15-02-2019 11:54 - Conférence de presse conjointe des ministres de la Culture, des affaires islamiques, de la santé et du développement rural

Conférence de presse conjointe des ministres de la Culture, des affaires islamiques, de la santé et du développement rural

AMI - Les résultats du conseil des ministres, réuni jeudi à Nouakchott, ont été commentés, dans l’après-midi, par des membres du gouvernement, lors d’une rencontre avec la presse.

Il s’agit des ministres de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Me. Sidi Mohamed Ould Maham, des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ehel Daoud, du ministre de la santé, Pr. Kane Boubacar et de la ministre du développement rural, Mme Lamina Mint El Ghotob Ould Moma.

Intervenant le premier, le ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, a précisé que le conseil des ministres a examiné et approuvé un certain nombre de projets de loi, de décrets et de communications dont un projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’un Établissement de l’Enseignement Supérieur dénommé "La Grande Mahadra Chinguittiya" à Akjoujt,

wilaya de l’Inchiri et suivi une Communication du ministre de la santé relative à l’harmonisation des coûts des actes médicaux au sein des établissements publics de santé et une seconde de la ministre de développement rural relative à la synthèse du bilan des réalisations pour la période (2009-2018).

Lui succédant, le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel a précisé dans son commentaire du projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’un Établissement de l’Enseignement Supérieur dénommé "La Grande Mahadra Chinguittiya" qu’il s’agit d’un établissement public jouissant de la personnalité morale et de l’autonomie administrative, financière et pédagogique basé à Akjoujt.

Il a ajouté que l’établissement va permettre de récupérer les étudiants qui se sont distingués parmi les sortants des mahadras afin d’enraciner et de promouvoir la mahadra mauritanienne et de lui donner son éclat par la restauration de l’image fidèle et respectueuse de l’érudit mauritanien, réputé par l’immensité de ses connaissances, sa modération et sa totale rupture avec la dérive et l’extrémisme d’une part, et d’étendre son rayonnement scientifique du pays vers d’autres zones arabes et africaines, d’autre part.

Abordant les réalisations opérées dans le secteur sur l’ensemble du pays, en application des orientations du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le ministre a noté l’institution en 2012, pour la première fois dans l’histoire du pays, des rémunérations pour les imams de mosquées et les enseignants des grandes mahadras, en plus de la création de mahadras pilotes en 2015 dans des zones de moindre accès à l’enseignement.

Il a ajouté que le régime actuel est le premier à créer un établissement scientifique authentique du genre qui représente la vraie mahadra mauritanienne dans ses dimensions scientifique et académique. La durée des études au sein de cette institution est de huit ans scindée en trois niveaux : Licence, Master et Doctorat.

"La Grande Mahadra Chinguittiya se distingue des autres établissements d’enseignement supérieur comme l’université islamique et l’institut supérieur des études islamiques, par le fait qu’elle a été créée pour aider les oulémas à organiser et raffiner leurs savoir et faciliter aux autres l’accès à ce secteur. Pour y accéder, il faut maitriser le Coran suivant les rites : Warch et Navaa, avoir le diplôme de baccalauréat et participer à un concours qui touche tous les enseignements dispensés dans la mahadra, en plus des langues vivantes et de l’informatique", a conclu le ministre.

De son côté, le ministre de la santé a précisé, dans son commentaire de la communication relative à l’harmonisation des coûts des actes médicaux au sein des établissements publics de santé, que cette mesure va faciliter toutes les procédures administratives et financières dans les hôpitaux et centres de santé.

Il a ajouté que le patient sera dorénavant informé du coût de toutes les prestations sanitaires dont il a besoin dès son premier contact avec le médecin traitant y compris la partie supportée par l’Etat aussi bien pour les assurés de la CNAM que les autres.

Quant à la ministre du développement rural, Mme Lemina Mint El Kotob Ould Momma, elle a indiqué que le contexte dans lequel a été élaboré la communication portant sur le bilan des réalisations du secteur du développement rural au cours de la période 2009 - 2018, correspond à une étape passée qui a été marquée par le manque d’efficience dans l’utilisation des ressources mobilisées par le département et l’inadéquation des stratégies qui n’a pas tenu compte de la complexité des filières du secteur.

