11-10-2021 23:15 - Macron sans raison

Macron sans raison

Alakhbar - Hier, un sommet bidon France Afrique qui a encore montré un Macron déboussolé, plongé dans un marais d’échecs, perdu et sans raison quand il organise un sommet solitaire durant lequel, il annonce un montant dérisoire de 30 millions d’Euros destiné à l’aide des pays africains pour la démocratie.

C’est une décision lamentable et totalement déplacée comme ses précédents propos à l’égard des africains dont récemment la nation algérienne, alors qu’il méprise l’histoire de la France qui a été libérée par les africains en première position sur les champs de bataille (les tirailleurs sénégalais, les harkis, etc.).

Bien qu’elle ne mérite pas cette libération par les africains, quand on sait que les crimes commis par la France en Afrique pendant la période de la colonisation devraient faire l’objet de reconnaissance, comme le reconnait Marcon lui-même, mais aussi d’une réparation des préjudices et des pertes d’hommes et de richesses pillées par les français.

La France n’a jamais rendu l’ascenseur aux africains qui ont bâti l’économie française en combattant d’abord les allemands pour la libérer, ensuite en construisant son économie comme en témoigne son histoire récente (rien que les déportés comme esclaves et enfants enlevés suffisent comme exemples).

Au contraire, elle continue toujours la colonisation du sahel à travers sa présence militaire déguisée en lutte contre le terrorise, mais en réalité elle protège les intérêts français, notamment le groupe français AREVA qui exploite les gisements d’uranium, principale source d’énergie en France. Une politique Macronienne ridicule si on se pose la question sur les dizaines de milliards d’euros dépensées par les militaires français (plus de 100€ par soldat et par jour selon les rapports parlementaires français) pour tuer les maliens dans leurs villages.

Comment se fait-il qu’après huit ans, aucun bataillon malien n’est encore opérationnel pour prendre le relais un jour ?

Comment comprendre que la Minusma n’a réalisé aucun progrès sécuritaire malgré un budget de plus d’un milliards d’euros annuellement.

Comment dépenser chaque année plus de deux milliards d’euros au nom de la lutte contre le terrorisme, dont les victimes sont très peu comparées aux victimes du paludisme qui tue chaque année plus de 400 milles victimes en majorité des africains dans un silence absolu sans la moindre initiative d’envergure pour le combattre (sauf un petit projet de vaccin d’une dizaine de millions d’euros expérimenté dans trois pays).

Comment dépenser près de vingt milliards d’euros sur huit ans dans la guerre, alors que la moitié de ce montant dépensée dans la paix aurait été suffisante pour construire et développer les pays du sahel. Surtout que la lutte contre le terrorisme passe d’abord par les programmes de développement économique et de création d’emplois au profit des jeunes par le biais de micros projets. L’exemple de l’échec militaire américain en Afghanistan est illustratif.

Ceci dénote une hypocrisie dévoilée par le diagnostique d’un parkinson politique chez Macron devant les élections présidentielles qui frappent à sa porte. En réalité, cette politique de mépris des africains exprime la haine et la xénophobie ancrées dans l’esprit de Macron et enracinées dans sa politique.

Le combat des africains qui a permit de libérer la France de l’invasion allemande, devra continuer pour libérer les pays africains de l’impérialisme de la France et exiger la reconnaissance et la réparation pour ses crimes et son pillage de la richesse africaine pour construire l’économie française.

Il est temps de rendre à César ce qui appartient à César et finir avec des thèmes de tromperie comme « la France Afrique » qui font croire que César c’est la France au lieu de reconnaitre la vraie réalité qui prouve que la France sans l’Afrique serait aujourd’hui une province de l’Allemagne.

MOHAMED ABDELLAHI LAHAH - École Polytechnique de Montpellier



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Commentaires (7)

  • yanis (H) 13/10/2021 21:56 X

    Mr Bilbassy, vous fuyez le sujet qui vous gène en partant dans tous les sens et en glorifiant de la même façon les hommes libres des mouvements de libération et les collaborateurs zélés du colonialisme ! Je n'ai employé pour ces derniers (auxquels il faut rajouter les goumiers sahariens) que les noms que nous leur connaissons et que l'auteur et vous-même avaient employé. Mais c'est classique quand on est à court d'arguments, on perd ses nerfs et on insulte son interlocuteur qui dit une vérité amère. Pour revenir au texte du site Al-Akhbar, c'est la rhétorique des frères musulmans qui ont une dent contre Macron et qui se cachent dernière un discours de progressistes de la 25ème heure qui ne trompe personne. Mais décidément mon contradicteur que je respecte, est tombé dans le panneau...

