14-05-2018 07:00 - Mauritanie: une grave sécheresse menace la campagne agropastorale

Mauritanie: une grave sécheresse menace la campagne agropastorale

RFI - La Mauritanie souffre d'une sécheresse historique. Cette année, selon le Programme alimentaire mondial, les pluies ont diminué de près de 30 % par rapport à l'an dernier.

Ces pluies sont arrivées de façon irrégulière, parfois trop tôt, parfois trop tard et aujourd'hui, la campagne agropastorale est menacée. Le déficit de pâturage a notamment eu un impact très lourd sur le secteur de l'élevage provoquant une transhumance précoce et une forte mortalité animale. Pourtant, le gouvernement a rapidement mis en place un plan d'aide.

Dans sa loi de finances 2018, le gouvernement mauritanien a sécurisé une enveloppe de plus de 40 milliards d'ouguiyas, soit près de 100 millions d'euros, pour acheter de l'aliment de bétail et le vendre à un prix subventionné. Une mesure que salue Wellad ould Haimdoum, président de la Fédération des éleveurs de Mauritanie.

« Jusqu’à aujourd’hui, nous avons reçu 26 000 tonnes de blé et d’aliments de bétail réparties dans toutes les régions du pays. Les éleveurs ont constitué les prix subventionnés par l’Etat. Donc, c’est une mesure salutaire que l’Etat a mise en place », a-t-il précisé.

Le cheptel mauritanien s'élève à près de 20 millions de têtes de bétail. Aussi, 26 000 tonnes d'aliments semblent donc peu de chose. Autre problème, celui de la spéculation sur les prix, comme le souligne Boydiel ould Houmeid, éleveur dans le Trarza et maire de la commune de Ndiago.

« Cette année, tout ce que l’Etat a acheté, c’est avec les sociétés de la place, ce qui fait qu’il n’y a pas eu d’importations et c’est aussi ce qui fait monter les prix sur le marché local. Les Mauritaniens sont très intelligents. Ils s’adaptent en allant chercher la paille là où il y en a, en se serrant la ceinture pour servir les animaux. L’Etat mauritanien fait un effort mais nous pensons que ce n’est pas suffisant », a-t-il expliqué.

Un sac de 50 kilos d'aliments de bétail se vend 3 000 ouguiyas au prix subventionné. Sur les marchés, il s'échange à 7 000 ou 8 000 ouguiyas.





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Source : RFI
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Commentaires (1)

  • mohamed hanefi (H) 14/05/2018 08:22 X

    Cette image est plus éloquente que le texte. La terre donne à ceux qui l’entretiennent et la respectent. Quant à la nourriture de bétail, si l’état le voulait, aucune spéculation aucun accaparement, ni aucun « monopolisme » ne pourrait sévir en cette période où le pays est en danger de perdre plusieurs fois plus que ce que gagneraient ces marchands de catastrophes. Il suffit de voir comment le filet de l’autorité ne laisse aucun taxi « tout droit » passer, sans verser ses 200 ouguiyas de cotisation quotidienne. Seulement ces détentes et ces tolérances paternelles pour les trafiquants des malheurs profitent et profitent rentablement pour certain et c’est pourquoi la sècheresse fera ses dégâts, qui ne pourront atteindre en ampleur les sévices des abus de la perversion et de la corruption endémique. Malheureusement.