24-09-2026 17:16 - Déficit pluviométrique : le député Khally Diallo appelle le gouvernement à anticiper la soudure
TRUST Magazine -
Face aux disparités pluviométriques enregistrées cette année, le député Khally Mamadou Diallo appelle le gouvernement à prendre dès maintenant des mesures en faveur des éleveurs et des agriculteurs, notamment sur l’aliment bétail, les intrants agricoles et les dettes du secteur.
Dans une déclaration publiée mercredi 23 septembre, le député Khally Mamadou Diallo estime que la Mauritanie doit anticiper les conséquences d’une situation pluviométrique jugée préoccupante. Il appelle les autorités à mettre en place « un plan d’urgence clair, structuré et suffisamment financé » afin de protéger les moyens de subsistance des populations rurales.
L’élu demande notamment une distribution « équitable, transparente et suffisante » des aliments pour bétail, estimant que le cheptel mauritanien est exposé à un risque important. Il redoute également que les difficultés pastorales n’accentuent les mouvements de transhumance vers les pays voisins.
Khally Diallo réclame par ailleurs la mise à disposition gratuite des intrants agricoles et des engrais nécessaires, ainsi que des mesures exceptionnelles concernant les dettes des agriculteurs, allant jusqu’à l’annulation des dettes agricoles éligibles. Selon lui, ces mesures permettraient de réduire la pression financière pesant sur les exploitants et de maintenir leurs activités.
Cette alerte intervient alors que l’Office national de la météorologie (ONM) fait état de fortes disparités régionales. Dans son bulletin du 10 septembre, l’Office indique que les cumuls ont atteint 300 à 500 mm dans l’extrême sud de plusieurs régions, tandis que certaines zones du nord et du littoral ont enregistré des précipitations beaucoup plus faibles. L’ONM relève néanmoins des indicateurs favorables pour la campagne agricole et l’amélioration des pâturages dans plusieurs régions.
Les données précédentes de l’ONM avaient également fait apparaître des déficits de 25 à 100 mm dans certaines parties du Hodh Chargui, du Hodh El Gharbi et du Gorgol, ainsi que des déficits plus légers dans d’autres zones. À l’échelle sahélienne, le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) avait de son côté signalé des contrastes dans la situation pastorale et des déficits de végétation dans plusieurs zones, dont la Mauritanie.
Le député conclut son appel en estimant que « la prévention coûte toujours moins cher que la gestion d’une crise déjà installée » et demande au gouvernement d’agir avant que la situation ne devienne plus difficile à maîtriser.
Par: TRUST Magazine