  • bilbassy (H) 13/10/2021 13:52 X

    Mr Yanis, vous ne dites rien de nouveau ou méconnu. L’emploi des termes péjoratifs, racistes tirailleurs, harkis, supplétifs dénote à suffisance votre état d’esprit et votre jugement sur l’Afrique et les africains. Et alors, ne retenons que vos 10%, à l’échelle des troupes engagées, ils ne furent ni des spectateurs, encore moins des troupes de parades. Combien étaient les canadiens ? A force de vouloir contredire, vous mélanger tout. L’Afrique et les africains ne sont partis en guerre contre personne, encore moins envahir une once » de territoire. Ce n’est pas seulement l’Europe qui a connue des guerres cycliques, mais le monde entier. Les soldats africains contraints, forcés de prendre part à des guerres qui n’étaient pas les leurs, n’étaient pas des mercenaires comme ceux qui circulent à travers le monde. L’Afrique faisait partie si vous l’avez oublié des territoires coloniaux, pourquoi des exceptions (Madagascar, Nord…). La lutte de libération en Algérie qui semble etre pour vous le summum des luttes de libérations s’inscrit dans le mouvement mondial des luttes de libérations dans les pays colonisés (Cameroun de R. Um Niobé, dont personne ne parle, celle des zoulous, d’Amérique latine, de l’Asie etc…). N’essayez pas de continuer la funeste politique de diviser pour régner. Celui qui vous parle a eu des voisins du FLN algérien, pris part à toutes sortes de manifestations, d’occupations, de soutiens à la lutte de tous les peuples (algérien, vietnamien, latino-américain etc..., OU ETIEZ-VOUS donneur de leçons ? La question coloniale est une autre histoire, l’Afrique depuis le 7émeest victime de colonisation, de l’esclavages par des hordes venues d’ailleurs. Elle (l’Afrique) n’a demandé à personne (état, royaume, tribus, aventuriers etc. ) aide ou assistance. Elle était à la poursuite de son développement quand des hordes barbares sont venues l’asservir. Il est de notoriété que quand Tombouctou était déjà une ville rayonnante, Londres n’était qu’un bourg. La charte du Mandé date de 1200, alors qu’on nous bassine de la déclaration des droit de l’homme proclamée 5 siècles après. Le pèlerinage de Kankan Moussa perturba pour longtemps les économies des pays (pour ne froisser personne) se trouvant sur sa route. NON, il n’y’a pas une lecture différente de l’histoire, mais une écriture de l’histoire des vainqueurs.

  • yanis (H) 12/10/2021 22:55 X

    Mr Bilbassy, la France a été libéré en 1944 par la coalition alliée dirigée par les USA. Les tirailleurs dits sénégalais et les harkis représentaient moins de 10% des armées françaises en 1940-1944. Par ailleurs, ces supplétifs du colonialisme ne doivent pas être la fierté des africains car ayant participés à coloniser des territoires (Madagascar par exemple) ou à maintenir le pouvoir colonialiste (AOF par exemple), voire à combattre les mouvements de libération (en Algérie avec les Harkis par exemple). Les tirailleurs africains et les Harkis, ce n'était pas l'Afrique, c'était la France, la France qui les a recrutés, armés, payés pour asservir leurs compatriotes pour une bouchée de pain de survie... Leurs exploits ou défaites que ce soit en Afrique ou en Europe sont des faits de guerre français, n'émanant pas d'une volonté libre africaine. Le discours que vous tenez est celui inculqué par les élites occidentales qui ont une dette par rapport à ces soldats venus d'ailleurs. Demandez au peuple et pouvoir algérien, ce qu'il pense des Harki et vous aurez une idée de la complexité du sujet et de la lecture différente de l'histoire que nous pouvons tous avoir. Pour finir, je dirai à l'auteur du texte que l'Europe a toujours connu de façon cyclique des guerres et des occupations entre ses différents grands pays ou composantes (des expéditions de Napoléon jusqu'à la 1ère guerre mondiale, pour ne citer que cette période) avec des hauts et des bas qui ne durent que le temps des conflits. Parler de province allemande est tout simplement ridicule comme si on pouvait dire en 1810 que l'Allemagne dans ses frontières actuelles était devenue une province française. Mais heureusement disait notre jeune auteur auquel vient au secours Mr Bilbassy, qu'il y avait les tirailleurs africains...

