19-03-2018 17:16 - Le Président de l’AJD/MR, Mr Ibrahima SARR a prévenu !!!

Le Président de l’AJD/MR, Mr Ibrahima SARR a prévenu !!!

Avomm - Comme à chaque fois, Ibrahima SARR a exprimé avec clarté sa vision de la Mauritanie fondée sur une analyse rigoureuse, précise, à partir des faits et des événements historiques et politiques incontestables.

Son engagement infaillible pour la libération de la communauté africaine et noire opprimée, victime du racisme et de l’esclavage ne souffre d'aucun doute. Il importe de souligner que durant un demi-siècle de combat, il a payé cher ( prisonnier à Oualata et autres formes d’injustice parmi lesquelles la radiation de la fonction publique). Pour autant son militantisme demeure constant, vigoureux et enthousiaste comme s’il retrouvait la vitalité de sa jeunesse.

C’est dans cette perspective que la lucidité de son diagnostic de la situation politique d’hier et d’aujourd’hui ne comporte ni pessimisme, ni alarmisme, même s’il tire la sonnette d’alarme avec clairvoyance.

En effet, Ibrahima SARR a prévenu avec des mots justes et un témoignage fort avec dignité et humanité. Une prise de position qui s’adresse à toute la Mauritanie et à la communauté internationale.

Il ne s’agit pas d’un cri, d’une colère, d’une révolte, mais d’une mise en lumière sans ambiguïté de ce qu’il est advenu de ce système de mise à mort de tout un ensemble humain et de confiscation du destin de tout un pays pris en otage par un système marqué par la cruauté, l’injustice, la médiocrité et l’incompétence de ses élites.

Devant la cécité des tenants du système, l’obscurantisme des élites membres des tribus sur lesquelles est fondée l’idéologie du pouvoir mauritanien et la démission des élites africaines noires, Ibrahima SARR interpelle toutes les composantes de la Mauritanie à se réveiller pour éviter à notre pays une tragédie.

On ne peut pas dire que nous ne savions pas tant ces propos sont étayés par des faits, des pratiques et des actes qui ont rythmé l’histoire politique de la Mauritanie depuis les indépendances.

De Moctar Ould Daddah à Mohamed Ould Abdoul Aziz, le système a maintenu le principe de la domination raciale, l’esclavage, la pérennisation et le renforcement du système féodal. Le paradigme qui a structuré tous les régimes sans aucune exception, de 1960 à nos jours, est celui de l’exclusion, de l’extermination et de l’effacement de la communauté africaine noire.

Rien n’y fait le système entend se maintenir, se perpétuer, se consolider avec comme matrice la disparition officielle des cadres issus de cette composante exclue et opprimée de toutes les institutions de l’Etat.

Cette disparition méthodiquement programmée des membres de la composante africaine noire de toutes les instances représentatives des institutions de l’Etat est entrée dans sa phase finale.

La rigueur avec laquelle cette programmation est poursuivie contraste avec le désordre structurel dans lequel le pays est plongé. Le manque de sérieux, de compétence, d’éthique et de professionnalisme des cadres mauritaniens n’est plus à démontrer.

Pour autant, dès lors qu’il s’agit de l’exclusion des cadres africains noirs, les méthodes sont quasi scientifiques. Il y a comme une expertise technique indéniable des idéologues du système dès lors qu’il est question d’effacement des éléments de la composante africaine noire. Ces idéologues s’y adonnent avec zèle, cruauté et sang-froid.

Le mérite de Ibrahima SARR est de montrer sans amertume l’impasse dans laquelle se trouve le système. Il a mis le projecteur sur la difficulté du système à basculer dans une alternative porteuse d’espoir, de démocratie et de fraternité, du moins de bouger d’un pas pour nous sortir de ce désespoir chronique.

Le système s’étant constitué et enraciné sur des bases racistes, esclavagistes et féodales qu’il n’est plus apte à s’ouvrir à la rationalité, à la modernité et au progrès.

Il multiplie les variations sophistiquées, recyclées techniquement de l’exclusion et de la discrimination de la communauté africaine qui constitue sa cible principale depuis la veille des indépendances. Rien d’humain et de juste n’est envisageable pour les responsables du système pour la composante noire qu’elle soit africaine ou harratine.

Il y a comme un acharnement radical et systémique à faire disparaître toute une communauté humaine de son propre pays et de ses espaces naturels de vie.

Ibrahima SARR a prévenu le bourreau et la victime quant à l’anéantissement programmé des populations noires de Mauritanie. Nous devons prendre nos responsabilités pour freiner cette politique inhumaine et criminelle.

