03-04-2018 13:12 - Le charnier de Benamira : un possible nouveau jalon du génocide

Le charnier de Benamira : un possible nouveau jalon du génocide

Boubacar Diagana & Ciré Ba - Des informations non démenties officiellement évoquent la découverte récente à Benamira, situé à une soixantaine de kilomètres de Choum dans le nord de la Mauritanie, de quinze squelettes humains dont neuf sont ligotés aux pieds et aux mains.

Une partie de l’opinion publique a naturellement fait le lien avec la purge au sein de la grande muette, entre 1987 et 1991, qui a laissé dans le secret des tombes hâtivement creusées à Inal, Jreida, Akjoujt, Azlat … et probablement Benamira, de centaines de soldats noirs qui s’étaient engagés au service de leur pays.

Cette macabre découverte, qui pourrait être un nouveau jalon du génocide, n’a pas retenu l’attention d’une partie de la classe politique dont le silence assourdissant n’est pas acceptable.

L’autre silence, celui des autorités, alourdit et rend crédible le soupçon de jalon du génocide quand on sait que les exactions durant cette période, dans l’armée, ont eu lieu principalement dans le nord du pays.

Faute d’avoir pu empêcher se produire le génocide, faute de lumière sur ses ossements humains, nous n’avons pas le droit de laisser les autorités ajouter au crime la bêtise de se murer dans le silence.

Quels que soient les interrogations sur ces squelettes ligotés dont le mode opératoire rappelle d’autres qui sont connus et répertoriés, les autorités ne peuvent pas ne pas faire la lumière sur ces ossements humains car il existe envers les survivants, les ayants droit, les victimes et la Mauritanie, un devoir de vérité.

La réconciliation nationale passera par une requalification du « passif humanitaire » en génocide, une justice rendue et la pénalisation du négationnisme portant sur ce génocide.

Un génocide : une qualification jugée recevable

Depuis son accession à l’indépendance, le 28 novembre 1960, la Mauritanie a mis en place un système d’exclusion de sa composante noire tendant à l’affirmation d’une identité exclusive arabe et la négation de tout soubassement africain à travers la mise en place d’une série de reformes politiques.

Le pouvoir militaire a procédé, au détour d’un conflit banal à l’origine, entre éleveurs mauritaniens et agriculteurs sénégalais en avril 1989, à des déportations massives de plusieurs dizaines de milliers de noirs mauritaniens vers le Sénégal et le Mali.

Entre 1989 et 1992, sous le régime du Colonel Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya, des milliers de civils et militaires noirs mauritaniens furent tués selon un mode opératoire présentant toutes les caractéristiques d’un génocide au sens retenu par les Nations Unies en 1948, dont une des conventions reconnait comme tel tout acte « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux».

Le général président Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé depuis 2011 une opération dite d’ «enrôlement des populations» visant officiellement à doter la Mauritanie d’un état civil fiable et sécurisé, comme dans tous les pays.

Cet enrôlement s’est révélé dans son application être une opération d’exclusion et de bannissement des noirs, suspectés d’être sénégalais ou maliens, ou d’avoir acquis frauduleusement les états civils en leur possession.

Nombre d’entre eux qui se sont vu refuser l’enregistrement, deviennent donc apatrides dans leur (propre) pays, d’autres l’ont été au prix d’humiliations de toutes sortes.

Même de hautes personnalités civiles et militaires, ayant servi le pays pendant des décennies, se sont dans un premier temps fait exclure de l’enrôlement. Dans le même temps, échappent à ces exactions, des étrangers, originaires de pays arabes, installés parfois depuis peu en Mauritanie.

Parmi eux, des Libanais, des Maghrébins, et … des Touareg maliens ou nigériens. Aujourd’hui, cette opération se poursuit dans une relative opacité après de violentes manifestations encadrées par un mouvement de défense des droits civiques dénommé « Touche Pas à Ma Nationalité » et une partie de l’opposition.

La deuxième phase de cet enrôlement réservée aux étrangers vivant en Mauritanie a commencé, brutalement imposée par les autorités depuis mai 2012, sans en avoir précisé les modalités, par la traque de ressortissants d’Afrique noire donc majoritairement des sénégalais et des maliens.

Des expulsions (comme en 1989) ont suivi vers le Sénégal, puis des tractations avec certains pays ont donné un répit à ces étrangers auxquels l’Etat mauritanien impose de se munir de carte de séjour dans un délai très court.

La troisième phase réservée aux mauritaniens établis à l’étranger met à nu les intentions et la ferme volonté du régime actuel de retirer la nationalité à la majorité des mauritaniens établis en France et en Europe. Pour parvenir à cette fin, les autorités de Nouakchott qui clament sous tous les cieux leur attachement à la souveraineté nationale, exigent pourtant à leurs citoyens la présentation d’une carte de séjour délivrée par le pays hôte pour mériter de rester mauritaniens.

Une immersion dans l’histoire de création récente de notre pays nous invite pourtant à la tolérance, à la mesure et à l’acceptation de notre diversité pour construire la nation et entretenir des relations apaisées avec nos voisins.

La frontière avec le Sénégal, un enjeu humain d’abord

Le nom de la Mauritanie n’apparait officiellement que le 27 décembre 1899 par décision ministérielle qui délimitait un territoire qui englobe les régions s’étendant de la rive droite du fleuve Sénégal et de la ligne entre Kayes et Tombouctou, jusqu’aux confins du Maroc et de l’Algérie. Cette décision ministérielle et le choix du nom ont été inspirés par Xavier Coppolani.

