09-12-2021 22:04 - Mauritanie : un historique livre sa vérité « 1 », par Diawdine Alioune Diaw, chef Supérieur du Walo
Ibrahim Idriss - Passif humanitaire: Pas d’amnistie sans poursuites et sentences définitives. Les Présidents Mahouya Ould Sidi Ahmed Taya et Mouhamed Ould Abdel Aziz furent de médiocres acrobates dans la gestion du dossier préoccupant de la question nationale.
Ould Taya a fait vite de tenter de faire avaler à tout un peuple une pilule de mauvais goût en cherchant à faire passer une loi d’amnistie.
Tandis que Ould Abdel Aziz convie ce même peuple à un folklore qui n’était pas de saison en faisant passer l’unité nationale pour une simple footing de l’avenue Gamal Abdel Nasser à l’ancien aéroport de Nouakchott, et la réconciliation nationale à l’organisation d’une kermesse locale à Kaédi.
Allons un peu de pudeur !
Pour le premier point relatif au passif humanitaire et la loi d’amnéstie qui prétendent l’évacuer, nous estimons que c’est mettre la charrue avant les bœufs et là , croyez moi, cela ne fonctionne pas.
En effet le préalable à une amnistie c’est d’identifier les auteurs d’actes répréhensibles, les poursuivre devant des tribunaux régulièrement constitués, une condamnation assortie des garanties judiciaires prévues par la loi avec en prime toutes les voies de recours épuisées.
Cependant nous sommes loin de ces exigences et donc cette d’amnistie est nulle et de nul effet. Que dire de l’artisan gardien de la Constitution et des lois de la République. N’a-t-il pas commis un crime de parjure passible de la haute cour de justice pour haute trahison ?
Certes l’État a reconnu qu’il y a faute et manquement grave de nature à nécessité une amnistie et se doit dans cette logique une poursuite préalable des présumés auteurs.
Par expérience, je dis ici, le présent est témoin et l’avenir me donnera raison que la Mauritanie n’est pas plus un pays arabe qu’un pays africain, elle ne peut pas sans déchirement irréparable s’identifier ou être arbitrairement rattachée à tel bloc politique ou culturel. Elle a ses permanences d’une nation de son contenu social ne se passe pas sans danger. Si par extraordinaire, on arriverait à cette extrémité, elle sera, hélas, contrainte de perdre et son contenu social et ses limites géographiques actuelles.
Monsieur le Président de la République son excellence Ghazouani, faites un peu mieux, des solutions sont encore accessibles avant que la barque ne soit trop chargée afin qu’aucun mauritanien ne soit en droit et en devoir de s’interroger sur son statut national et civique. Le pays doit se dégager de l’immobilisme lagunaire où il est plongé, accélérez la cadence.
Le temps n’est plus à la médecine mais à la chirurgie. Face au doute et au silence gênés je vous dis monsieur le Président de la République au jour cru que le sud de la Mauritanie toujours meurtri ne veut pas plus du despotisme que votre excellence ne veuille de l’anarchie, il est digne que vous ayez foi dans sa loyauté comme il a foi dans vos promesses.
Rosso, le 06 Décembre 2021
Diawdine Alioune Diaw, chef Supérieur du Walo
Tel : 77 147 -65 -52 ( whatsap)
« 1 » Instance morale traditionnelle, Soldat, homme politique et de réseaux. L’homme a vécu toutes pulsions de la vie nationale.
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