Merci Ibrahima SARR pour ta présence engagée, courageuse, pédagogique et vivante pour l’avènement d’une humanité juste et pour une Mauritanie débarrassée des radicalisés du racisme, de l’esclavage, de la féodalité, du tribalisme, de la négation de la dignité humaine et de l’impunité.

Que la longue vie te soit accordée pour diriger la Mauritanie au service de ton idéal de justice, de fraternité, de paix et de démocratie. Tu en as le mérite, les compétences, la légitimité et la générosité.

SY Hamdou Rabby
Philosophe
Porte-parole de l’AVOMM



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Source : Avomm
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Commentaires (4)

  • KANTAKI (H) 19/03/2018 22:34 X

    Moctar Sarr avec deux R dans le texte, un R de plus pour dire raciste et raciste aussi celui qui lé défend dans ce texte qui n'a aucun mérite ! Sarr lui - même est ce qu'il est dans sa communauté et représente ce que sa communauté lui attribue dans la hiérarchie existentielle conférée en natif à tout homme ou femme né comme quelqu'un de seconde zone... Où veut en venir ce philosophe? Les inégalités transfrontalières qui caractérisent la société de Sarr sont rédhibitoires et en cela les pauvres beidanes ( terme cher à Sarr et consorts) sont impuissants à modeler ou à faire évoluer une société sédimentaire... La société beidane a exorcisé ses démons et lavé son linge sale en famille, les esclaves emprisonnés dans les tiroirs du prestidigitateur Biram Abeid lui ont claqué entre les doigts ! Comment sortir des esclaves en 2018 chez les maures? IL faut être très persuasif...reste que les inégalités ( structrurelles celles-là) chez nos compatariotes ( s'ils le veulent bien) "noirs" hallpuraophones, notamment vont nous coûter très chers car cette société inégalitaire essaie de trouver un exutoire pour justifier ses points faibles historiques qui excluent le plus grand nombre de la possession de la terre et du port de la dignité tout court !

  • Mawdo1960 (F) 19/03/2018 20:46 X

    l exclusion a commence depuis 1960, arrettons de faire des eloges du passe. La Mauritanie a toujours etait et restera un pays d'exclusion jusqua ce que les Africans de RIM dissent no.

  • diargua (H) 19/03/2018 19:48 X

    En effet cher professeur il est écrit sur les fronts de beaucoup (***): depuis que le mot kauwri exite dans leur langue les negros ne cesseront de vivre à la fois les vices et les vertus de la vie (entendez par là le bâton et la carotte)et ce jusqu'à l'extinction du soleil.Vous avez raison tous les kauri disparaitront de la surface Mauritanie.

  • pyranha (H) 19/03/2018 19:02 X

    Merci SY Hamdou Rabby .Cette perception du message d’Ibrahima Sarr que je considère sans « blasphème » de prophétique ne tombera que dans les oreilles de celui que Dieu aura accordé et bienveillance et bénédiction et foi .Mr Saar connait parfaitement bien ce pays pour l’avoir pratiqué sans discontinuer et, il aurait fallu qu’un Fréderic De Clerc ose émerger de ce pays pour le salut de cette nation. Quelques 2 à 3 ans après les événements de 1989 un chroniqueur étranger a fait une analyse de la situation en RIM et une déclaration pertinente que je ne suis pas prêt d’oublier. Lorsqu’il y eut confirmation des décès successifs des prisonniers de Oualata , ce chroniqueur était tellement surpris que parmi ces prisonniers il y avait des condamnations à terme et que tous soient massacrés en si peu de temps . La question qu’il s’est posée est que comment Nelson Mandela prisonnier en Afrique du Sud pays presque boudé par toutes les nations du monde (et même de la Mauritanie) depuis les années 1960 ait pu survivre dans ce pays reconnu officiellement pratiquant l’apartheid avec les conditions que tous connaissaient ? Alors qu’en RIM il n’a fallut que 2 à 3 ans pour éliminer des prisonniers qui pour certains ne devraient purger que quelques années ? Sa conclusion fut que si Mandela était prisonnier en RIM, il n’aurait jamais survécu et qu’il fallait cesser de tympaniser les gens en condamnant radicalement l’Afrique du sud , alors qu’à coté, c’était pire. Et il a tout avait tout à fait raison. La haine avait atteint un certain niveau, que toute la Mauritanie était maudite. Ibrahima Saar et quelques rares rescapés n’ont eu leur salut que par l’indignation internationale. Je suis certain que rien ne sera jamais plus comme avant, car ceux qui guident pour le moment ce pays l’ont décidé ainsi et Dieu les y aidera.