04-09-2019 16:51 - Cinéma: «le mariage de Vérida» ou le dur destin des filles gavées en Mauritanie

Cinéma: «le mariage de Vérida» ou le dur destin des filles gavées en Mauritanie

RFI Afrique - « Le mariage de Vérida », premier film de la réalisatrice italienne Michela Occhipinti, sort cette semaine en France.

Une fiction qui évoque une dure réalité dans la Mauritanie profonde: le gavage des jeunes filles avant le mariage. Elle s'appelle Vérida, une jeune fille mauritanienne qui aime sortir avec ses amies, travaille dans un salon de beauté et vit chez ses parents. Plus pour très longtemps, car sa famille lui a trouvé un mari. Un inconnu pour lequel elle va devoir endurer un calvaire. Comme le veut la tradition mauritanienne, Vérida va subir un gavage.

Prendre 20 kg en deux mois à raison de 10 repas quotidiens jour et nuit pour remplir les exigences esthétiques de son futur époux et répondre aux normes sociales. Mais les 100 kg peinent à être atteints.

Sous les yeux de la petite sœur de Vérida, sa mère intensifie donc le gavage au nom de la coutume, de l'honneur de la famille et des générations de femmes qui ont connu le même traitement. Sa grand- mère lui assure même que lorsque son corps sera couvert de vergetures, elle sera magnifique.

Autour de Vérida, certaines de ses amies se soumettent au rite parfois au péril de leur vie; d'autres refusent, caressent des rêves d'exil et s'astreignent à devenir toujours plus mince.

La réalisatrice italienne Michela Occhipinti a écrit et tourné cette fiction sur la base de son expérience de documentariste et même s'il parle du gavage des femmes en Mauritanie chacun pourra y reconnaitre la problématique de la coercition physique ou psychologique qui pèse sur le corps des femmes dans presque toutes les sociétés.







Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : RFI Afrique
Commentaires : 1
Lus : 3881

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • DvlptRIM (H) 04/09/2019 18:31 X

    Je pense qu'il faut singulariser cette pratique qu'on ne retrouve que chez certains de nos parents maures. Dire que c'est une pratique mauritanienne cest comme dire toutes les communautés qui composent la RIM la pratiquent. Or cette pratique de gavage ne se fait pas chez les soninke ni chez mes wolofs et ni chez les peulhs. Je me pose même la question si les haratines pratiquent la Verida. Bonne chance à la réalisatrice