03-03-2018 18:00 - Propos de l'ambassadeur français, 3e mandat...Réaction du porte-parole du Gouvernement

Propos de l'ambassadeur français, 3e mandat...Réaction du porte-parole du Gouvernement

AMI - Le ministre de la culture et de l’artisanat, porte-parole du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh a annoncé jeudi, lors d'une conférence de presse, organisée à Nouakchott avec le ministre de la justice, M. Dia Moctar Malal, l’examen et l’adoption par le conseil des ministres, tenu quelques heures auparavant, de décrets, de projets de lois et de communications dont un projet de loi organique relatif à la Cour des Comptes.

Répondant à une question relative à la position de la majorité présidentielle sur le 3ème mandat, le ministre a rappelé que les propos du Président de la République et ses positions à ce sujet ne sont pas nouveaux, précisant qu’il avait répété à maintes reprises la même position, mais certains ne se préoccupent que de ce disent les médias étrangers.

« La position de la majorité, son attachement au Président de la République et à sa candidature ne sont pas également pas nouveaux. Bien au contraire, ils ne font que se renforcer comme d’ailleurs pour la plupart des mauritaniens.

Relevant qu’il en arrive à craindre que l’opposition, n’en arrive à son tour à s’y attacher et à réclamer, sa candidature et ce sera alors le Président qui aura à refuser de se présenter », a-t-il ajouté.

« Ceux qui ont exprimé leur joie pour postuler au mandat présidentiel, par cupidité ou espoir de lui succéder ou pensant que le processus qu’il a initié serait arrêté, seront très vite déçus, puisque le processus entamé et poursuivi aujourd’hui par le pays est le même qui sera continué après 2019 », a-t-il signalé.

Commentant une question sur les déclarations de l’ambassadeur français accrédité en Mauritanie, selon lesquelles, le futur successeur du Président adoptera la même approche antiterroriste que son prédécesseur, le porte-parole du gouvernement a dit :

« la question posée à l'ambassadeur est: les français et les Européens sont-ils préoccupés par la lutte contre le terrorisme en Mauritanie, la sécurité et la stabilité dans le Sahel, dont le Président est le maître d’initiative.

L’ambassadeur s’est dit rassuré de la continuité de la même approche, même avec un nouveau Président »
, a-t-il clarifié.

« Il faut faire preuve de responsabilité, quand on pose une question, puisqu’il n’est pas approprié de soulever les affaires publiques, qu’il s’agisse d’élections ou de mandats, qui sont, somme toute, des questions intérieures, aux étrangers, qu’ils soient ambassadeurs ou Présidents», a-t-il affirmé.

« L’approche du Président de la République, qui est bien connue, se distingue par sa fermeté pour tout ce qui touche à la souveraineté nationale et à l'indépendance de décision », a-t-il précisé, indiquant que les questions du pays et des mandats, ne sont discutées qu'avec les mauritaniens et non avec les Chefs d’Etat étrangers et les ambassadeurs.

A propos d’une question sur la récente visite effectuée à Nouakchott, par un envoyé spécial sahraoui, le ministre a rappelé qu’elle n’est pas inédite, soulignant l’intérêt accordé par le Président de la République au dossier du Sahara Occidental ainsi que pour son règlement juste et satisfaisant pour tous, soulignant qu’il voit dans cette cause un obstacle à l’intégration des pays de l'Union du Maghreb Arabe.

Le non règlement de cette affaire ne sert pas les intérêts des Etats membres de cet espace ; d’où l’audience qu’il accorde à des émissaires au sujet de questions relatives au Sahara », a-t-il dit.

Le ministre de la justice s’est appesanti quant à lui, sur le projet de loi présenté devant le Conseil des ministres, relatif à la Cour des Comptes, rappelant le statut constitutionnel et ancien de cette instance, née avec la démocratie, rappelant que la révision dudit projet est un devoir afin de le rendre plus adaptée cette institution et corriger tout dysfonctionnement en son sein.

« Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a introduit, après la révision de la constitution en 2012, un article dans la Loi Fondamentale, à savoir l’article 68 (nouveau) dont le contenu vise à définir les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour des Comptes ainsi que les règles statutaires applicables à ses membres, donnant à la Cour des Comptes sa pleine qualité d’organe constitutionnel chargé du contrôle des finances publiques, fixant par ailleurs ses règles de fonctionnement et le statut de ses membres.

« Ce texte ne signifie pas que la Cour des comptes n'a pas été incluse dans la Constitution de 1991, mais que parmi les différents organes de contrôle dans le pays, elle demeure la chambre indépendante de ces organes », a-t-il dit.

« Ce projet de loi intervient pour réaffirmer l'indépendance de cette institution, définir ses fonctions et simplifier ses procédures », a-t-il dit, précisant à la fin de son commentaire, que les plus importants points contenus dans le nouveau projet de loi, portent sur la création de chambres de contrôle à l’intérieur du pays, capables de convoquer, à des fins de transparence, certaines organisations de la société civile, au cours de leur audit ou contrôle.



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Commentaires (7)

  • Belle Plume (H) 04/03/2018 10:21 X

    Les propos du PP du Gouvernement (et de l'UPR) constituent une insulte à tous les mauritaniens, une raclée à la démocrature et une mise en doute des propos du President.

  • Noire Hartanya (H) 03/03/2018 23:08 X

    Président fondateur (H) Ce n’est pas qu’il nous fait rire ce zigoto des temps moderne, il sait peut-être qu’Aziz fera un coup d’état au moment venu et qu’il est dans les secrets militaires, c’est vraiment une honte qu’un porte-parole du gouvernement est en déphasage complet avec le président de la république. Le ministre veut dire au monde entier que, ce que dit le président Aziz est faux, qu’il est un président guidé par d’autres personnes ou d’autres groupuscules, Aziz a fait un faux interview qui ne colle pas à la réalité, qu’Aziz dit ce qu’il veut, le dernier mot appartient aux militaires et moi-même, lui on lui dit il fait, voilà ce que veut dire le ministre au monde, que l’Europe et l’Occident se félicite on s’en fou Aziz était hors de lui au moment de l’interview.

  • Belle Plume (H) 03/03/2018 20:16 X

    Il est honteux de réduire la Mauritanie à un citoyen, fut-il Mohamed Ould Abdelaziz. Il est insensé d'affirmer, sans réelle conviction, que le pays ne fonctionnera pas sans une certaine personne. Ils nous ont conduit de l'Etat-providence à celui Individu. Pauvres mauritaniens.

  • ASSOCIATION MAIN PROPRE (H) 03/03/2018 20:06 X

    brabak (H), l'apparence joue un rôle très important dans la vie donc il est important d'en prendre soin. Comme on le dit: ''les goûts et les couleurs ne se discutent pas''. A chacun son style. Chacun son goût, c'est ainsi que nous sommes tous. Nos deux ministres sont très bien habillés comme d'habitude et ils sont très heureux. Pour le troisième mandat, C’est le peuple qui décidera et Mohamed Ould abdel aziz suivra ce que le peuple de Mauritanie voudra faire. VIVE AZIZ ET VIVE LA NOUVELLE MAURITANIE

  • président fondateur (H) 03/03/2018 20:05 X

    Tellement que ce monsieur nous fait rire chaque jeudi soir que je demande un troisième mandat pour Aziz pour u'il reste à son poste

  • canalhistorique (H) 03/03/2018 19:55 X

    En matière de diplomatie c'est la règle de la réciprocité. Le président n'a qu'à demander tout simplement à son ambassadrice à Paris de commenter les élections françaises et la politique intérieure françaises ...si elle y comprend quelque choses ...

  • brabak (H) 03/03/2018 19:02 X

    Douctour MOHAMED LEMINE Essaie de comparer ton look par rapport au négro qui est à coté de toi.C'est le jour et la nuit.Qu'est ce que tes mains font sur tes genoux? Tu es en manque d'idées et d'inspirations tellement tu penses au 3eme mandat.