25-08-2020 14:30 - Terres de la Vallée : déclaration des FPC

Terres de la Vallée : déclaration des FPC

FPC - Depuis quelques semaines nous assistons encore à la reprise des opérations de spoliation et d'accaparement des terres des populations dans la vallée du fleuve.

C'est une suite logique de la même politique d’expropriation programmée depuis la fameuse réforme de 1983. Le régime du président Mohamed Ould Ghazouani, comme ses prédécesseurs, procède, sans scrupule, au bradage du peu de terres qui restaient encore aux paysans de la vallée.

Il a fallu une résistance patriotique des populations de Darel Barka pour que le régime mette pédale douce sans pour autant renoncer à la volonté acharnée de colonisation des terres de la vallée.

Les FPC dénoncent avec vigueur cette politique scélérate de privation et d´assujettissement des populations de la vallée.

Les FPC apportent leur soutien patriotique aux vaillantes populations de la commune de Darel Barka qui ont compris qu'il en va de leur avenir et celui de leurs enfants que défendre leur espace vital et leur patrimoine séculaire.

Les FPC profitent de l´occasion pour réaffirmer leur position de toujours et leur proposition par rapport aux problèmes de la tenure foncière.

Les terres alluviales de la vallée du fleuve constituent un patrimoine national devant profiter à l’ensemble des Mauritaniens. Il relève du bon sens que leur gestion soit régie par les lois de la République. Tout comme ces mêmes lois devraient s’appliquer avec la même rigueur et avec impartialité à toutes nos terres utiles et arables, qu'elles soient au nord ou au centre de notre pays.

La terre constitue un bien économique précieux, fortement chargé d’émotion par tradition et culture en Afrique noire. Pour son exploitation durable, rationnelle et fondée sur la justice, notre réforme foncière devra, dans un souci de préservation de la paix sociale, reposer sur les principes ci-après:

- Les lois et valeurs qui ont toujours régi la gestion et la préservation de ces terres doivent être reconnues et valorisées. Ainsi, l’accès à la terre doit d’abord et en priorité revenir aux autochtones aidés et soutenus par les moyens de l'Etat pour sa mise en valeur. Le droit des propriétaires terriens sera donc reconnu tout en faisant place aux nationaux sans- terres.

Suivant cette logique d'apaisement et du devoir de solidarité nationale, les attributions et accès à ces terres s'établiront comme suit: aux populations locales, les surfaces inondables du walo, aux investisseurs nationaux et sous-régionaux, le moyen Diéri et à l'agro-business étranger, le haut Diéri.

L’exploitation des terres du fleuve se fera dans un équilibre qui préserve les droits séculiers des paysans (accès à la terre ), des pêcheurs ( droit – fluvial - de pêche ) et des éleveurs ( droit-pastoral par la création de couloirs de parcours et d’accès au fleuve pour le bétail ). L’environnement immédiat des villages – espace vital - sera préservé.

Il faut certes développer notre agriculture en la modernisant, en vue d’arriver à l’auto-suffisance alimentaire du pays, seulement cela devra se faire en concertation avec les populations, dans l’intérêt bien compris et assumé des paysans, des éleveurs et des pêcheurs associés.

La lutte continue!

Nouakchott le 25 août 2020.





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Source : FPC
Commentaires : 3
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Commentaires (3)

  • chos (H) 25/08/2020 15:42 X

    L'ordonnance 83- 127 comme la loi n 60.139 du 2 Août 1960 réglémente à merveille la propriété fonciére exclusivement au profit des mauritaniens et non aux pays pétroliers étrangers incités à l'investissement en pays pauvres (Land Grabing de Dar EL barka) par la B.M. que je dénonce sans recours aux idéologies politiques de certains depuis plus de 20 ans dans ce journal. cheikhany_ouldsidina@yahoo.fr .

  • lass77 (H) 25/08/2020 15:02 X

    Ce n'est pas une affaire des negromauritaniens , c'est lamentable qu'on entende pas les autres partis politiques et certains beidans qui ne bougent pas. On a vu des politiciens donner leurs avis sur l'arrestation d'Aziz mais sur ce sujet des terres, ils sont abonnés absents. Son excellence Ghouazani qui est predentument issu d'une famille maraboutique en tant que chef de l'Etat doit mettre fin à ces injustices. Si les pays du Golfe veulent des terres, ils peuvent developper grace à leurs pétrodollars le secteur agricole Mauritanien mais en respectant les autochtones locaux et c'est indigne de participer aux injustices des autorités d'un pays à l'égard de ces citoyens. La Mauritanie a également un vaste désert qui n'est pas exploité, pourquoi ne pas investir là-bas , toujours dans l’intérêt des Mauritaniens

  • hamaodo (H) 25/08/2020 15:01 X

    FPC avec votre drapeau lugubre faut pas nous emmerder avec vos slogans creux.