  • bilbassy (H) 12/10/2021 19:05 X

    Mr Yanis, donneur de leçons n’est pas une référence, encore moins la marque d’une érudition. Des fois, ça frise le mépris. Dans sa réaction indignée et justifiée, il faut simplement retenir l’esprit et non la forme de la rédaaction écrite. Mr Mohamed Abdallah Lahah, que je salue au passage a simplement voulut indiquer son indignation et dire que les soldats africains du continent, peu importe leur provenance géographique ont pris part importante à la libération de la France. La contribution des soldats africains n’est pas moindre que celle des autres nations pour lesquelles la France reconnait et magnifie avec tambours et trompètes la participation. On entend nulle part, lors des multiples célébrations une quelconque reconnaissance. Mieux, réclamant leurs droits, la reconnaissance fut le massacre de Thiaroye, l’abandon de soldats mutilés dans des mouroirs en France (Gironde, Alsace etc…). L’apport des soldats africains est sans commune mesure, ils étaient chairs a canon quand les troupes occidentales étaient à l’arrière attendant que le sale travail soit fait par les soldats africains. La cruauté des soldats allemands envers les africains est de notoriété publique. Nos aïeux furent héroïques lors des grandes batailles (Normandie, Somme etc…), le verrou de Monte Casino, fait d’œuvre majeur ce fut eux (ceux de l’ouest et ceux du nord). Je vous rappelle que ce sont les troupes d’Afrique du nord qui libérèrent la Corse, personne n’en parle. Pour finir, la 2eme DB avec Leclerc et ses africains furent parqués en dehors de Paris afin que le "libérateur" et les troupes ne comportant pas d’africains d’être les premiers dans Paris libéré pour le defilé. Contrairement à vous, de braves officiers français rendirent hommage aux soldats africains.

  • ouldsidialy (H) 12/10/2021 15:38 X

    Ceci espérons le, n’annonce pas en Afrique,une réponse en échoau populisme zémouro-lepéniste.

  • activiobservat (H) 12/10/2021 14:29 X

    Quels sont les mobiles de cet étudiant de l’École Polytechnique de Montpellier qui écrit contre le sommet France-Afrique-jeunes africains, sont-ils des mobiles électoraux contre Macron même, si cet étudiant est impliqué dans la scène politique interne en France ? Ou bien cet étudiant écrit-il tout simplement en tant que jeune africain contre le Sommet lui-même dans son principe et sa tenue ?

    Dans tous les cas, ce jeune étudiant est certainement brillant s’il est à l’École Polytechnique de Montpellier, nous l’encourageons. Mais la politique internationale c’est une autre chose, les relations entre les Etats, les peuples africains et français, les relations entre les Etats, les peuples mauritanien et Français. Sincèrement, nous lui conseillons de modérer son langage vis-à-vis de la France dans des occasions pareilles où il s’agit tout simplement d’une rencontre. Il ne s’agit pas d’un évènement à caractère offensant dont la France est à l’origine. Nous lui conseillons de modérer son langage surtout qu’il est accueilli à bras ouvert dans l’École Polytechnique de Montpellier, à moins que, comme nous l’avons dit ci-haut, il ne soit mêlé à la politique locale française contre Macron, alors là c’est autre chose. En tous cas nous sommes surs que c’est un élan de jeunesse qui a poussé cet étudiant à agir de la sorte, et qu’avec le temps, l’âge et la formation de l’École Polytechnique de Montpellier il comprendra mieux les choses comme nous les présentons comme suit : La France, Macron, en procédant a cette forme de rencontre, a en réalité marqué la différence dont la France est capable de faire par rapport aux autres puissances internationales qui ont ou qui cherchent des intérêts en Afrique.

    Récemment, la Conférence Italie-Afrique des ministre des Affaires Etrangères sur le thème «Rencontres avec l'Afrique». D’autres pays émergents, la Russie, la Chine… approchent l’Afrique, mais ils ne peuvent procéder de la manière de Macron directement avec les jeunes africains, avec la société civile. Cela montre la réalité incontestable de l’intensité et de la profondeur des liens avec la France.

