25-04-2021 19:11 - Félix-Antoine Tshisekedi, président de la RDC : « Arrêtons de voler notre pays »
Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo recevait samedi 24 avril les députés de son parti, l’Union sacrée de la Nation (l’USN), quelques jours après la nomination d’un nouveau gouvernement.
A cette occasion, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a livré un discours pour « dissiper les malentendus et autres suspicions dangereuses en exhortant d’une manière globale les députés de se mettre au travail », rapporte le média congolais Scoop RD.
« Arrêtons de voler notre pays. Nous sommes détenteurs de + de 60% des minerais prisés à travers la planète. Si nous dormons, on va nous faire la guerre et nous allons perdre le contrôle de notre pays. Et après ils vont nous abandonner après avoir exploité jusqu’à à la lie », a dit le président congolais.
« Rectifions le tir. Je compte sur vous pour que nous réalisions nos promesses faites au peuple. Ce dernier qui nous a acclamés peut aussi, demain, nous descendre à cause de nos propres turpitudes », a-t-il ajouté.
« Je tiens à l’amélioration des conditions de vie de la population. Le manque d’un gouvernement investi a un impact immédiat sur notre économie. J’ai besoin que nous allions vite en besogne si nous ne voulons pas récolter la colère de notre peuple », a encore dit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Fils de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, Félix Thisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle controversée de décembre 2018.
Investi le 24 janvier 2019, l'ancien opposant a dirigé le pays jusqu'en novembre dernier en coalition avec le camp de son prédécesseur Kabila qui avait gardé la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Le 6 décembre, le chef de l’État a mis fin à cette coalition et s'est lancé dans une conquête de tous les leviers du pouvoir sur fond de menace de la dissolution du Parlement.
Tous les proches de l'ancien président Kabila ont alors été écartés successivement de la tête des institutions politiques et judiciaires du pays. Une bonne partie de la classe politique a quitté M. Kabila pour faire allégeance à M. Tshisekedi.
Par La rédaction de Cridem
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