En 1900, la première limite du Territoire fut fixée à travers un tracé théorique délimitant les zones d’influences franco – espagnoles au Nord. Le 10 avril 1904, par arrêté, tous les territoires situés sur la rive droite du fleuve Sénégal sont rattachés aux protectorats des pays Maures.

Le 25 février 1905, un décret précise et fixe la frontière au milieu du fleuve Sénégal puis le 8 décembre 1933, un autre décret repousse la frontière sur la limite du lit majeur du fleuve, c’est-à-dire sur la rive droite englobant le sud de la Mauritanie. En 1975 puis en 1989 surtout, l’internationalisation des eaux du fleuve dans le cadre de l’Organisation de Mise en Valeur du fleuve Sénégal a permis d’éviter le pire entre les deux pays mais jusqu’à quand ?

A chaque crise majeure, chaque partie brandit « son décret », à ce jeu dangereux la Mauritanie donne plus l’impression de vouloir en découdre militairement. Les deux pays ont tout intérêt à trancher ce flou juridique au grand bonheur des populations riveraines.

Enfin, le décret du 5 juillet 1944 rattache la région du Hodh, jusqu’alors sous dépendance du Soudan (actuel Mali), à la Mauritanie. Ce rattachement revêt un cachet sécuritaire, l’administration cherchant à neutraliser le mouvement Hamalliste (Cheikh Hamahoullah) dans cette région.

En lieu et place des Émirats (Adrar, Trarza, Brakna, Tagant) et des États du Sud (Guidimakha, Waalo, Fouta Tooro) se substitue et se superpose le futur État de Mauritanie. Jusqu’au 2 juin 1946, le nom de la Mauritanie continuera d’être associé, jumelé avec celui du Sénégal sous l’appellation de « Circonscription Mauritanie – Sénégal » et Saint Louis du Sénégal restera capitale de la Mauritanie jusqu’à la veille de l’indépendance. On comprend dès lors que bon nombre de Mauritaniens soient nés au Sénégal.

Tel est le contexte historique et politique dans lequel a été enfantée la Mauritanie actuelle, regroupant Sooninko, Wolofs, Maures, Bambaras, Haratines et Haal Pulaaren qui vont devoir désormais vivre sur un même territoire unifié et placés sous une même autorité. Il va s’en dire que pour présider aux destinées de notre pays, il vaut mieux connaître ce contexte et tenir compte de toutes les pièces du puzzle. Le prix à payer pour les fils de notre pays, maures comme noirs, sera énorme.

Dès 1946 lors des premières élections législatives dans le cadre de l’Union Française, la question était déjà posée. En 1945, en prévision de ces élections, deux tendances s’étaient dessinées : Chez les maures « le représentant de la Mauritanie ne saurait être un noir » tandis que les notables noirs, inquiets, font appel à une candidature européenne (source : Sous – série : 2G45 : 134, Archives Nationales du Sénégal).

Un territoire, deux administrations et un système éducatif différencié

Paradoxalement, la fracture entre maures et noirs de la vallée du Fleuve était déjà « officialisée » par les arrêtés n°469 et 470 du 20 août 1936 qui organisaient séparément les commandements et administrations : une administration indirecte chez les « indigènes maures », avec des émirs dépendant désormais de l’administration coloniale ; et une administration directe chez les populations sédentaires noires, avec la création de cantons dont les chefs étaient auxiliaires de police judiciaire et percepteurs des impôts.

Ce mode de gestion séparée est renforcé par la mise en place d’un système éducatif différencié. En effet l’administration coloniale, pour asseoir son autorité, affirme son intérêt pour l’école en vue d’une plus grande emprise sur les populations autochtones.

Dans sa circulaire du 22 juin 1897, le Gouverneur Général E. Chaude écrit : « l’école est le moyen le plus sûr qu’une nation civilisatrice ait d’acquérir à ses idées les populations encore primitives». « C’est elle (l’école) qui sert le mieux les intérêts de la cause française » ajoutera le Gouverneur Général William Ponty dans une circulaire du 30 août 1910, comme pour confirmer les propos de son prédécesseur.

Simplement, l’implantation de cette école en Mauritanie se fera, et pendant longtemps, dans le Sud : Kaédi en 1898, Boghé en 1912…. alors que les Médersas le seront seulement à partir de 1916 à Boutilimit, puis à Atar en 1936…., en raison notamment de l’hostilité affichée en pays Maures. C’est ce qui explique qu’à l’accession de notre pays à sa souveraineté le 28 novembre 1960, l’essentiel des cadres et des lettrés en langue française sont du Sud.

Du non règlement de la question nationale à la reconnaissance du génocide Plus de cinquante sept ans de vie commune, d’oppression, d’injustices, de domination, de persistance de l’esclavage, de déportation, de luttes et …. un pays à reconstruire. Pourtant, à la veille de l’accession du pays à la souveraineté internationale des signaux clairs avaient été lancés de part et d’autre.

Mais celui qui présidait aux destinées du pays, croyant en sa bonne étoile, s’est lancé comme si de rien n’était dans la construction « d’un Etat moderne, trait d’union entre l’Afrique Noire et le Maghreb » dans lequel devraient disparaitre tous les particularismes.

