19-01-2020 10:58 - SNIM : la première victime de la circulaire du directeur général

SNIM : la première victime de la circulaire du directeur général

Saharamédias - La direction générale de la société nationale industrielle et minière (SNIM) a décidé, le dernier jour de travail de la semaine qui vient de s’achever, l’affectation du cadre de la société et beau fils de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz, Mohamed O. M’Sabou, de la direction commerciale de la société à Paris, à la direction financière à Nouadhibou, selon les sources de Sahara Medias.

Une mesure qui a toute sa particularité dans les conditions politiques que vit le pays, même si la note d’affectation est intervenue, suite à une lettre administrative sous le caractère de l’urgence, adressée par l’administrateur-directeur général de la SNIM, Mokhtar O. Djay, et à laquelle Sahara Medias a eu accès.

Cette lettre adressée lundi à tous les directeurs et conseillers leur demandant de régulariser d’urgence la situation de leur personnel et de communiquer les noms des travailleurs sans rendement à la direction des ressources humaines afin de prendre les mesures appropriées.

Bien que cette requête n’est pas la première du genre ayant déjà été précédée par une autre de l’ancien administrateur-directeur général Hassena O. Ely, il n’en demeure pas moins que celle-ci a été la plus tranchante et la plus décisive.

Il n’a pas fallu plus de 5 jours, après la circulaire du directeur général, pour que le ménage soit fait, les informations requises communiquées à la direction des ressources humaines puis la note de service définitive établie.

Ould M’Sabou avait été recruté en 2013, dans des conditions très particulières pour le compte de la direction financière de la société à Nouadhibou, sous des pressions familiales de l’ancien président dit-on que le responsable de l’époque n’a pu ignorer, malgré la grande controverse qui a suivi cette affaire au sein de l’opinion publique.

Recruté comme cadre de la direction financière, O. M’Sabou a immédiatement affecté à la direction commerciale de la société à Paris, un poste qui lui a très largement facilité les déplacements dans les pays européens.

Selon les sources de Sahara Medias l’intéressé n’a jamais fréquenté les bureaux de la société et qu’il vaquait, plusieurs années durant, à ses affaires personnelles, bien qu’il devait s’occuper, théoriquement, de la facturation, des finances et des prévisions.

Cette affectation, d’apparence normale, serait, selon les observateurs, le prélude au licenciement de l’intéressé, difficile en France à cause de la fermeté des lois de travail dans ce pays, mais plus facile en Mauritanie où il suffit tout simplement d’une absence de trois jours sans justification, pour prononcer le licenciement, selon le code du travail en vigueur dans le pays.

Les sources de Sahara Medias estiment que la mutation d’ould M’Sabou à Nouadhibou ferme l’une des plus importantes portes devant les facilités dont bénéficiaient naguère l’ancienne famille présidentielle.





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Commentaires (6)

  • Marrakech (F) 20/01/2020 16:13 X

    Il n'est pas une victime, il a occupé pendant plusieurs années un poste très rémunérateur qu'il devait à son cher beau père ! Sa seule compétence est d'avoir épousé la fille d'Aziz, cela suffisait pour être directeur commercial de la SNIM à Paris !

  • lass77 (H) 19/01/2020 20:29 X

    Comment un tel pays peut -il se developper ? Quelle lâcheté !

  • mauritanievive (H) 19/01/2020 19:31 X

    Le jour est-il encore arrivé?

  • Mohamedene (H) 19/01/2020 17:19 X

    Des gosses de rien du tout sans formations ni aucune forme de qualification, Dieu merci le jour finit toujours par arriver après la longue nuit.

  • zeni (H) 19/01/2020 13:47 X

    Ce garçon doit rembourser l'argent indument perçu de la SNIM. Il n'est pas dans le besoin! Retenons que ni Taya ni Aziz n'ont réussi à être propriétaire de la Mauritanie. Ils sont tous deux mal partis, l'un en ayant enrichi sa tribu, l'autre en s'étant enrichi personnellement.

  • chos (H) 19/01/2020 12:45 X

    Lettre ouverte au Président Ghazouany et Présidents des C.R. : sauvez l’honneur des Conseils Régionaux constitutionnels et de l’enseignement..

    La Mauritanie traverse une phase dangereuse de débats politiques sur son développement :

    .Le Comité interministériel de l'Education engage un systéme qui s'il n’est pas sauvé par les Conseils Régionaux verra la destruction au double de son coûts de 95 à 98% de l'avenir de ,notre jeunesse.

    C'est pourquoi je lance un appel aux Présidents de la République et Conseils Régionaux pour soutenir notre Projet de Conseillers Régionaux d’appliquer par les Conseils Régionaux sous l’autorité de la Présidence le 1er Juillet 2020 l’enseignement gratuit et intensif qui a démontré son pouvoir de produire durant 11 ans en Adrar plus de bacheliers gratuits que 100 écoles primaires réunies à Aoujeft, Chinguetti et Ouadane (statistiques officielles comparatives du MEN et présence de dizaines de Docteurs, Professeurs, Ingénieurs à cursus réduits disponibles).

    Ayant assisté hier en fin d’après midi à une réunion déshonorante de certains Conseillers égarés suite à leur marginalisation par le Ministére de l’Intérieur par rapport aux Présidents.

    Réunion qui rétrograde en désespoir de cause nos conseillers agréés par la Constitution Nationale en une simple Organisation Non Gouvernementale par arrêté ministériel.

    Nos conseillers et Présidents étant protégés par la Constitution et leur devoir vis à vis du peuple fixé je vous propose, Excellence Président de la République et propose aux Présidents de C.R. de sauver l’Honneur de notre institution par l’engagement pour compter du 1er Juillet 2020 de l’ouverture de 2500 collèges Cerveaux Oasis gratuits et intensifs de 2800 h/an en 11 mois ( au lieu de 700h/an en 9 mois enseignés payés à 2100.000 UM/mois (3 fois le salaire mensuel actuel des professeurs) par le 6 milliards UM budgétisé pour les Présidents des Conseils Régionaux dont les Présidents doivent se sentir fier de présider à ce Programme prioritaire de sauvetage à la fois de l’Education et des Conseils Régionaux sous le contrôle directe du Président de la République.

    Un système garant à la fois du BEPC en une année aux 62.500 élèves attendus au concours en Juin 2020 ( Notre première expérimentation en juin 1995 de Brevet en un an a triplé l’Admission au BEPC par rapport aux Collèges de 4 ans) et Bac trilingues en juin 2021 et d’une économie de 50 MILLIARDS UM à 100 milliards UM/an du Budget de l’Etat qui vont propulser l’Agriculture et l’Emplois. C’est à ce prix que l’Education et nos conseils Régionaux secourus par la Présidence vont rattraper le temps perdu dans le développement depuis 1960 par la production d’ingénieurs et chercheurs scientifiques à 19 ans immunisés de l’extrémisme et favoritisme ethnique ou régional qui gangrène notre systéme..

    Nouakchott le 19 Janvier 2020 .

    Cheikhany Ould Sidina 44155715

    Conseiller Régional de l’Adrar