    En Mauritanie par exemple, nous avons certes notre environnement géographique et historique de pays frères arabes et africains, mais nous avons aussi des liens avec la France.

    Notre coopération avec ces pays frères et voisins de la région (Algérie, Maroc…) doit obéir à des règles de fraternité mais aussi de prudence, surtout quand on va conclure des accords de coopération avec ces pays il vaut mieux toujours le faire en présence d’un partenaire international (une grande nation comme la France, les Etats-Unis…) qui peut garantir l’exécution loyale de ces accords. Ces pays frères et voisins sont beaucoup plus forts que nous sur le plan militaire et économique et leur l’histoire passée et récente nous prouve toujours qu’ils n’hésitent pas à avoir des visées sur notre souveraineté et sur nos ressources.

    Le même raisonnement est valable pour notre coopération avec les autres pays frères arabes plus lointains. Tous ces pays sont certes nos frères mais ils n’arrivent pas encore à être capables de se respecter mutuellement sans une intervention du système international. Cela viendra avec le temps et la bonne éducation démocratique.

    Il faut voir la réalité en face. La France est l’ancien colonisateur, haïe quand on se souvient de l’histoire coloniale d’avant 1960, aimée quand elle vient sauver les meubles lorsque notre souveraineté est mise en danger à notre naissance même en 1960 par un pays frère et voisin qui ne veut pas nous reconnaître. La France est aimée lorsqu’elle vient au secours de notre souveraineté mise en danger plus tard en 1977 par un autre pays frère et voisin qui, pour avoir un accès à l’océan Atlantique, soutient le Polisario dans une maudite guerre fratricide, haïe et regrettée avec nos frères sahraouis. La France est aimée quand on se souvient de l’apport en modernisation dont le pays a bénéficié dès le début de la pénétration française, peut-être pas autant que d’autres pays en ont bénéficié, mais cela a ses causes qui sont surtout notre rejet de l’apport du colon, même son apport de modernisme du fait de notre fierté de patrimoine civilisationnel arabo musulman que toutes nos communautés (arabophone, peulh, soninké, wolof) ressentaient à l’époque. C’est la France qui a « dessiné » nos frontières actuelles, comme pour d’autres pays limitrophes, et jusqu’à présent, jusqu’à preuve du contraire, c’est la France qui en est le vrai garant, de fait, en cas de crise aux frontières. Si nous restons quelques jours seulement sans la garantie de la France, ou d’une autre grande puissance (encore à rechercher), nous serons une simple pâture, une promenade de santé à la merci des forces du Maroc ou de l’Algérie, ou de tout autre pays arabe qui a des intérêts sur ce lopin de terre (par exemple la Libye au temps de Kadhafi), notre armée est certes valeureuse mais elle n’est pas capable toute seule d’assurer notre souveraineté.

    La France ne nous protège pas nous, mais elle protège les frontières qu’elle avait tracées, bien sûr dans son intérêt. C’est normal. On ne peut lui reprocher de sauvegarder ses intérêts dans la sous-région, sinon une autre puissance remplira le vide. La nature a horreur du vide. Il parait que la France est la seule puissance qui a des intérêts permanants ici et qu'officiellement l'intérêt vital déclaré par la France est le Banc d'Arguin.

    Il revient donc à l’entité ainsi créée, la Mauritanie, de bien gérer ses intérêts en négociant avec tout le monde y compris la France. La présence française fait partie de notre histoire. Nous ne pouvons et nous ne devrions le nier. Nous ne pouvons et nous ne devrions l’effacer. Nous sommes comme tous les peuples et toutes les nations qui ont eu dans leur histoire des passages d’invasions, de conquêtes sous diverses formes, armées ou commerciales ou sous forme de missions religieuses. Ces passages laissent toujours des traces dans le patrimoine physique et culturel d’une nation ; C’est même le cas de la France elle-même qui a des traces de diverses cultures venues d’ailleurs à travers l’’histoire, y compris des traces d’apports venus de notre monde arabo musulman. Ils ne s’en complexent pas.

