09-02-2012 14:25 - États Généraux de l’Éducation et de la Formation
Un plan d’action en trois phases pour sauver l’école mauritanienne.
La commission nationale des états généraux de l’éducation et de la formation (CNEGEF) a été officiellement installée le neuf novembre dernier par le premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. Mardi sept février, trois mois après cette installation, la commission a fait sa premier sortie publique dans une conférence de presse au niveau de son siège a Nouakchott.
Le président de la commission, Hamoudy Ould Hamadi, entouré des 15 autres membres, a noté que ces états généraux doivent créer les conditions favorables « a l’expression des besoins et des attentes du citoyen en matière d’éducation et de formation. »
Il s’agit aussi de favoriser « l’émergence d’un forum de réflexion collective et de discussion sur les lectures de la réalité et de l’avenir du système éducatif. »
Il sera ensuite défini « des objectifs assignés à l’école, à court, moyen et long terme.» Enfin, ces états généraux viseront « l’émergence de consensus sociaux les plus larges possibles devant guider les choix en matière d’éducation-formation. »
La commission, dès sa mise en place « a élaboré un plan d’action prévoyant la mobilisation de toutes les compétences nationales, tous les partenaires de l’école et tous les secteurs de l’opinion publique en vue de les impliquer effectivement dans le processus d’échange et de réflexion devant aboutir à une perception consensuelle de l’état des lieux et des perspectives de solution pouvant être engagées. »
Le processus en question comprendra trois phases. Il s’agira d’abord du « choix des principaux thèmes et de l’identification des compétences techniques nécessaires. » Il a été retenu les thèmes suivants ; « ressources humaines, programmes et manuels, enseignement des sciences, formation professionnelle, suivi et évaluation, infrastructures, cadre institutionnel et pilotage, innovation et recherche scientifique. »
Dans un premier temps, ces différents themes « seront pris en charge par des groupes spécialisés mobilisant le compétences appropriées travaillant en étroite collaboration avec les principaux acteurs du système pour dégager une ébauche de diagnostic et des propositions de solution par rapport à chaque thème. » Il sera après produit un premier document de travail qui fera objet de discussions élargies.
La deuxième phase portera organisation d’ateliers régionaux dans les capitales régionales. Y prendront part « les acteurs de terrain, les partenaires de l’éducation-formation et différents secteurs de l’éducation. » De ces ateliers naîtra « un projet de document reflétant la vision locale régionale par rapport a la situation et au devenir du système éducatif, comme contribution aux assises nationales. »
Enfin, la troisième sera les assises nationale qui se tiendront a Nouakchott « avec des conditions de solennité à la mesure de l’événement. » Des assisse qui couronneront « le large processus de concertation. » Elles vont accueillir « les représentants locaux et régionaux de l’ensemble des wilayas de la Mauritanie, les partis politiques, les syndicats, les médias, la société civile, élèves, étudiants, associations de parents d’élèves, professionnels de l’éducation et de la formation, départements ministériels concernés, personnes ressources et secteurs privés. »
Les assises aboutirons « a l’élaboration d’un document de stratégie assorti d’un plan d’action pour le secteur de l’éducation-formation devant constituer la pierre angulaire de la politique éducative pour les prochaines décennies. »
Ces trois phases se dérouleront selon quel calendrier ? Le président de la commission n’a pas donné de date précise. Il s’est contenté de dire que cette commission, dès sa mie en place, s’est mise au travail et qu’elle prendra le temps nécessaire, le temps qu’il faut.
Par la voie de son président, la commission nationale des états généraux de l’éducation et de la formation « appelle tous les acteurs du système et toutes les forces vives du pays à apporter leur contribution au succès de ce grand événement. »Et, « des dispositions ont été prises pour permettre à tout un chacun d’apporter sa contribution. »
Khalilou Diagana