Cet équilibre affiché sera foulé dès les premières années de l’indépendance à travers une série de politiques préparant l’ancrage de la Mauritanie à l’ensemble maghrébin et arabe. Les clefs de ce nouvel ensemble, fraichement créé, encore fragile, ont été confiées à Mokhtar Ould Daddah. Si celui-ci appelait à construire ensemble la nation mauritanienne, sa conduite des affaires sera très tôt considérée comme partisane :

- Une conduite tendancieuse des affaires de l’Etat visant à donner une image exclusivement arabe du pays à l’étranger. Cette diplomatie a tellement réussi que bon nombre de Noirs Mauritaniens sont régulièrement suspectés de mentir sur leur nationalité ; pour cause « la carte postale Mauritanie » est autre. Il n’est pas rare de voir des compatriotes mondialement connus par leurs talents, par honte ou par facilité, être catalogués originaires du Mali ou du Sénégal.

- l’imposition de la langue l’arabe dans le système éducatif s’avèrera être un subtil moyen de sélection par l’école : en quelques années les résultats des examens de l’entrée en sixième et au baccalauréat, jusque là marqués par un fort taux de réussite d’élèves francophones, majoritairement Noirs, vont s’inverser en faveur des élèves arabophones.

Comme langue de travail, le rôle de l’arabe va être déterminant dans la réussite aux examens et concours, notamment d’accès à la fonction publique. En tant qu’unique langue officielle à travers la politique d’« arabisation des ministères qui n’ont pas un caractère technique et qui sont en relation directe avec l’ensemble de la population comme la Justice et l’Intérieur », l’utilisation de l’arabe dans la sphère administrative se révèlera comme un puissant outil de domination et d’exclusion : l’Etat laisse entendre sa volonté de s’adresser à toute la population mauritanienne au moyen de la seule langue arabe.

- la concentration de l’essentiel des pouvoirs économiques, politiques et militaires depuis le coup d’Etat de Juillet 1978 entre les mains d’une partie de la composante maure. Cette armée budgétivore, véritable fonction publique parallèle, qui dirige le pays depuis, a trouvé le moyen de se débarrasser de sa composante noire ou de l’écarter des centres de décisions.

- l’entrée en vigueur brutale à partir de 1983 d’une réforme foncière mal préparée et dont le seul objectif est l’expropriation, eut pour conséquence l’accentuation de la pression sur les terres agricoles de la vallée du Fleuve Sénégal d’investisseurs privés maures, bénéficiant de largesses de bailleurs arabes, et plus récemment d’investisseurs étrangers.

- Plus généralement, les frustrations et les injustices ressenties par les Noirs, nées des traitements différenciés qui leur sont réservés et autrement plus sévères que ceux rendus pour les maures. L’opinion publique noire a souvent du mal à comprendre que les auteurs du dernier coup d’Etat manqué en Mauritanie, (appelé « coup d’Etat de Hannana », en juin 2003, certainement le plus violent du genre), n’aient été condamnés qu’à des peines d’emprisonnement de quelques mois.

Moins compréhensible encore la reconversion de deux des présumés auteurs qui se sont présentés à leur libération aux suffrages de nos compatriotes et réussi à se faire élire à la représentation nationale. Leur mandat court toujours.

Alors que quatorze années plus tôt, en 1987, pour une tentative de coup d’Etat qui n’a jamais connu de début d’exécution, le régime d’alors, a, au terme d’une procédure expéditive, jugé, condamné et exécuté trois officiers Noirs.

S’en est suivie une purge au sein de la grande muette qui a laissé dans le secret des tombes hâtivement creusées à Inal, Jreida, Akjoujt, Azlat, …et maintenant Benamira, de centaines d’hommes qui s’étaient engagés au service de leur pays.

Les effets cumulés de tous ces facteurs présageaient d’une explosion de conflits. Une partie des maures, embrigadés par les mouvances pan arabistes et ayant le sentiment de plus en plus renforcé, et le disent, d’être chez eux, le seul chez qui leur soit propre (ça rappelle quelque chose), où l’Etat leur garantit tout : sécurité, impunité.

La majorité des Noirs vivent cette condition comme un non choix, une condamnation à cohabiter, avec le recensement discriminatoire (enrôlement) en cours, ils ont fini par se dire qu’ils ne sont que tolérés ? Leurs revendications ont toutes été réprimées dans le sang ; sans qu’à aucun moment le régime en place ne prenne le temps de réfléchir sur les motivations réelles de ces crises à répétition, et ne propose des solutions qui aillent dans le sens du maintien de l’unité nationale.

Le calcul politique qui sous-tendait ces mesures, les conditions de leurs applications, la mauvaise gestion des conséquences de ces applications en termes de contestations cristalliseront toutes les frustrations et « pollueront » pour ainsi dire le climat politique de notre pays. La brèche ouverte depuis est devenue un fossé, si grand aujourd’hui qu’il fait courir à notre pays le risque de conflits à répétitions.

L’exclusion peut-elle durer encore ? Combien de temps ? Les gouvernants, tous régimes confondus – exception faite des parenthèses Ould Haidalla et Sidi Ould Cheikh Abdallah - ont invariablement œuvré au maintien et au renforcement de l’option arabe irréversible de la Mauritanie. Une option que même l’opposition dans son écrasante majorité ne remet pas en cause, en dépit des conflits et les risques d’explosion auxquels elle a exposé notre pays en cinquante et une années de vie commune.

