04-10-2019 21:36 - Sahara occidental: le chef de l'ONU espère le maintien d'une "dynamique" politique

Sahara occidental: le chef de l'ONU espère le maintien d'une

TV5 MONDE - Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, espère dans un rapport mercredi voir maintenir la "dynamique" politique engagée l'an dernier pour une solution au conflit du Sahara occidental, en dépit de l'absence d'un envoyé spécial sur ce dossier depuis quatre mois.

L'ex-émissaire de l'ONU Horst Köhler, démissionnaire en mai pour raison de santé, "a pu rétablir une dynamique et un élan pour le processus politique, via des tables rondes ayant réuni le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie", souligne Antonio Guterres dans ce document remis au Conseil de sécurité.

Après une longue interruption du dialogue, deux tables rondes ont réuni en Suisse en décembre et mars les parties sans cependant aboutir à une percée significative.

"Il est essentiel que cet élan ne soit pas perdu", ajoute le chef de l'ONU, toujours en quête d'un successeur à Horst Köhler quatre mois après son départ.

Pour plusieurs diplomates, trouver le bon profil n'est pas évident. "Il faut quelqu'un d'un bon niveau qui accepte de se mettre dans ce truc là", soupire l'un d'eux en allusion à un conflit qui semble sans fin.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été le théâtre d'un conflit jusqu'en 1991 entre le Maroc, qui a annexé le territoire en 1975, et le Front Polisario, qui réclame l'indépendance de cette étendue désertique de 266.000 km2 dans une région riche en phosphates et bordée d'eaux poissonneuses.

Un cessez-le-feu signé en septembre 1991 sous l'égide de l'ONU prévoyait un référendum d'autodétermination dans les six mois, sans cesse repoussé depuis en raison d'un différend entre Rabat et le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire.

L'ONU maintient sur place une force de quelque 240 Casques bleus (Minurso) chargés de contrôler, notamment par des patrouilles aériennes et terrestres, le respect du cessez-le-feu.

Sur la période considérée, entre avril et septembre, "la situation sur le terrain au Sahara occidental est restée relativement calme en dépit de certaines incertitudes (...) et le cessez-le-feu entre les parties a été respecté", note le secrétaire général.

La Minurso a modifié son mode opérationnel, précise-t-il. Sa zone d'intervention a été divisée en trois secteurs dotés chacun d'un hélicoptère. Grâce à l'Union européenne, elle a accès à de l'imagerie géospatiale et à de l'analyse pour être "plus vite alertée en cas de violations ou de menaces à l'égard du cessez-le-feu".

Un mécanisme pour des réunions militaires mensuelles à différents échelons a aussi été créé mais sa mise en œuvre bute sur des divergences sur le lieu où doivent se tenir ces rencontres. "Un manque de confiance continue de dominer entre les parties", regrette Antonio Guterres.

Le Conseil de sécurité de l'ONU est appelé à renouveler en octobre le mandat de la Minurso.

AFP





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Source : TV5 MONDE
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Commentaires (2)

  • bleil (H) 05/10/2019 14:16 X

    L'Algérie n'est plus à mon sens partie au conflit du fait de sa dynamique interne vers plus de bonne gouvernance ... Le Maroc devra céder la partie qu'il administrait, au nom de la Mauritanie depuis 1979, et permettre aux populations civiles sahraouis de vivre chez eux tout en assurant la supervision du démantèlement des camps de réfugiés de Tindouf ... Les Etats du Maghreb ont tout intérêt à revenir au règlement de base cosigné avec la puissance colonisatrice et en faire une politique d'ouverture de ce no man's land qu'est devenu le Sahara Occidental !

  • morehob (H) 05/10/2019 08:36 X

    L'histoire nous apprend hélas que dans ce type de conflit qui dure des décennies, la solution ne se trouve qu'au bout du fusil..Car dans la plupart des cas,le pays qui annexe le territoire se sent peinard et sabote à chaque fois les négociations dans la mesure où il profite des résolutions des nations unies instaurant cessez le feu et un des troupes sur le terrain pour séparer les belligérants et légitimant de facto son administration dudit territoire...Alors pour éviter de revenir à une nouvelle guerre des sables qui risque d'avoir des conséquences régionales voire internationales plus importantes, il faut que la communauté internationale fasse pression sur les parties en conflit pour négocier de manière crédible afin de sortir de cette impasse qui devient de jour en jour chargée de risques majeurs