01-02-2018 19:30 - Ould Abdel Aziz veut-il se débarrasser du Ministère secrétaire général de la Présidence ?

Ould Abdel Aziz veut-il se débarrasser du Ministère secrétaire général de la Présidence ?

Le Calame - Le poste de ministre secrétaire général de la Présidence est vacant, depuis quelque deux mois. Une Première, dans l’histoire du pays, qui amène les observateurs à se demander pourquoi ce poste stratégique n’est pas pourvu, depuis le départ d’Ould Khouna. Certains n’hésitent même pas à spéculer sur sa suppression, arguant de ce que le Président voudrait tout contrôler.

La vacance vient bloquer les activités du comité de suivi de l’accord signé, entre le pouvoir et une partie de l’opposition, le 20 Octobre 2016. C’est, en effet, ledit ministre qui préside cette structure chargée de mettre en œuvre les résolutions du dialogue de 2016. Elle ne se réunit donc plus.

Interrogé sur la suite de ses travaux, un de ses membres laisse entendre, un peu dépité quand même, qu’ils sont « à l’arrêt depuis le départ de son dernier président ». Et de suggérer, au chef de l’Etat, d’en confier au plus vite l’intérim, soit au Premier ministre, soit à l’un de ses chargés de mission ou conseillers, car les résolutions doivent être mises en œuvre avant les élections de 2018 et 2019.

Le départ d’Ould Khouna avait fait courir des rumeurs sur l’imminence d’un « important remaniement ministériel ». Les observateurs prêtent, au Président, l’intention de se doter d’une « équipe de combat », en perspective des prochaines échéances électorales, et en l’état actuel des choses, ni son gouvernement ni son parti ne sont en mesure de relever le challenge.

Pour certains analystes, les municipales, législatives et conseils régionaux prochains seront déterminants dans le départ ou le maintien d’Ould Abdel Aziz au pouvoir, en 2019.

C’est dans ce cadre, semble-t-il, que s’agitent les premières manœuvres, comme la remise à plat de l’UPR, principal parti de la majorité. Le Président voudrait lessiver ce parti qui a fini de montrer ses limites, comme le gouvernement d’Ould Hademine.

Tous deux ont enregistré un échec cuisant, lors du referendum constitutionnel d’Août dernier, incapables de mobiliser les Mauritaniens pour plébisciter le projet d’Ould Abdel Aziz.

Mais la situation économique et sociale est particulièrement difficile. Le Président aura-t-il la témérité de se débarrasser de certains de ses soutiens de première heure, courant ainsi le risque d’élargir un peu plus le cercle déjà vaste des mécontents de son pouvoir ? La voie de salut, pour son avenir, semble pourtant passer par là, croit savoir un analyste. Wait and see !



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Commentaires (4)

  • Selmedine (H) 02/02/2018 00:04 X

    Azis peut se debarasser de tout son cabinet militaire ,civil et le pays continuera à tourner,mieux qu'avant

  • Yii-Caathior (H) 01/02/2018 22:22 X

    Il aura remuer la terre et le ciel pour revigorer ce mammouth au pied d’argile cela sert à rien du tout, l’UPR est une Union Pour Rien, les mauritaniens ne croient plus à ce parti qui a semé la zizanie et le discorde dans ce pays, les militants ne croient plus aux guides et leaders de ce machin, Aziz aussi à intérêt de ne pas chercher un 3ème mandat qui ne lui sera pas servi sur un plat en écorce d’arbre, mais dans un plat remplit de tesson de verre, donc difficile à avaler.

  • zelimkhan2 (H) 01/02/2018 21:18 X

    Hahahaaaaa Il veut le salaire du poste

  • président fondateur (H) 01/02/2018 19:42 X

    Il faudrait tout d'abord que notre guide comprenne l'utilité et le rôle de ce poste. Pour lui , il est le seul Dieu sur terre tout le reste, hommes, institutions ne sont rien. Tout doit contribuer à le mettre en valeur, toute action doit être entreprise pour sa gloire. Tout ce qui n'est pas fait dans ce sens est inutile.