L’exacerbation de cette politique raciste, injuste et d’exclusion donnera naissance aux évènements de 1989 et suivants, avec des massacres massifs des populations noires du Sud. Des actes que l’on peine encore à qualifier avec les mots qui conviennent.

La victoire a beaucoup de pères : Génocides reconnus

Historiquement, ce sont les vainqueurs qui ont imposé leur volonté quand il s’est agi de qualifier les faits. Leur camp ayant eu le soutien des instances internationales, quand il ne les a pas créées, pour traduire les bourreaux : le Tribunal de Nuremberg pour qualifier le traitement réservé aux Juifs lors des deux grandes guerres de crime contre l’Humanité, ceux d’Arusha pour le génocide des Tutsi au Rwanda et de la Haye pour le génocide des Musulmans de Bosnie Herzégovine.

La Cour Pénale Internationale pour Charles Taylor et récemment Laurent Gbagbo pour les crimes commis contre les peuples Sierra Léonais et Ivoirien respectifs.

La défaite est hélas orpheline : Génocide voilé

Ce qui s’est passé en Mauritanie entre 1989 et 1992 présente toutes les caractéristiques d’un génocide au sens retenu par les Nations Unies en 1948 dont une des conventions reconnait comme tel tout acte « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ».

Abstraction faite du débat que peut soulever l’usage des concepts renvoyant au nombre de victimes, à l’ethnie, à la race, voire à la religion notamment chez certains scientifiques puristes, cette définition lève toute ambiguïté sur le caractère des massacres commis lors de la période référencée.

Trois facteurs accablants sont à considérer ici, pris séparément ou mis ensemble.

Premier facteur : l’intention (de détruire tout ou partie d’un groupe national). Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle y était, on est allé les chercher là ils se trouvaient : villages, lieux de travail (bureaux, écoles et marchés), au sein des forces armées et de sécurité.

Deuxième facteur : le motif apparent pour désigner puis massacrer les cibles, était leur appartenance à une ethnie. A l’exclusion des exécutions au sein de l’armée, les pogroms le long de la vallée ont ciblé les peulhs. La population victime a donc délibérément été sélectionnée (tous ceux qui ont été massacrés avaient la particularité d’être Noirs).

Troisième facteur : ces massacres ont été pensés, planifiés, et exécutés au nom d’une idéologie raciste dont l’objectif était la purification ethnique. Le maître d’œuvre en était le Colonel Ould Taya, conseillé par des idéologues civils se réclamant du Baathisme.

Il en découle que les crimes commis l’ont été sur la base d’une sélection, un tri. Une effroyable opération qui a précédé l’exécution collective des victimes. La sélection confère donc à ces crimes la condition nécessaire de leur qualification en génocide, tandis que le caractère collectif érige le mal en crime d’Etat. Faut-il encore un argument supplémentaire pour convaincre qu’il s’agit bien là d’un génocide. La réponse est assurément NON.

A l’évidence, ce drame est bien issu d’une volonté systématique et planifiée d’extermination. La Mauritanie doit porter un regard apaisé sur son passé d’autant que certaines franges pan arabistes n’hésitent pas à accuser les exilés et déportés Mauritaniens au Sénégal d’avoir participé aux massacres de leurs compatriotes en 1989 dans ce pays, telle la réplique de l’Etat Turc accusant la France de génocide en Algérie en réponse au vote par le Parlement Français, le 22 décembre 2011, de la proposition de loi pénalisant la contestation du génocide Arménien.

Pourquoi alors s’obstine-t-on à utiliser d’autres qualificatifs ?

D’abord parce que les bourreaux sont encore en activité, dans les premiers cercles du pouvoir. Conscients de leur responsabilité certainement directe dans les forfaits commis, ils font tout pour retarder ou empêcher la manifestation de la vérité.

Ensuite, la majorité des partis politiques ont préféré laisser les ONG sous-traiter la question, désertant ainsi cet épineux terrain rendu glissant par sa connexion avec la question nationale. Le débit des autres partis est faible, presqu’inaudible, en raison d’un réseau saturé par des dissensions des associations des victimes.

Enfin les divisions au sein des associations de victimes elles mêmes, liées peut être aux traumatismes subis, sont un pain béni pour les présumés coupables, pourtant répertoriés, qui n’ont eu aucun mal à surfer sur ces divergences pour essayer de passer la solution de cette question par pertes et profits. Victimes et ayants droit s’accommoderont du discours édulcorant les crimes en «passif humanitaire».
En acceptant ainsi de suivre les autorités dans cette démarche, ils espéraient peut-être donner une chance à ces dernières de cheminer vers une véritable réconciliation, impliquant réparations et pardon.

Mohamed Ould Abdel Aziz, qui fut aide de camp du président Ould Taya et commandant du Bataillon de Sécurité de la Présidence de la République (BASEP) de 1987 à 1991 puis commandant du bataillon de commandement et des services à l’Etat Major national d’août 1991 à juillet 1993 selon son cv, aurait été épargné pour accorder une chance supplémentaire à la chance de réconcilier la Mauritanie avec elle-même. Ce fut un coup de poker perdant. La « prière aux morts » qu’il a orchestrée en grande pompe, n’avait d’autres motivations que mystiques.

