08-10-2021 13:51 - Sommet France-Afrique : la Françafrique à l’épreuve de la société civile africaine à Montpellier

Sommet France-Afrique : la Françafrique à l’épreuve de la société civile africaine à Montpellier

Kassataya - C’est le premier sommet entre la France et l’Afrique sans les chefs d’Etat africains qui s’ouvre aujourd’hui à Montpellier avec la présence des représentants de la société civile africaine, des entrepreneurs et acteurs culturels et sportifs sous la présidence du chef de l’Etat français Emmanuel Macron.

Cette rencontre inédite entre la France et la société civile africaine intervient au moment où le délitement de la politique africaine de l’Elysée est plus que jamais visible sur la scène internationale avec notamment la tension avec le Mali et l’Algérie et les défiances des peuples malien, tchadien et sénégalais, béninois contre la Françafrique.

C’est donc un premier sommet France-Afrique attendu par les observateurs comme les premiers pas d’un changement de paradigme de la France qui entend écouter la société civile africaine porteuse de changement.

Des jeunes de divers horizons pas engagés politiquement mais acteurs culturels ou sportifs ou entrepreneurs, une nouvelle voix africaine qui entend s’élever contre toutes les frustrations nées de la mal gouvernance de leurs dirigeants depuis plus de 60 ans.

C’est une refondation de la Françafrique à laquelle appelle de tous ses vœux la société civile africaine, actrice incontournable dans le processus démocratique.

Le Sahel apparaît ainsi comme un laboratoire de la France présente militairement dans le cadre du G5 Sahel dont les résultats tardent à venir au point d’être compromis avec la réorganisation de Barkhane.

C’est une nouvelle lecture des relations entre la France et l’Afrique qui sera pointée du doigt sur les droits de l’homme, la démocratie et la gouvernance.

Cherif Kane



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Commentaires (1)

  • bilbassy (H) 08/10/2021 17:48 X

    De quelle société civile africaine parle-t-on ? Et quelle représentativité ? Cette grande kermesse confirme la politique d’un nouveau néocolonialisme qui ne dit pas son nom, qui comme toujours avance masqué. Comme plus personne en Afrique ne veut entendre des politiques et pour cause. On rassemble dit-on une société civile qui n’aurait pas pour faire bonne figure une appartenance politique et sas moyens de se faire entendre par les pouvoirs publics pour réfléchir sur les orientations socioéconomiques, politiques de pays africains. Même si l’on sait qui suggère. A ton vu les sociétés civiles asiatiques se rendre à Londres pour réfléchir, discuter de l’avenir du continent asiatique, du sous-continent indien ou de Latino-Américains se rendre en Espagne ou au Portugal pour les mêmes motivations. Soyons sérieux, nous sommes au XXI siècle. Comment des individualités quasi inconnu dans le pays et en dehors de leurs secteurs d’activités, fussent-ils jeune, sans leviers (politique, économique, représentation) peuvent-ils faire appliquer des décisions, orientations prise et venues d’ailleurs. De plus, qui participe, les plus faibles, on a omis ceux qui pouvaient faire de l’ombre. Soyons sérieux, ils ne manquent pas de cadres de concertation en Afrique. Si ce n’est que faire du trompe l’œil, organiser une kermesse ou écouter les chants du sirène, pourquoi, ne pas demander à l’UA ou la CEDEAO d’organiser la kermesse ; jeter de l’argent par la fenêtre, elles savent comment faire.