de non retour. Ce sera alors trop tard et dramatique

  • Belphegor (H) 27/01/2018 15:07 X

    Avec cet interview Biram confirme encore si besoin était que la cause haratine n'est qu'un fonds de commerce et un tremplin pour son agenda politique personnel, libre aux bornés de continuer à croire que ses motivations sont essentiellement humanistes.

  • yawonni (H) 27/01/2018 15:02 X

    Votre stratégie est objective. Aménagez dès à présent une équipe de communication efficiente pouvant travailler horizontalement et perpendiculairement sur tous les aspects. L'opposition doit être ouverte à l'instar de celles de la sous région et saisir une fois cette opportunité pour réussir une coalition exemplaire. Déjà la diaspora est avec biram.

  • Ana Hoor Finaf si (H) 27/01/2018 13:59 X

    Dans ce cas, qu’il ne soit pas surpris de voir ce qui s’est passé lors du referendum où le public de l’aéroport est venu de partout à l’intérieur du pays et le jour du vote les bureaux étaient vides et les résultats sont connus. Aujourd’hui Biram a dit qu’il veut être président et il sera président parce qu’il est convaincu de sa victoire vue la position stoïque du pouvoir, qui ne respecte pas ses engagements, même ceux qui sont avec Aziz lorgne Biram comme futur Candidat et Président, seul Dieu sait ce qui va se passer demain, mais il faut qu’Aziz fasse attention, qu’il sache que toute la Mauritanie voit en BIRAM un homme décidé à régler leur problème.

  • Ana Hoor Finaf si (H) 27/01/2018 13:58 X

    Raisonnement logique de mdmdlemine (H) dans la mesure ou le pouvoir ne veut faire aucune ouverture vers l’opposition radicale ni l’opposition dialoguiste, Aziz se referme sur lui-même et croit que les mauritaniens vont le suivre dans sa logique de maintenir cette population dans l’inégalité et l’injustice, Aziz ne fait rien pour que le peuple sentent sa présence que par des boutades et des énervements, Aziz croit que ceux qui sont autour de lui font du travail pour le peuple alors qu’ils le font pour eux-mêmes.

  • mdmdlemine (H) 27/01/2018 11:53 X

    Les autres éventuels challengers de Ould Dah Biram ne sont pas plus populaires, si l'on raisonne objectivement, suivant un vote massif des haratines, des négromauritaniens et des militants de l'opposition à l'actuel pouvoir, qui trouve dans le leader de l'IRA une lueur d'espoir pour forcer l'alternance, coute à s'éffacer pour les prochains mandats, afin de se lancer de nouveau dans la bataille perdue depuis 1992 pour remporter le fautieul présidentiel Honnetemment, Biram gagnera haut la main les présidentielles, sans besoin de faire un second tour, si est seulement l'administration observera la neutralité et l'armée ne bourrera pas les urnes En dehors de cette régle, ce sera le statut quo et le début d'un quatrieme mandat

  • ASSOCIATION MAIN PROPRE (H) 27/01/2018 11:07 X

    Biram ne sera jamais jamais jamais président de la République, parce qu’il est odieux. 99 % des mauritaniens ne partagent pas son délire. Les mauritaniens ne tolèrent pas aussi ses propos racistes et ses injures public. Biram doit être poursuivi pour diffamation publique à caractère raciste suite à ces propos envers la communauté maure. VIVE AZIZ ET VIVE LA NOUVELLE MAURITANIE

  • Ana Hoor Finaf si (H) 27/01/2018 10:36 X

    Une Interview politique, plein de sens et de respect aux autres hommes politiques de la place, l’homme est clair dans ses ambitions, il veut par le vote gagner les élections présidentielles, mais néanmoins il demande aux mauritaniens d’aller s’inscrire sur les listes électorales, pour aller voté, l’homme qui vient de faire pour la première fois une interview sans s’attaquer aux féodaux et au système raciste et esclavagiste de la Mauritanie érigé en système de gouvernement, donc voilà l’homme Biram politique et non droit de l’hommiste, mais il est clair qu’arriver à la présidence de la république sa première mission est de rayer l’esclavage en Mauritanie et l’injustice. Il faut donc avec lui pour une Mauritanie unie.

  • boubou_kibili (H) 27/01/2018 10:15 X

    Mr le Président continuait cette façon nationale et consensuelle de vous exprimer et tous les masques tomberont. Vous étés face a ce régime et pouvoir honni et une opposition infiltrée qui ne sait plus a quel saint se vouer, le seul et unique espoir pour tous les mauritaniens et mauritaniennes.Allah maake. Sa salam

  • mdmdlemine (H) 27/01/2018 10:06 X

    vous êtes incontestablement présidentiable voire mathématiquement (socialement) favori, mais non seulement confronté à un désavantage administratif et tribalo-féodal, mais également victime de l'oppression, de la diabolisation et du dénigrement. Il faut s'armer de patience, affiné votre stratégie à la cadence dernièrement manifestée, avec un discours apaisé, une proximité poussée des autres leaders et un réfus de se prendre au mille et un pièges tendus par le pouvoirs et ses sbires, réfusant de répondre à la provocation par la provocation Mais veillez régulièrement à rassurer les mauritaniens qu'il n y aurait pas chasse à la sorcière, mais plutôt une cicactrisation des inégalités mise en oeuvre avec justesse, transparence et douceur Un conseiller lambda

  • Bertrand (H) 27/01/2018 08:51 X

    Pour diriger un service dans une administration il faut se prendre au sérieux et arrêter de jouer au clown pour s'attirer la sympathie des fauteurs de trouble. Je ne sais pas si en 2019 bi-rames pourrait réussir la performance de de devenir président de lui même.