La campagne qui l’a suivie, autour du pardon participait à une démarche de diversion, visant à faire passer les victimes pour des haineux, des rancuniers qui ne pouvaient pardonner. N’entendions-nous pas les chantres de cette campagne répéter à qui voulait l’entendre que « Allah, dans Son infinie bonté, accordait Son pardon à Ses créatures (fautives) qui le Lui demandaient ».

Ce qu’ils omettaient de dire, c’est qu’Allah n’a jamais fait de mal à personne. Les victimes des exactions n’ont pas de contentieux avec Allah, mais bien avec des créatures comme elles qui se sont adonnées à des abominations, dont elles doivent répondre ici bas, avant de devoir en rendre compte devant notre Créateur et Ses Anges. Ils semblent être frappés d’amnésie, oubliant que certains de ces crimes ont été commis pendant le mois de Ramadan.

Faute d’avoir pu l’empêcher de se produire, nous n’avons pas le droit de laisser les autorités ajouter au crime la bêtise de le minimiser. En effet, les expressions utilisées pour qualifier ces faits de « passif humanitaire », l’ont été, parfois sous la pression des bourreaux et de leurs amis au pouvoir. Comme si ce qui s’est passé n’était pas suffisamment grave pour mériter d’être qualifié autrement.

Le « passif » (et l’ « actif »), usité en comptabilité ou en grammaire, ne peut ni ne doit en aucun cas être employé pour parler de cette abomination. On est en politique. En politique, comme en tout autre domaine, il est préférable d’utiliser les mots qui conviennent pour désigner les maux causés au risque de tomber dans le négationnisme. Les propos tenus récemment par le Général Meguett en constituent un début de commencement.

Souvenons nous qu’Hitler, tirant la leçon de la non application des résolutions du traité de Sèvres, signé le 10 août 1920 entre les Alliés et l’empire Ottoman, qui prévoit la mise en jugement des responsables du génocide arménien, aurait lancé en 1939 « Qui se souvient des massacres des Arméniens » à la veille de massacrer les handicapés, l’extermination des Juifs viendra deux ans plus tard.

Rappelons aussi que le général père de la nation Turque, Moustapha Kemal avait pris soin de faire voter une amnistie générale des dits crimes le 31 mars 1929. En Mauritanie le colonel Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya a fait voter une loi d’Amnistie de ses crimes, adoptée en 1993 par une Assemblée à ses ordres. La tentation de tracer un trait sur les faits était déjà là.

Le temps ne doit donc pas avoir de prise sur notre détermination et notre volonté à œuvrer pour la reconnaissance de ces crimes en génocide et la traduction pendant qu’il encore temps de leurs commanditaires devant la Cour Pénale Internationale.

Est-il possible d’éviter à notre pays un futur incertain?

Les Mauritaniens peuvent-ils s’arrêter un instant pour s’accorder sur l’essentiel en vue de construire un destin commun ? Quel modèle pour la Mauritanie : Etat unitaire, Etat fédéral ? Ancrage dans le monde Arabe ou dans l’Afrique noire ? Trait d’union ?

Quoi qu’il en soit, nul ne peut gouverner paisiblement notre pays en méconnaissance totale de son histoire ou au mépris de celle-ci, faite de recompositions, de brassages, de mélanges de sociétés si différentes que tout éloignait au début, mais qu’il faut désormais administrer harmonieusement selon un principe si simple de justice et d’égalité, non pas de principe, mais d’égalité effective. Pour cela l’armée au pouvoir depuis 1978, considérée comme comptable et responsable de ce génocide, n’est pas qualifiée à diriger toute commission d’enquête qui sera chargée de faire toute la lumière sur ce charnier. Elle ne peut pas être juge et partie.

Ciré Ba et Boubacar DiaganaParis, avril 2018





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Commentaires (15)

  • Belphegor (H) 05/04/2018 17:31 X

    @diamleli Vous êtes tout aussi anonyme que nous, ou bien vous pensez que le baromètre de la crédibilité et la bonne foi se résume essentiellement à caresser les flamistes dans le sens du poil ? MDR

  • diamleli (H) 05/04/2018 17:00 X

    Belphegor, medabdul et gerenimo vous êtes tous de tres mauvaise foi. Vos mensonges sont tellement mal construits que personne ne vous croira. Si vous aimez la Mauritanie, vous ne pouvez nier l'évidence décrite ici que d'ailleurs tout le monde connait.Au lieu de vous attaquer malhonnetement et maladroitement aux FLAM, je vous propose d'écrire en signant vos articles comme l'ont fait avec brio Diagana et Ba.Cachés avec vos pseudos, vous ne pouvez être crédibles.Pour revenir aux ossements de Choum,il ne fait l'ombre d'aucun doute qu'il s'agit de victimes noirs de la purge comme le pense les differentes réactions dont celles d'organisations de défense des droits qui réclament que lumière soit faite.Wa salam

