25-01-2012 13:38 - États généraux de l’éducation : en attendant la fin des querelles politiciennes.
Lest états généraux de l’éducation nationale, en Mauritanie, on en parle depuis au moins une dizaine d’années.
Quand en novembre 2011, le premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a procédé à la mis en place « d’une commission de supervision de ces États Généraux », l’on s’est dit : cette fois ils auront lieu, cette fois tous les acteurs se mettrons autour d’une table pour voir comment sortir l’école mauritanienne qui, du haut d’un arbre, est tombé dans un puits. Presque trois mois après la mise en place de cette commission, l’école n’alimente guère les débats.
« Aujourd’hui, la réforme de notre système éducatif est considérée comme étant une priorité majeure du fait que l’évolution des peuples se mesure par la qualité des ressources humaines et le degrés d’accès au savoir et la science et non par les potentialités minières et pétrolières ou toutes les autres ressources naturelles » avait déclaré le premier ministre au cours de la cérémonie d’installation des membres de la commission.
Visiblement, la priorité majeure dont parlait le premier ministre a été reléguée au second plan par les querelles politiciennes. Dans la presse écrite, les débats télévisés, les débats de salon, a l’assemblée nationale et au sénat…l’école n’est guère le sujet prioritaire. Le diagnostic qu’avait fait le premier ministre est pourtant préoccupant.
Il avait affirmé : « en dépit de toutes les tentatives, notre système éducatif demeure incapable d’assumer sa mission, souffrant de manque de crédibilité et caractérisé par la dégradation des niveaux et l’inadéquation avec les besoins du marché professionnel, en plus d’autres qualifications pouvant même conduire à redouter et à perdre l’espoir quant à l’efficacité de l’action éducative dans son ensemble.»
Objectif des états généraux « amorcer une large concertation entre tous les acteurs du secteur éducatif et ses intervenants afin de diagnostiquer les plus importants problèmes que vivent le secteur l’enseignement au sens large du mot dans le but de parvenir à des solutions adéquates et faisables, solutions de nature à nous permettre de jeter les bases d’un système éducatif en parfaite harmonie avec les besoins sociaux et économiques du pays.» De la large concertation, personne n’entend parler…. Ce qui est à la une, c’est une grève des enseignants du secondaire.
KD