    Nous aussi, ne devrions pas avoir de gêne à coopérer avec tout le monde, et surtout avec la France en profitant de l’opportunité que nous avons en communiquant en Français. Nous sommes situés au milieu même d’une sous-région entièrement francophone depuis les bords de la Méditerranée jusqu’en Afrique centrale et même au-delà, sans parler du reste de la francophonie plus éloigné (Madagascar, Canada…)

    Le Français n’est pas nécessairement une menace pour notre langue arabe. Plus nous seront capables de communiquer en Français (langue pratiquée dans notre administration et dans notre sous-région) et ensuite en Anglais, plus nous seront ouverts sur le monde extérieur, et par conséquents plus nous seront développés et capables de promouvoir notre langue arabe (notre langue de Coran) et aussi nos autres langues nationales.

    En 1977, l’invasion mauritanienne du Sahara au côté du Maroc avait déstabilisé le pays. La France avait décidé d’intervenir militairement avec l’envoi d’une force interarmes d’environ 350 hommes principalement des forces aériennes équipées d’appareils ultrasophistiqués pour l’époque : des avions de combat Jaguars, des ravitailleurs C-135F, des Brequet Atlantic en guise de PC volant, des transports aériens DC8, Transall et des Nord 2 501. Face aux attaques du Polisario appuyé par l’Algérie, les forces de l’armée française engageaient des ripostes avec des SEPECAT Jaguar qui étaient basés à Dakar au Sénégal, sur la B.A. 160 Ouakam et détruisait les colonnes motorisées dans le désert qui devaient battre en retraite.

    Le problème du Sahara demeure jusqu’à présent un frein à une vraie coopération maghrébine. En ce qui concerne la Mauritanie, elle était sortie de la guerre du Sahara déçue et dégoutée par l’attitude de certaines parties prenantes, et a adopté depuis lors une position de neutralité qu’il vaut mieux garder. A l’origine de cette maudite guerre fratricide, haïe et regrettée avec nos frères sahraouis, il paraît que feu Moctar Ould Daddah était dans l’embarras, entre le marteau et l’enclume. D’un côté, les forces encombrantes du Maroc et de l’Algérie qui s’observent dans cette affaire en chiens de faïence, et de l’autre côté, les frères Sahraouis qui, sous l’influence de l’Algérie, ne voulaient aucunement accepter l’accord tripartite -traité de Madrid de novembre 1975- par lequel l’Espagne transférait l’administration du Sahara au Maroc et à la Mauritanie, tout en souhaitant que les populations du Sahara puissent accéder plus tard à l’autodétermination.

    Le Polisario appuyé par l’Algérie était alors entré en guerre contre les forces du Maroc et de la Mauritanie. Dans cette situation, le Polisario aurait pu s’épargner un front dans cette guerre, le front de la Mauritanie et de faire preuve historique du lien spécifique entre les deux peuples et considérer que cette partie du Sahara est sous administration de leurs frères mauritaniens en attendant des jours meilleurs, comme le dit d’ailleurs l’accord tripartite, pour accéder plus tard à l’autodétermination. Ils n’ont pas agi de la sorte. Pourtant cela était la bonne stratégie pour préserver la dignité et le sang sahraoui et mauritanien, mais ils ne pouvaient le faire car ils étaient déjà complètement entre les griffes de l’Algérie. Et c’est dommage que ces populations, pourtant de vocation guerrière et capables de sacrifices, ne pensent toujours pas à ces options stratégiques. Cela viendra avec temps. Avec le temps, ces populations de part et d’autres comprendront les dangers qui les entourent et la communauté de destin qu’ils ne peuvent ignorer. Avec le temps, on peut espérer que le Maroc et surtout l’Algérie vont se lasser de jouer avec le sang et l’honneur de ces nobles et innocentes populations.

    On espère surtout que ces populations du Sahara comprennent qu’elles sont jusqu’à présent victimes des tiraillements entre le Maroc et l’Algérie, mais le risque est encore plus grand si elles deviennent une zone de théâtre de tiraillements entre de grandes puissance Etats-Unis et Russie, et cela sera difficile à arrêter car cela va dépasser même la volonté du Maroc et de l’Algérie dont les forces sont insignifiantes par rapport à ces grandes puissances.

  • yanis (H) 11/10/2021 23:38 X

    La France libérée par les tirailleurs sénégalais et les harkis, c'est un peu léger... L'auteur a besoin de cours d'histoire en plus des cours à l'école polytechnique de Montpellier financés par le contribuable français. Un peu de reconnaissance est recommandé en Islam...