  • Belphegor (H) 05/04/2018 13:00 X

    @GERONIMO TASK-FORCE En plus de votre contribution je voudrais ajouter qu’il y a une contre vérité savamment entretenue et répétée en chœur en Mauritanie et l’étranger par les sympathisants et militants du FLAM selon laquelle les négros ont toujours été marginalisés au sein de l’appareil d’état depuis l’indépendance, si il y a eu un président sous lequel il ont été très nombreux dans la fonction publique et à la tête de nombreux ministères clés c’est bien sous Haidallah sans oublier ceux dans le gouvernent actuel de Aziz mais je comprends que dans leur haine aveugle du maure ils assimilent tout negro mauritanien a la tête d’un ministère important comme « nègre de service des nars» et ce sont les mêmes aussi qui se plaignent de la faible représentativité de leur communauté lorsqu’ils estiment qu’il y en a peu qui siègent au conseil des ministres au fil des multiples remaniements (comprenne qui pourra), en fait même si TOUS les portefeuilles ministériels étaient détenus par des négros mauritaniens sous l’actuel régime ce sera toujours des « nègres de service des nars » à leurs yeux….Le complexe d’infériorité et l’auto-flagellation victimaire permanente semblent être des maux psychologiques incurables en eux tant ils s’y complaisent, qu’Allah les aide à s’en débarrasser parce que je ne crois pas que même l’élection d’un président noir les guérira de ce mal profond devenu leur exutoire.

  • Belphegor (H) 04/04/2018 17:52 X

    Pure récupération politique comme on pouvait s'y attendre, le passif humanitaire c'est le pain et le beurre des FLAM...Leur fonds de commerce politique et (jadis) pécuniaire.

  • Mostaqbal (H) 04/04/2018 05:31 X

    @ medabdul,on peut pas être aussi malhonnête intellectuellement que toi,avant de pardonner il y a un devoir de vérité.Je pense sincèrement si c'étaient tes proches qui étaient dans cette fosse ,tu aurai eu un autre discours.Les familles qui ont perdu des proches on le droit aux réponses .je suis attristé par tes commentaires qui ne sont pas digne d'un musulman.

  • Amdesign (H) 03/04/2018 23:47 X

    Une histoire extrêmement triste et honteuse pour la Mauritanie. Les hulamas (Imam ou les guide religieux) ont fermé les yeux pendant longtemps sur le déroulement des événements de 1989 et 1991 en Mauritanie , vraiment tragique pour les négros Mauritaniens. On dit que celui qui tue une personne a tué toutes l'humanité, alors ceux qui ont ligoté et torturer des hommes innocent, donc ils font du cannibalisme caractérisé. Je ne m'en irais pas loin, cette enquête doit être dirigée par une commission d'enquête indépendante .

  • medabdul (H) 03/04/2018 20:24 X

    @ GERENIMO TASK FORCE tu as bien parle comme disent les ivoiriens;ces deux aventuriers irreflechis et inconsequents se croient a l'abri;le rappel du fameux commissaire ly et l'autre yahya kane ou diallo ou n'diaye selon ses humeurs bien connues et bien d'autres sont les vrais fossoyeurs des haalpuulars;de 90 A 2005 LES plus grands agents des renseignements de ely etaient des toucouleurs a 90% et ils sont la a se pavaner ;

  • GERONIMO TASK-FORCE (H) 03/04/2018 19:37 X

    De plus en plus pathétique , car toujours à surfer sur les drames pour essayer d’exister.

    Des corps ont été retrouvés et une enquête est en cours …Au lieu de patienter , ils tirent déjà des conclusions hâtives et pointent leur éternel doigt accusateur.

    Ces dépouilles peuvent être liées à la période coloniale, la guerre du Sahara, au régime de Saleck, louly, Haidallah, Taya.Ou tout simplement aux réseaux de trafiquants en tous genres.Les maffieux sont capables de tout : demandez aux mexicains et colombiens pour ne citer qu’eux.

    Enfin , pour reprendre le fond du sujet , nous avons ici deux aventuriers , se disant historiens , qui ont la particularité d’avoir appartenu ou été proches du mouvement FLAM.

    Rappel historique, les FLAMS sont un mouvement noir mauritanien , presque exclusivement composé de haalpuulars.

    Le mouvement Flam voit la genèse de sa création à partir du second semestre 1981 et jusqu’à la fin de 1982, par la volonté de Senghor et avec le parrainage de son maitre Mitterrand fraichement élu.L’objectif était de maintenir une influence française dans une Mauritanie de plus en plus tournée vers l’Orient et avec parfois des choix très regrettables. Très proche de la Chine depuis longtemps et entretenant de bonnes relations avec le bloc rouge ( URSS en tête) dans un contexte de guerre froide.Les socialistes français comptant pourtant des communistes au Gouvernement ont été à la manœuvre derrière ce mouvement via Senghor puis Diouf.

    En s’appuyant sur une certaine élite Puulaar sénégalaise, partisan d’un rattachement du fouta mauritanien et au-delà de tout le sud au Sénégal. Son fameux manifeste fut publié en 1983 et officialisant à partir de cette date son existence.

    Seulement faut se poser quelques questions : Haidallah est connu pour son attachement au Sahara Occidental , sa dérive islamiste mais jamais personne ne vous dira que Haidallah est raciste ou anti-noir.Et pourtant c’est sous son régime que les Flams ont été créés, le manifeste publié et des projets de sécession ( Walfougui) et putsch en préparation.

    Ironie de l’histoire , bon nombre de cadres et officiers noirs et haalpuulars ayant servi sous son régime et parfois au-delà composent l’ossature et l’idéologie de ce mouvement de 1983 à un passé très récent.Bizarre non ??? Ce dangereux regroupement raciste avec son alter égo d’en face chez les maures , les baathiites et nasséristes sont ceux qui prennent en otage le pays et son unité depuis bientôt 40 ans.Rejoints ces dernières années par le 3 eme larron haratine IRA.