Elle a ajouté que sur instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, un certain nombre de mesures ont été prises dont l’adoption de plusieurs stratégies en plus des réformes ayant permis au secteur ces dix dernières années d’aménager et de réhabiliter 10859 hectares pour les zones irriguées, sans compter ce qui a été fait au niveau de l’aménagement des axes hydrauliques. Ainsi la réalisation du canal de l’Aftout Sahli long de 55 km va permettre d’irriguer 17 mille hectares. Mais, après l’étude que ministère a menée, il s’est avéré que ce canal peut irriguer en réalité 35 mille ha.

La ministre a indiqué que le département est sur le point de construire une station sur le fleuve pour augmenter la capacité de pompage des eaux dans le canal et permettre ainsi d’irriguer 35 mille hectares, réaliser des vannes d’accès au début du chenal pour drainer l’eau ce qui va préparer 12 hectares qui seront propres à la culture du riz en plus de la réalisation de canaux et du curage d’autres, de l’enlèvement de plantes nocives sur 210,38 km de canaux, le désenclavement de zones de production par 142 km de routes rurales, 37 pontons de passage sur les canaux et 87 km de digues.

De même, le département a pu acquérir 50 engins multifonctions qui ont été livrées aux agriculteurs à des prix subventionnés par le ministère et sur instructions du Chef de l’Etat, ils ont été renforcés par 50 autres.

Elle a relevé que le gouvernement s’est attelé à assurer la protection de la a production nationale de riz, ce qui a contribué à l’augmentation de la demande de cette denrée et des superficies cultivées notant par ailleurs que la filière pluviale n’a pas été oubliée car elle a bénéficié ces dernières années de la distribution de 4300 tonnes de semences de céréales traditionnelles et l’offre de 3390 outils agricoles et 35 petits tracteurs, d’une machine à semer, en plus de 65 tracteurs multifonction ont été distribués gratuitement dans les zones d’agriculture pluviale.

A cela s’ajoute la protection de 60 mille ha de cultures par 4 millions 142 mille mètres de fils barbelés et de grillage et l’aménagement de 10599 ha ainsi que la mise en place d’installations hydrauliques et de barrières en pierres et autres.

Dans le domaine des oasis, la ministre a précisé que de nombreuses réalisations ont été accomplies dont des réseaux d’irrigation ayant permis d’irriguer 270 mille palmiers dont 85 mille ont été plantés selon les critères techniques en plus de la construction et de l’équipement de la première unité de préservation et de stockage de dattes et de légumes et d’un laboratoire phénicicole à Atar.

S’agissant de la santé animale, Mme Mint Momma a fait remarquer que les infrastructures de base ont été mises en place, les acteurs du secteur organisés dans le cadre de filières, ce qui a eu pour effet de promouvoir le secteur des ressources animales notamment au plan sanitaire. C’est ainsi que 6 millions de têtes ont été vaccinées en 2018 contre deux millions en 2009, ce à quoi il faut ajouter le recul de certaines maladies.

Elle a enfin relevé que les différents produits d’origine animale ont connu une augmentation significative en quantité et en qualité en particulier la production de lait frais qui est passée de 189 mille tonnes en 2009 à 237 mille en 2018 en plus de l’augmentation de l’industrialisation dans le sous- secteur qui est de l’ordre de 7%.





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Commentaires (1)

  • rimois (H) 15/02/2019 12:59 X

    Aux ministres: 1 Pourquoi le coût de la vie demeure élevé pendant que le prix du brut est en chute et celui du fer en hausse ? 2 Pourquoi nous importons des legumes pourris pendant que notre production agricole pourri dans les stock de nos vaillants cultivateurs ?. 3 Pourquoi nous importons des produits qui peuvent être produit localement et générer de l'emploi et de la valeur ajouté en nous propulsant sur les rails du développement? 4 est ce qu'un contrôle sanitaire est effectué sur les produits importés que nous consommons? 5 pourquoi nos producteurs et agriculteurs ne beneficient pas d'encadrement et d'assistance technique adéquate afin de les rendre plus performant et compétitif afin d'atteindre l'autosuffisance?