06-12-2019 06:45 - Faits divers… Faits divers… Faits divers…

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

Le Calame - La braqueuse

La délinquance en Mauritanie du sexe réputé faible a connu une recrudescence sans précédent les années passées. Les violons des commissariats logent presque quotidiennement de ces dames et demoiselles. La maison d’arrêt des femmes ne désemplit plus et la criminalité féminine n’a plus rien à prouver aux mâles.

À titre d’exemple, Ejah mint Samba, la terreur de Basra et Neteg, est crainte de beaucoup de voyous car, de forte carrure, elle manie aussi bien le couteau que le poing. Ramla « la salope d’Arafat » est elle aussi tristement célèbre. Ses victimes parmi les hommes ne se comptent plus. « Miss Karaté » fut une autre terreur de Nouakchott, dans les années quatre-vingt. De son vrai nom Mariem, elle laissa sur le carreau bien des hommes qui s’aventuraient à lui résister.

Il y a quelques jours, un jeune commerçant retire, vers vingt heures, une somme d’argent du guichet automatique d’une des banques de la capitale. Il a rendez-vous non loin du lycée Tevragh Zeïna, avec quelqu’un à qui il doit remettre le montant.

Est-il observé et suivi ? Le jeune homme ne le sait pas. Toujours est-il que le voilà bientôt embarqué à bord d’un taxi qui le dépose un peu plus tard à Tevragh Zeïna. Il s’apprête à traverser le goudron. Une Toyota Rav 4 conduite par une femme dont le visage est masqué s’arrête à ses pieds. « Guide-moi, s’il te plaît, vers telle place», lui demande-t-elle.

Il commence à l’orienter mais elle dit ne pas comprendre son explication. « Monte pour m’emmener là-bas, après je te ramène ». Bon prince, le jeune homme embarque à bord de la Rav 4. Vingt mètres plus loin, le véhicule freine soudain dans une ruelle sombre. La femme tire un poignard qu’elle pointe au cou du jeune homme surpris et effrayé. « Passe-moi le magot ! », ordonne-t-elle.

Elle empoche la somme en une fraction de seconde et pousse le pauvre jeune homme hors du véhicule avant de démarrer sur les chapeaux de roues. Soupçonnant la personne avec laquelle il avait rendez-vous, la victime a porté plainte contre X.

Deux voleurs de voitures condamnés

Le vol de voiture est à ce point devenu banal à Nouakchott que plus personne n’est sûr de retrouver son véhicule qu’il vient de parquer. En quasiment tous les coins de la ville, des voitures disparaissent chaque jour, certaines retrouvées variablement plus tard, délestées, le plus souvent, de diverses pièces.

Des dizaines d’autres, surtout des Mercedes, volées à Nouakchott au cours des années passées, n’ont jamais été retrouvées. Les enquêtes ont établi qu’elles avaient repeintes et dotées de fausses plaques, avant d’être exportées au Mali ou vendues pour servir de taxis dans les lointaines villes du pays.

Les voleurs professionnels, comme Moissa « Chassis » ou « El Vervar », peuvent en quelques heures changer totalement une voiture. Ils la passent rapidement d’une couche de peinture et effacent leurs numéros de châssis.

Puis ils les dotent de fausses plaques d’immatriculation avant de les faire sortir de Nouakchott. Celles incapables de voyager loin sont réduites en pièces détachées pour être écoulées à bon prix.

Volée en 2006, une voiture du ministère de l’Éducation fut retrouvée en 2010 à Nouakchott. Un chauffeur du ministère l’avait reconnue malgré sa nouvelle peinture. Identifié et coffré, le voleur courait depuis quatre ans…

Une bande de tels filous passa plusieurs années à sévir au Nord-est de la ville. Son chef s’appelait Boubacar Magha. Avec Ahaimed, son principal lieutenant, et ses complices, il réussit à subtiliser, métamorphoser et exporter des dizaines de véhicules. La bande échappa longtemps aux filets de la police.

Mais coincés tout dernièrement, ils ont été mis aux arrêts à Dar Naïm et Toujounine. Après deux mois de préventive, les voilà désormais jugés et condamnés à sept ans fermes. Quelques voitures furent récupérées lors de l’enquête.

Mosy



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