    Nos deux aventuriers , s’étaient imaginés naïvement à travers des ONG et soutiens de régimes politiques arriver avec leurs potes utopiquement à une forme d’exercice du pouvoir en RIM.Alors après leur connerie de 1986 et celle des baathiistes nasséristes de 1989-1991, il suffisait de vilipender son pays, ça et là élargir la fracture communautaire en fossé au lieu de la colmater.

    En quelques années , ils ont été expulsés du Sénégal pour activité subversive, instrumentalisés en occident avec pour seule récompense une carte de séjour, une naturalisation , une fausse intégration et surtout la précarité.

    Pendant qu’ils jouissaient d’un certain confort relatif en occident , les maures qu’ils mettent tous à tort dans le même sac eux ont fait appel à la solidarité tribale.

    Solidarité pour se renforcer économiquement, politiquement,socialement…Pendant qu’ils fustigeaient leurs compatriotes noirs qui refusaient la division et d’adhérer à leur projet de « boycott » de la RIM.Les qualifiant de traitres , de zulus, de vendus, etc parce qu’ils servent leur pays, occupent des fonctions parfois importantes, gagnent leurs vies et aident du mieux qu’ils peuvent leurs communautés.

    Pendant que ces « traitres » essayent de renouer les liens coupés et la confiance perdue avec une large frange de la communauté maure.

    Les Flams prônaient le recours à l’exil volontaire à l’étranger et en appelaient pour les plus radicaux à la lutte armée et la guerre civile inter-communautaire.Allant jusqu’à évoquer pour certains dans les années 90 au recrutement de rebelles sierraléonais et libériens.

    La seule réponse des nazillons baathiites et nasséristes fut les tracasseries administratives et autres emmerdements pour ceux restés au pays et au terroir.En effet les locaux payaient les bêtises des exilés volontaires.

    Pendant que les Flams divisaient les noirs haalpuulars pour l’essentiel, les maures prenaient tout ce qui leur tombait sous la main dans l’administration, la politique, l’économie , le commandement militaire.

    Au point où ce n’était plus une question de se retrouver en position de « faiblesse » comme « la grande trahison de 1986 des kowris »Mais une course en avant et une lutte pour le prestige de sa tribu et sa région dans la représentation et l’exercice du pouvoir.

    Dans cette course sans fin rappelant une période avant la naissance de la Nation et de l’ Etat , la question de la représentation des noirs fut releguée progressivement au second plan laissant la place à une seule règle le rapport de forces dans tous les secteurs clés.

    Pendant ce temps, nos exilés aventuriers, se noient dans leurs chimères d’un retournement de situation découlant d’un soutien occidental ( gouvernements et ONG) ; ingérences de voisins ayant des projets et agendas opportunistes.Nos aventuriers et corollaires se voient ainsi dans leur grande heure de gloire en ayant la faveur d’une tribune façon NUREMBERG , pour jouer les inquisiteurs. En oubliant que les problèmes de la période trouble allant de 1986 à1992 est plus complexe qu’elle parait , qu’elle n’est ni blanche , ni noire , mais grise à tous les niveaux.Que les torts sont partagés de part et d’autre dans chaque communauté au niveau des extrêmistes de chaque camp.

    Que certaines victimes ( taulards) ne le sont pas et certains bourreaux présumés non plus ( accusés à tort).Que parmi les inquisiteurs nombre ont collaboré volontairement et étroitement avec le régime ou système ( les preuves existent) qu’ils fustigent.

    Que parmi ceux qui se plaignent , ils instrumentalisent et manipulent les faits et la réalité pour essayer d’avoir une revanche sur l’ Histoire ( leur statut de casté non assumé) ; certains d’ailleurs sont aujourd’hui dans le Biramisme raciste d’IRA.

    N’en déplaise à qui veut mais la RIM prendra son temps avant d’avoir son heure de vérité, elle sera très douloureuse pour les véritables victimes , pas les imposteurs, manipulateurs, profiteurs, menteurs, qui se nourrissent de la détresse et du malheur des autres pour leur existence politique, sociale ou pécuniaire.

    Elle sera douloureuse pour les vrais bourreaux dont la culpabilité ne fait aucun doute ,mais surtout elle sera très douloureuse pour les accusateurs de tous bords qui ont Sali noms et réputation de braves et honnêtes gens qui seront inchallah mis à nu.

    A ces deux aventuriers , qui pondent des articles tendancieux et polluent ls réseaux sociaux par des allégations selon lesquelles untel ou untel a été en poste ici ou là et donc serait coupale de ci ou ça.

    Ayez le courage s’il vous en avez vraiment de condamner la loi d’amnistie de 1993 : une loi émanent du parlement et parrainée par deux haalpuulars : Commissaire LY et Kane Yahya.

    Demandez à tous les épris de justice élus de l’opposition et de la majorité Hallpuulars ou non de demander son abrogation afin que cela ouvre la voie au grand déballage.

    J’espère que vous aurez le courage de dire que ceux qui vous en « trahi » en 1986 n’étaient autres que cet ancien Pdt d’une chambre parlementaire Haal pular, cet ancien Homme d’affaires qui avait un célèbre commerce dans la distribution haal puular, cet ancien Pdt d’une autre chambre parlementaire et ancien grand argentier du pays, haal pulaar également.

    Que dans les Flams certaines grandes gueules à la langue pendue ont toujours été agents de Ely.

    Que le pouvoir détient des tonnes de documents, manuscrits, transcriptions audios et videos sur les responsables de tout ordre dans les drames du pays et ceux qui ont contribué.

    Quand loin de la passion et du mensonge , les gens seront prêts , le grand déballage aura lieu.

    En attendant , nous combattrons les dangers pour la RIM que sont : baathiistes, nasséristes, Flams, IRA et islamo-anarchistes.

    Aux aventuriers , essayez d’abord de vous respecter et considérer par vos maitres à penser en occident, au lieu de vivoter en bouclant vos fins de mois avec les maigres allocations.

    Pendant ce temps , en RIM les maures renforcent leur position et leur tribu et observe les kowris si divisés pour peser quoique soit car une frange a choisi l’isolement et la haine du maure, l’amalgame et la généralisation des accusations envers toute une communauté.Et se tirent une balle dans le pied en faisant de ceux qui oeuvrent et luttent pour une unité et confiance restaurée les boucs émissaires de leurs échecs et politiques utopistes sans issues.

    La RIM est arrivée au tournant où la génération « vive » est celle des enfants et petits enfants de ceux qui dirigeaient pendant ls périodes d’exception. Les perspectives d’avenir sont ultra prometteuses et pendant ce temps certains rament à contre courant en creusant un fossé de l’unité déjà grand.Car n’ont pas compris , qu’il faut restaurer une certaine confiance et entente pour enfin regarder un passé douloureux ensemble et avec courage un passé douloureux pour réussir à tourner définitivement la page.

    Et pour cela chacun doit reconnaitre que dans sa communauté il y a des responsables qui doivent assumer.

    A bon entendeur…

  • jamkoyleeli (H) 03/04/2018 18:18 X

    un article bien rédigé et rétablissant les faits historiques et les aboiements de med et w ne servent a rien seule une commission Indépendante permettra de faire la lumière sur ce génocide le silence de G7 en dit long sur leur complicité a ce massacre car la plus part d'entre eux était aux affaires pdt cette période .

  • medabdul (H) 03/04/2018 18:06 X

    @ KOULEYB.PEUT ETRE QUE JE SUIS UN RÉFUGIE TOUAREG? non je ne suis ni un ghaylani ni regueibi ni un AMONNY;ni un ssemssidi ni un ideychily ni oulad akchar ni oulqd labb mais ce que je connais du desert et de l'adrar et du Sahara en général dépasse ton entendement ;j'ai émis une idée c'est tout:

  • abraham (H) 03/04/2018 17:44 X

    Il suffit juste d'une enquête menée par des médecins légistes pour déterminer qui sont ses victimes. Mais comme ce pays est faux dés sa naissance, il n'y'aura aucune chance de résoudre cette histoire.

  • Kouleyb (H) 03/04/2018 17:37 X

    Je ne connais personnellement pas le « couple » Boubacar Diagana et Ciré Ba, que je lis depuis un certain temps. Mais je pense que leur présent article, tranche avec une certaine légèreté et un parti-pris, qui ont parfois marqué certaines de leurs livraisons précédentes, par sa documentation et un certain recule, qui en font, incontestablement, une contribution sérieuse aux pistes que pourraient emprunter d’éventuels enquêteurs au sujet du « « passif humanitaire ». C’est tout le contraire des commentaires de @mohamed W.I et @medabdul, qui qualifient les auteurs de l’article de tous les noms, et qui leur reprochent de vivre de leur statut de réfugiés, qu’ils entretiennent en écrivant des sottises sur la Mauritanie, sans qu’ils nous disent de quoi ils vivent, eux, à l’intérieur du pays, ni qui les paient. Pour la petite histoire, @medabdul devrait revoir ses cours de géographie, car imaginer que les ossements découvert à 60 Km de Choum, pourraient être ceux des victimes « Salafistes » de Tourine, relève de l’ignorance et du sens de l’orientation. Mais cela prouve, au moins, qu’il n’est ni Torchani, ni Ghaylani. Serait-il un « refugié » ?

  • yawonni (H) 03/04/2018 17:19 X

    mohamed w.l Carton rouge! ou tu écris le français sans faute ou tu écris en arabe qui permet les fautes. Cet article long et montagneux ne comporte aucune faute et il faut savoir lire pour comprendre ! Du courage et merci

  • mohamed w.l (H) 03/04/2018 15:59 X

    Ses deux chauvins racistes qui se nourrissent sûr dès mensonges et falsifications de l'histoire et des réalités rien que pour pouvoir justifier leur statut de réfugié chez leur maitre toubabe . La Mauritanie était,est ,sera malgré vos abois. La caravane passe les chiens abois

  • medabdul (H) 03/04/2018 13:43 X

    QUI peut certifier que ces morts ne sont pas ceux de tourine? tues par des salafistes;et puis ces brailleurs poltrons;fuyards qui ont fui en europe et qui attisent la haine en Mauritanie pendant qu'ils sont bien au chaud en France;la réconciliation de AZIZ en 2009 11 IL N Y AVAIT RIEN DE MIEUX mais cela a ete faussée par des petits loubards qui courent les rues de Nouakchott.LES EFFETS ONT UNE CAUSE ET NON DES MOINDRES il faut savoir pardonner et etre consequent vous attisez la haine et vous n'avez pas les couilles pour relever le defi a part exposer vos parents restes ici au mepris. bandes d'idiots;